Instax, des clichés instantanés au succès pérenne

Instax, des clichés instantanés au succès pérenne

L'objectif d'Instax : offrir un produit adapté à chaque consommateur | © Instax

Photographie

Fin des années ’80, alors que Polaroid périclitait, Fujifilm a eu l’audace de lancer son propre appareil photo instantané, l’Instax. Un pari gagnant : 30 ans après le lancement, Instax est leader du marché, et se réinvente constamment. Dernier développement : l’Instax Square SQ10 qui mêle analogue et numérique. Chronique d’un succès. 

Au QG bruxellois de Fujifilm, la galerie d’appareils photos témoigne de l’évolution constante de l’Instax au gré des années, mais aussi de la clé de son succès : proposer un produit pour chaque consommateur. Look kawaï et customisation Hello Kitty pour les adolescentes asiatiques, inspiration Leica et clichés format large pour le dandy moderne ou encore modèle miniature et métallisé à emmener dans toutes les soirées branchées : à chaque photographe en herbe son appareil. Et pour combler les exigences des millenials ultra connectés, Fujifilm n’a pas hésité à dévier de son crédo instantané en mettant sur le marché l’Instax Square SQ10, hybride au croisement de l’analogue, du numérique et des réseaux sociaux.

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Deux ans de développement

Fini, en effet, de croiser les doigts en attendant que la photo se développe, priant pour avoir échappé aux pièges du double menton et de la surexposition. Lancé juste avant l’été, le dernier né de la galaxie Instax est en effet doté d’un sensor d’image digital qui permet d’optimaliser la qualité de l’image avant qu’elle ne soit imprimée. En retouchant la saturation et l’exposition, bien sûr, mais aussi en appliquant à la photo une série de filtres qui ne sont pas sans rappeler les effets flatteurs d’Instagram. Ou comment garder le côté ludique du cliché instantané tout en s’assurant d’y apparaître sous son plus beau jour. Avec son prix de 289 euros, l’appareil est nettement plus cher que le reste de la gamme Instax, mais selon Daniëlla Levy, responsable communication pour Fujifilm Belgique, il vaut chaque euro. « Deux ans de développement ont été nécessaires pour s’assurer qu’on sortait un produit de la meilleure qualité possible. Non seulement il y a le mariage entre argentique et digital, mais en plus, il y a une mémoire interne de 50 images, avec une carte micro SD qui permet de transférer les photos sur un ordinateur. C’est le parfait hybride entre argentique et numérique, avec des effets créatifs qui donnent beaucoup de possibilités ».

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Immortaliser le moment

Discours marketing bien rôdé ? Pas seulement : sur la toile, les magazines de photographie s’enflamment pour ce nouvel arrivé sur le marché, qui séduit par ses caractéristiques techniques mais aussi par son côté doucement nostalgique. Nul besoin en effet d’avoir connu l’époque de la photographie argentique pour regretter que les photos ne soient pas toutes imprimées. « Notre public cible est relativement jeune, des adolescents aux trentenaires, explique Paul Ameel, Sales Manager Instax pour la Belgique et le Luxrmbourg. Au temps des appareils argentiques, chaque bobine de film était développée, et cela faisait de beaux souvenirs. Quand le numérique a débarqué sur le marché, cela a balayé tout ça, mais cela a créé un manque aussi. Aujourd’hui, les gens sont super heureux d’avoir un souvenir physique et tangible, des clichés imprimés. Ce qui compte, c’est d’immortaliser le moment ». Clichés instantanés, souvenirs pérennes.

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