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Francofaune fait le pari des nouvelles espèces musicales

Un festival qui offre un autre visage de la chanson française | © Affiche officielle

Musique

Depuis le 5 octobre et jusqu’au 15 octobre inclus, le festival Francofaune fait la promotion de la diversité qui se chante exclusivement en français. Pépites à découvrir.

Ils pianotent, swinguent, chantonnent, tapent fort ou chaloupent, les artistes présents au Francofaune ont un seul point commun, l’usage de la langue française pour accompagner leurs rythmes et traduire leurs sentiments. C’est aux quatre coins de Bruxelles que les concerts ont lieu avec des arrêts dans des lieux connus comme le Botanique ou le 140 et des endroits plus surprenants comme un concert ce vendredi 13 chez Maman, le célèbre bar du centre bruxellois.

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Si la découverte est le mot d’ordre du festival, même si quelques noms plus connus jalonnent l’affiche, Francofaune ne veut pas être qu’un simple festival qui s’étale sur quelques jours pour ensuite se taire toute l’année. Avec le parcours FrancoFaune, le festival a mis en place un dispositif d’accompagnement d’artistes belges, orienté sur la préparation à la scène. Une aventure de plusieurs mois, inspirée par des musiciens-conseil,  avec une résidence scénique, une programmation au Festival FrancoFaune, le tout offrant visibilité et mise en réseau auprès des pros belges et internationaux. Parmi les artistes accompagnés cette année, un artiste à absolument connaître, Badi.

5 noms à ne pas rater d’ici la fin du festival Francofaune

Badi est belgo-congolais. Enfant de Matongé, il raconte son parcours depuis son arrivée en Belgique à aujourd’hui. D’enfant d’immigrés illégaux congolais à père de famille métissée, Badi déclame en rythmes chaloupés sans cliché ni complaisance. Ses racines sont multiples. Ni noires ni blanches. Ni bruxelloises ni congolaises. Elles sont tout cela à la fois. Elles plongent dans les classiques de la musique congolaise comme dans la pop française des années 80 (« J’ai des doutes », « Allo Maman, bobo ») Et avec « Article XV » son premier album, Badi devrait faire parler de lui aux prochaines « Octaves de la musique », les « Victoires belges » où il est nommé. Badi sera ce 11 octobre au Brass (concert payant) et le 15 octobre au ViaVia en concert gratuit.

Albin de la Simone est un seigneur. Pas de ces aristocrates ampoulés aux manières éculées. Un seigneur de la chanson, un orfèvre du mot. Au début de l’année 2017, il a sorti son cinquième album studio « L’un de nous » à écouter d’extrême urgence. Chez lui, le piano-voix est d’une belle simplicité. De celle qui sublime la chanson française sans excès. Il sera ce 11 octobre au 140. Assurément un des moments incontournables de la semaine de festival.

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Violett Pi est Québécois. Et un peu fou. Hirsute, punk dans l’attitude, sale dans le propos, Violett Pi, Karl Gagnon de son vrai nom, est un poète à sa façon. Il y a quelques années, il avait ravi les Francofolies de Spa avant de faire par la suite un premier passage au Festival Francofaune. Car si Violett Pi envoie souvent mots crus et propos désabusés sur la vie, ce n’est jamais gratuit. L’homme collabore aussi avec Klo Pelgag, étoile plus que montante de la scène québécoise avec qui il a remporté le prix de la chanson Socan au Canada.

Cloé du Trèfle est un ovni sur la scène belge. Bricoleuse de sons, voix délicate, Cloé du Trèfle n’a pas choisi la voie de la facilité pour s’imposer dans le milieu musical. Son dernier album « Entre l’infime et l’infini » a été accueilli de façon unanime et positive par la critique. Cloé du Trèfle sera sur la scène du Botanique ce dimanche 15 octobre en clôture du festival avec la fantasque Klo Pelgag.

Nicolas Jules devrait offrir ce samedi à 23 heures chez Maman un des moments les plus loufoques du festival Francofaune. L’homme âgé de 44 ans se consacre à la musique depuis le début des années 2000. Et sur scène, Nicolas Jules a croisé les plus grands lors de festivals ou lors de premières parties où un nombreux public a pu le découvrir : Higelin, Nougaro, Miossec, Dominique A ou encore Jacques Dutronc. En formule quattuor, duo ou solo, l’artiste français a un univers très particulier mais où il est agréable et aisé de rentrer. Funambule lexical, poète des nuits blanches et conteur de l’amour bancal, Nicolas Jules est à découvrir. D’urgence car l’homme est rare en Belgique. Il sera ce vendredi 13 chez Maman.

De nombreux autres artistes seront à l’affiche du Francofaune d’ici le 15 octobre. Clare Louise, Daniel Hélin, Barbarie Boxon ou Scylla pour n’en citer que quatre en plus.

Tout le programme est à découvrir ici  et le calendrier de tous les concerts à imprimer.

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