Visa pour l’image 2018 : les plus fortes photos récompensées

Visa pour l’image 2018 : les plus fortes photos récompensées

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Chaher (11 ans) est entre la vie et la mort. son frère et lui surveillaient leur troupeau quand ils ont été touchés par une frappe aérienne. Il faut lui retirer un éclat logé dans le cerveau, mais l'hôpital n'a ni chirurgien, ni appareil d'IRM. - Saada, octobre 2017. | © Véronique de Viguerie / The Verbatim Agency for Time & Paris Match

Photographie

Samedi étaient remis à Perpignan les prix Visa pour l’image, le plus prestigieux du festival international de photojournalisme.

D’après un reportage Paris Match France de La Rédaction avec AFP

La photographe française Véronique de Viguerie a remporté samedi à Perpignan le prix le plus prestigieux du festival international de photojournalisme, Visa pour l’image, pour sa couverture de la guerre au Yémen. Il s’agit de la première femme à décrocher le Visa d’or Paris Match News depuis 20 ans, et seulement la cinquième depuis la première édition en 1989 de cette manifestation, présentée comme la plus importante consacrée au photojournalisme dans le monde.

« J’ai une pensée particulière pour les 30 millions de Yéménites qui vivent l’enfer chaque jour », a déclaré la lauréate, après avoir reçu la prestigieuse récompense. Interrogée par l’AFP sur cette première distinction d’une femme en deux décennies, elle a répondu : « il était temps, et je suis encore plus fière ».

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Les autres nominés étaient Khalil Hamra (Associated Press), né de parents palestiniens, avec « Pourquoi Gaza ? », l’Italien Emanuele Satolli (Time), déjà finaliste dans cette catégorie en 2017, avec « Gaza Border Killings », et Daniele Volpe, né en Italie, avec « Guatemala, le volcan de feu ».

Photoreporter de guerre et maman

Véronique de Viguerie rejoint donc le club très fermé des autres femmes lauréates du Visa d’Or News : Nadia Benchallal (France, 1994), Carol Guzy (USA, 1995), Yunghi Kim (Corée du Sud, 1997) et Alexandra Boulat (France, 1998). Elle a également remporté le Visa d’or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Âgée de 40 ans, la lauréate qui se présente sur son compte Twitter comme « photoreporter de guerre, mère de deux enfants, blonde et pas stupide », a travaillé en Afghanistan pendant 3 ans. Elle y avait réalisé son premier grand « coup » avec un reportage, qui avait fait polémique à l’époque, sur le commando taliban ayant tué le 18 août 2008 10 soldats français.

Elle succède au Belge Laurent Van der Stockt, couronné pour sa couverture de la bataille de Mossoul (Irak) et à deux photographes de l’AFP, le Grec Aris Messinis et le Turc Bulent Kiliç, pour leurs travaux sur la crise des migrants.

« C’était un reportage très compliqué à faire »

Les clichés très forts de son exposition « Yémen : la guerre qu’on nous cache » montrent un pays dévasté par des combats ayant déjà fait plus de 10 000 morts et en proie à la plus grave crise humanitaire actuelle : bâtiments en ruine, nourrissons squelettiques, enfants dans la rue avec une kalachnikov etc…

« C’était un reportage (pour Paris Match et Time) très compliqué à faire, une guerre dont personne ne parle. Accéder au Nord Yémen, ce n’est pas impossible mais presque. Cela nous a pris un an » pour avoir toutes les autorisations, explique-t-elle lors d’un entretien avec l’AFP avant la remise du prix. Et puis, il a fallu « travailler avec les (rebelles) Houthis, puis sans les Houthis. Et ensuite repartir, cela a été très compliqué ». Avec sa consoeur rédactrice, la photographe se déplaçait en abaya avec un voile sur le visage : « on a caché tous les signes montrant que nous étions occidentales. Et comme à tous les check-points, ils (les combattants) ne parlent jamais aux femmes, on n’a pas eu besoin de parler, c’était très pratique ».

Interrogée sur le photojournalisme, dans lequel les hommes sont encore largement majoritaires, elle a répondu : « Est-ce qu’on a besoin d’être un homme pour faire ce métier ? Certainement pas. Est-ce un avantage d’être une femme dans certains pays comme le Yémen ? Évidemment, car on a accès aux femmes et on peut se cacher sous une abaya, ou une burqa en Afghanistan, et c’est très pratique ».

