Les Pussycat Dolls, prostituées au service de l’industrie du disque ?

Les Pussycat Dolls, prostituées au service de l’industrie du disque ?

Les Pussycat Dolls en concert en 2006. | © EPA/WALTER BIERI

Musique

En pleine affaire Weinstein, une ancienne membre du girls band déclare que le groupe était un écran de fumée pour un réseau de prostitution.

Fallait-il prendre le nom du groupe The Pussycat Dolls au pied de la lettre ? Alors que le grand déballage de l’affaire Harvey Weinstein se poursuit, Kaya Jones, une ancienne membre, a décidé de faire à son tour des révélations fracassantes. Selon elle, le groupe constituait un « réseau de prostitution » mis sur pieds par leurs managers. Les Pussycat Dolls, des poupées prostituées ?

« Nous avons été maltraitées et utilisées »

C’est sur Twitter que Kaya Jones a lâché la bombe durant le week-end. « Ma vérité. Je ne faisais pas partie d’un girls band. Mais d’un réseau de prostitution », a-t-elle commencé dans une série de tweets incendiaires et libérateurs.

Kaya Jones a rejoint le groupe alors qu’elle avait tout juste 19 ans, en 2003. « Nous avons été maltraitées et utilisées », a-t-elle poursuivi. Le tout pour 500 dollars par semaine. Les managers, eux, les faisaient coucher avec qui ils voulaient. Que ce soit des pontes de l’industrie du disque ou le gratin hollywoodien.

C’était, selon Jones, le prix à payer pour continuer cette vie faite de strass et de paillettes. En façade seulement. La chanteuse a quitté le groupe en 2005. Elle dit avoir tourné le dos à ses rêves et à « un contrat de 13 millions de dollars ».

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La fondatrice des Pussycat Dolls dément

Mais Kaya Jones est désormais décidée à faire payer aux responsables ce passé qui la hante. Elle confie même avoir gardé un journal intime de cette période noire. Dans un tweet, elle a pointé du doigt « la marraine » de ce réseau de prostitution. « Dis-nous pourquoi une autre membre d’un de tes groupes s’est suicidée. Dis au public comment tu nous as brisées mentalement ».

Robin Antin, la chorégraphe qui a fondé les Pussycat Dolls, lui a répondu et a tout nié en bloc. Elle a qualifié les sorties de Jones sur les réseaux sociaux de « dégoûtantes et incroyablement mensongères ». Antin y voit une volonté d’avoir « son quart de gloire », explique-t-elle à The Blast. Pour elle, Kaya Jones ressent de l’amertume, car « elle n’a jamais été considérée comme un membre à part entière du groupe ». L’envers du décor sera peut-être bientôt dévoilé.

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