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Suicide de Daisy Coleman : elle aurait été harcelée par un homme avant sa mort

Film Audrie & Daisy

Extrait du documentaire Netflix "Audrie & Daisy". | © Netflix.

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Des proches de Daisy Coleman, une jeune femme activiste au centre d’un documentaire Netflix, ont fait savoir qu’elle était harcelée par un homme au moment de sa mort.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

Daisy Coleman était victime d’un harceleur. C’est ce qu’affirment ses amis qui ont parlé au magazine américain People. La jeune femme s’est suicidée mardi à 23 ans. Cette porte-parole des victimes de violences sexuelles était au centre du documentaire Netflix Audrie & Daisy en 2016 dans lequel elle racontait le viol dont elle avait été victime à 14 ans.

Elle « craignait pour sa vie »

« Chaque média dit qu’elle s’est suicidée à cause de son viol mais ils ne savent pas qu’elle subissait beaucoup de choses avant sa mort et ils n’ont pas accusé cet homme qui la harcelait »,  a confié un de ses amis, affirmant que Daisy Coleman aurait préféré se « tuer plutôt que de laisser cet homme la tuer ». Un autre proche a fait savoir que la tatoueuse « craignait pour sa vie avant sa mort ».

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People a retrouvé des messages publiés par Daisy Coleman sur les réseaux sociaux et accessibles à ses abonnés dans lesquels elle faisait savoir qu’elle était harcelée par un homme depuis décembre. Elle affirmait qu’elle ne dormait plus et ne se nourrissait plus à cause de cette personne qui savait où elle habitait et frappait à sa porte. Elle pensait même qu’il était parvenu à lui voler ses clés et qu’il changeait régulièrement de numéro de téléphone pour la joindre. « Elle était apeurée, elle voulait déménager », ont encore fait savoir ses amis interrogés par le magazine américain.

Daisy Coleman a accusé un garçon de sa ville natale du Missouri, Maryville, de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 14 ans. Elle avait été laissée durant des heures devant chez elle alcoolisée, portant uniquement un t-shirt sur le dos par des températures glaciales. A son réveil, elle n’avait aucun souvenir de ce qui lui était arrivé. Son agresseur présumé a plaidé coupable de détournement de mineur et a été condamné à deux mois de probation en 2014. Après avoir brisé le silence sur son agression, la jeune femme a été victime de harcèlement en ligne et dans sa ville avant de faire plusieurs tentatives de suicide. Elle avait ensuite co-fondé SafeBAE, une association qui vient en aide aux victimes de violences sexuelles.

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