On est la première génération à revendiquer le droit d’être (photo)reporter mais aussi d’être une femme. Moi je suis maman de deux petites filles.

Mais il y a encore des progrès à faire : « Chez certains (collègues masculins), on dirait que le fait d’avoir des femmes reporters qui partent à la guerre leur enlève un peu de leurs attributs. A-t-on besoin d’avoir ses attributs masculins pour partir à la guerre ? Je ne pense pas ».

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Les autres récompenses

Parmi les autres lauréats 2018 figurent les photographes James Oatway (Visa d’Or région Occitanie), Sergey Ponomarev (Visa d’or presse quotidienne), Sabine Weiss (Visa d’Or d’honneur du Figaro Magazine), Valentine Van Vyve et Olivier Papegnies (Visa d’Or de l’information numérique). Ces derniers du collectif Huma se sont distingués pour « Koglweogo. Miroir d’une faillite d’Etat » publié sur le site de nos confrères de La Libre.

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Un chef d’équipe traîne deux enfants dehors lors de l’expulsion d’un bâtiment occupé inégalement. – Bree Street, Johannesburg, 23 juin 2017 – Visa d’Or région Occitanie. © James Oatway
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Ce vendredi 29 juin est la première journée sans match depuis le début de la Coupe du Monde. Pendant que les équipes qualifiées se reposent et affinent leur stratégie en vue des huitièmes de finale, les supporters découvrent la vie loin des stades. – Moscou, 29 juin 2018 – Visa d’or presse quotidienne. © Sergey Ponomarev pour Libération
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Sortie de métro, Paris, 1955. – Visa d’Or d’honneur du Figaro Magazine. © Sabine Weiss
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Treize nouveaux membres ont rejoint le groupe de Koglweogo de Potiamanga, qui se compose désormais de 36 personnes. « Il faudra encore augmenter les effectifs pour éradiquer le grand-banditisme dans la localité », explique Combary Nindia, le président de l’assocation de Potiamanga. « Pour devenir Koglweogo, il faut adhérer au réglement et prendre part à l’initiation », ajoute-t-il, avec tout ce que cela comporte de magie noire, omniprésente dans l’activité Koglweogo. Il est dit qu’en frappant un malfrat, c’est le mal, en lu, que l’on fait disparaitre. – Le 14 octobre 2017 – Visa d’Or de l’information numérique. © Olivier Papegnies / Collectif Huma

Laura Morton a pour sa part remporté le prix Canon de la femme photojournaliste, Marco Zorzanello, celui de la fondation Yves Rocher. Luis Tato (AFP) a remporté le prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik, du nom d’un photographe tué en 2012 en Syrie. Jérome Sessini est le lauréat du prix Pierre et Alexandre Boulat et Kasia Strek gagné le prix Camille Lepage.

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Selon les organisateurs, 40 000 personnes ont participé à la « March for Choice » 2017 à Dublin, une foule record pour la sixième édition de cette marche annuelle. Les féministes et associations pro-choix espéraient bien que ce serait la dernière, le référendum sur la légalisation de l’avortement étant annoncé pour le premier semestre 2018. Lors de la première marche en 2012, des participants étaient venus de tout le pays pour manifester après le décès de Savita Halappanavar, morte de septicémie après s’être vu refuser l’avortement alors qu’elle faisait une fausse couche. À la fin de la marche, des femmes victimes de la législation irlandaise ont pris la parole pour témoigner. – Septembre 2017, Dublin, Irlande. – prix Camille Lepage 2018. © Kasia Stręk / Item
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Ghadeer Al Batneeny, 21 ans, est sur un téléphone portable dans un appartement loué depuis que sa famille a perdu leur maison pendant la guerre. Elle étudie la sociologie à l’Université islamique de Gaza. – Prix Ani – Pixtrakk. © Virginie NGUYEN HOANG / Hans Lucas
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Arctique, Alaska, Point Hope, chasse à la baleine, mai 2018. – Prix Carmignac du photojournalisme. © Kadir van Lohuizen / NOOR
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