Des religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église

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Un reportage à voir absolument sur la RTBF, ce mercredi soir. | © DR

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L’église catholique a fréquemment été pointée du doigt pour des scandales d’abus sexuels sur mineurs. Ce mercredi soir, « Questions à la Une » se penche sur une autre polémique : les religieuses abusées sexuellement par des prêtres, le #MeToo de l’Église.

C’est le documentaire qui a contraint le Vatican à sortir de son silence. Partout dans le monde, des prêtres abusent sexuellement de religieuses placées sous leur autorité. Violées par les messagers de Dieu, sexuellement exploitées jusqu’à Rome, les servantes de l’Eglise sont chassées de leurs communautés ou contraintes d’avorter quand elles se retrouvent enceintes. Dénoncés depuis plus de 20 ans par des Sœurs de tous les continents, ces actes immondes sont systématiquement camouflés et les prêtres abuseurs protégés par la justice du Vatican. Malgré les rapports transmis au Saint Siège par ces lanceuses d’alerte, trois papes se sont succédé sans jamais mettre un terme à l’esclavage sexuel des femmes consacrées… Pour la première fois, des victimes, leurs Mères supérieures, des prêtres et même des proches du Pape François brisent l’omerta pour témoigner de ces abus sexuels systémiques.

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« Que l’on puisse me faire du mal, que je doive supporter la douleur, là n’était pas le problème. En revanche, que l’on puisse me priver de ma chasteté, cela m’était inconcevable. » Doris a 22 ans quand elle se marie à Dieu. Cette jeune Allemande part travailler à Rome, à deux pas du Vatican, auprès d’un prêtre de sa communauté, son futur agresseur. Un soir, ce dernier s’invite dans sa chambre, déboutonne son habit. Malgré les objections de la jeune femme, le prêtre se jette sur elle. « L’obéissance à laquelle j’étais tenue impliquait que je fasse certaines choses qui m’étaient incompréhensibles ou douloureuses », se remémore-t-elle face caméra. Le lendemain de l’agression, Doris est descendue à la chapelle et, comme à son habitude, a enfilé sa robe : « Le symbole même de la chasteté, dit-elle, mais je me sentais fautive… Avais-je encore le droit de la porter ? »

Dans cette enquête qui a duré deux ans, Marie-Pierre Raimbault et Éric Quintin ont recueilli aux quatre coins du globe les témoignages de religieuses abusées afin de mettre en lumière l’autre scandale de l’Eglise.

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