Paris Match Belgique

Pablo Andres, l’humour en uniforme

Vidéo Musique

Avec son nouveau clip baptisé « #UCPT », l’Agent Verhaegen sort de son commissariat de police pour démontrer ses talents hilarants au sein de la brigade canine. Pablo Andres, son créateur à képi, était l’un des nommés des « Meilleurs de l’année 2016 », dont la soirée a eu lieu ce mercredi.

Une moustache qui frétille et des menotes qui blinquent : l’agent Verhaegen ne ressemble pas à n’importe quel agent de police. Celui-ci parle fort, aime jouer du tazer et a un accent à couper au couteau. Heureusement, il y a peu de risques de le croiser au détour d’un couloir de commissariat : l’inspecteur squatte Youtube et Facebook, où l’humoriste Pablo Andres lui donne vie à travers des sketchs noir-jaune-rouge.

Mercredi soir, alors que l’animateur du « Good Morning » sur Radio Contact était nommé à la cérémonie des prix des « Meilleurs de l’année 2016 » de Paris Match, il lâchait une nouvelle bombe : un nouveau clip où l’éclat de rire se tient difficilement en laisse. La vidéo est à l’œuvre du talentueux réalisateur Benoit Do Quang, à qui l’on doit également le clip du rappeur Roméo Elvis pour « Bruxelles Arrive ». De quoi secouer le petit monde du web belge, qui congratule d’ores et déjà l’agent Verhaegen de quelques 12 000 vues. Rencontre express avec le flic le plus comique de toute la Belgique.

L’agent Verhaegen va-t-il faire salle comble à Forest National ?
Je l’espère ! Il y a déjà plus de 5 000 places vendues sur les 6 000 disponibles. C’est fou !

Humoriste en uniforme, c’est un métier que vous avez toujours voulu faire ?
Ma famille a été mon premier public. Ca me paraissait naturel d’imiter mes proches pour les faire rire. J’ai fait des études de communication à l’IHECS et puis j’ai suivi une formation pendant un an. Après, je n’ai plus décroché. J’ai fait du doublage de voix pour gagner ma vie, tout en développant mes personnages sur scène.

Vous aimez particulièrement incarner un personnage ?
Oui, ça m’amuse beaucoup. Je caricature, bien évidemment. Pour que ça fonctionne, il faut qu’il y ait un fond de vérité et de réalisme. Après, on grossit le trait. La scène, c’est du direct, on ne peut pas recommencer. Mais petit à petit, on enrichit la gestuelle et on peaufine avec l’expérience.

L’impact des vidéos vous a surpris ?
Totalement ! Au début, on fait ça pour se marrer ou faire rire les potes. Après, on croise des gens dans la rue qui se sont appropriés la gestuelle ou le vocabulaire. C’est génial !

Interview par Magali Eylenbosch

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