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Fats Domino, le discret pionnier du rock’n’roll, nous a quitté

L'interprète de "Blueberry Hill" est décédé d'un cancer à 89 ans. | © EPA/STEVE POPE

Musique

Le pianiste et chanteur américain Fats Domino, décédé mercredi à 89 ans d’un cancer, était le roi salué par Elvis Presley du rhythm’n’blues des Noirs aux États-Unis, précurseur du rock’n’roll des Blancs dans les années 1950.

Des légendes du rock comme John Lennon et Paul McCartney lui ont notamment rendu hommage pendant leur carrière en chantant plusieurs de ses chansons. Né le 26 février 1928 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane (sud) dans une plantation de sucre où travaillent ses parents, Antoine Domino Jr. use davantage ses fonds de culotte devant son vieux piano que sur les bancs de l’école. Il a 21 ans lorsque Lee Chud, directeur de la maison de disques Imperial à Hollywood, lui fait signer son premier contrat.

Les tubes du « Fat Man »

« Fats » Domino, présenté sous ce nom pour sa taille imposante et en référence au pianiste de jazz Fats Waller, enregistre alors une version modifiée de « The Junker’s Blues » rebaptisée « The Fat Man ». C’est immédiatement un grand succès à la radio et une source vive d’inspiration pour le rock’n’roll. Parmi ses nombreux tubes des années 1950, on peut citer « Goin’Home » qui, en 1952, devient numéro un au palmarès rhythm’n’blues et entre aussi dans le classement pop, puis « Ain’t that a Shame » suivi de « I’m Walkin' », « All by Myself » et « Poor Me », vedettes des juke-boxes.

Dans le Top 10 du rock’n’roll

En 1986, Fats Domino est classé officiellement parmi les dix plus grands artistes de rock’n’roll avec notamment Elvis Presley, Ray Charles, Chuck Berry, Little Richard et James Brown. En décembre 1987, il reçoit un Grammy Award, prestigieuse récompense américaine de la musique, pour l’ensemble de sa carrière, aux côtés de B.B.King et de Ray Charles.

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