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L’agence Magnum vend des tirages de ses célèbres photographes à moins de 100€

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L’occasion rêvée de devenir collectionneur à petit prix. | © Joel Meyerowitz/ Magnum Photos

Photographie

Si vous avez toujours rêvé d’acquérir une oeuvre de Martin Parr ou Robert Capa, c’est votre jour de chance ! L’agence Magnum lance une vente à prix cassé d’images de grands noms de la photographie.

Noël avant l’heure pour les amateurs de photographie. Jusqu’au vendredi 2 novembre, l’agence Magnum s’associe, comme chaque année, à la maison d’édition américaine Aperture Foundation pour une vente exceptionnelle et à petit prix : des tirages au format 6×6 (15,24×15,24 cm) signés ou certifiés authentiques, pour la modique somme de 100 dollars, soit un peu moins de 90 euros. L’occasion d’acquérir des clichés de maîtres tels que Martin Parr, Robert Capa, Elliot Erwitt, Steve McCurry ou encore Stuart Franklin.

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Pour cette troisième édition du « Square Print Sale », les photographies classiques et contemporaines ont été sélectionnées autour de la thématique « Crossings », qui peut signifier à la fois le croisement, le passage ou encore la traversée. Parmi la sélection de près de 120 artistes, on peut y observer une illustration plus littérale comme des routes, des carrefours, un ferry, des rails de train ou encore des frontières. Mais certains clichés apportent une interprétation plus métaphorique de cette « traversée » : l’émancipation, la rencontre, la révolte, la mutation… « Crossings » s’interroge sur la capacité humaine à se déplacer, à transformer et à créer des liens. La vente a lieu du 29 octobre au 2 novembre 2018 sur la boutique en ligne de l’agence Magnum.

Cinq des plus célèbres clichés

Il est l’un des fondateurs de l’agence Magnum, première du genre à voir le jour, et a couvert les plus grands conflits de son époque. C’est donc logique qu’un cliché de Robert Capa se retrouve dans la sélection de « Square Print Sale ». Et pas n’importe lequel : celui du débarquement de Normandie, à Omaha Beach. À l’époque, le photojournaliste est le seul sur le terrain, le seul assez fou pour risquer sa vie. « Les hommes de mon bateau pataugeaient dans l’eau jusqu’à la taille, leurs fusils prêts à tirer, les poteaux jaillissaient de la mer et la plage fumait en arrière-plan – tout cela était parfait pour la photographie », a-t-il déclaré à propos de ce reportage historique.

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American soldiers landing on Omaha Beach, D-Day. Normandy, France. June 6, 1944. © Robert Capa

Comment parler de photographie sans parler de Martin Parr ? Le photographe britannique a toujours trouvé un malin plaisir à immortaliser la société de tous les jours, avec un regard à la fois provocateur, réaliste, décalé et révélateur. Au-delà des plages populaires et de la junk food, Martin Parr a également photographié l’afflux de touristes sur les ferrys. « Au début des années 80, j’enseignais à Helsinki et j’allais souvent le week-end à Stockholm en ferry. Cela impliquerait l’achat d’alcool bon marché et sa consommation en cours de route. Les Finlandais adorent les saunas, et ce gars est en train de sortir pour attraper le froid ».

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Ferry between Helsinki and Stockholm. 1991. © Martin Parr

Des photos en noir et blanc, des histoires simples et universelles, toujours soutenues par un regard à la fois bienveillant et amusé. Voilà la marque de fabrique de Elliott Erwitt. Fils d’émigrés juifs russes qui s’installent aux États-Unis en 1939, le jeune photographe capture l’instant présent, toujours là au bon moment. Toujours pleine d’humanité et de malice, ses oeuvres séduisent. Comme ici, avec ce jeune garçon qui regarde les lignes du train défiler, l’ombre de la voiture encadrant au loin les voies et les bâtiments de la ville.

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Third Avenue El. New York, USA. 1955. © Elliott Erwitt

Steve McCurry est loin de se résumer à la jeune Afghane aux yeux verts profonds portant un foulard orange. Le photojournaliste américain a réalisé des reportages aux quatre coins du monde, de l’Inde à la Russie, en passant par l’Afghanistan caché parmi les moudjahidines et New York après les attentats du 11 septembre. Pour « Crossings », Magnum et la fondation Aperture ont sélectionné le procession de Bouddhistes, en Birmanie. « Ils recueillent des aumônes et de la nourriture auprès de la population locale qui fait un don afin de démontrer leur humilité et leur lien avec leur foi bouddhiste », explique le photographe.

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Yangon, Myanmar. 1994. © Steve McCurry

Une artiste emblématique en phase avec son époque, Nan Goldin a immortalisé toutes les addictions dans les années 80 en s’immisçant dans l’intimité de ses proches. Après plusieurs années de lutte contre les opioïdes, la photographe évoque sa propre addiction et s’attaque à l’industrie pharmaceutique américaine qui délivre ses drogues. « J’ai été accro à l’OxyContin pendant quatre ans. J’ai fait une overdose, mais je suis revenue », confie-t-elle. « J’ai commencé un groupe appelé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now) pour remédier à la crise des opioïdes. Nous sommes un groupe d’artistes, de militants et de toxicomanes qui croient en l’action directe. Nous ciblons la famille Sackler, qui a fabriqué et poussé OxyContin, par le biais des musées et des universités qui portent leur nom. Nous parlons pour les 250 000 corps qui ne le peuvent plus ».

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Drugs on the Rug. New York City, USA. 2016. © Nan Goldin
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