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Pour Denis Brogniart, « Koh-Lanta » reste l’aventure télé « la plus extrême »

Pour Denis Brogniart, "Koh-Lanta" reste l'aventure télé "la plus extrême"

Denis Brogniart sur "Koh-Lanta". | © TF1

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Le programme mythique de TF1 fête ses 20 ans mardi.

 

Action, émotion, dépaysement et dépassement de soi : pour son présentateur Denis Brogniart, le jeu d’aventure « Koh-Lanta » n’a pas fini de faire rêver les téléspectateurs. « 20 ans dans un milieu aussi périssable et éphémère, c’est un âge canonique ! », plaisante l’animateur vedette de TF1, dans un entretien à l’AFP. Mais le jeu, bien que désormais une « vieille dame de la télévision », a su « se renouveler et garder énormément d’énergie, ce qui fait que cette émission reste extrêmement moderne et donc appréciée des téléspectateurs », avance-t-il.

Pour célébrer les 20 ans du jeu – dont la précédente édition, diffusée au printemps, a séduit encore plus de 5,5 millions de téléspectateurs en moyenne (récoltant plus de 25% de part d’audience) – TF1 a rassemblé en Polynésie une vingtaine d’anciens aventuriers et aventurières emblématiques, dont les vétérans Freddy et Teheiura (4 participations). Pour Denis Brogniart, l’une des clés de ce succès d’audience qui dure, c’est « un phénomène d’identification très fort entre les téléspectateurs, quels que soit leur âge ou leur milieu socio-professionnel, et les candidats », poussés dans leurs limites physiques et mentales.

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Aujourd’hui un pilier du divertissement sur la Une, où il anime aussi « Ninja Warrior » ou « District Z », le quinquagénaire natif de Dijon avait pourtant démarré assez modestement sur la Une en 1999, comme journaliste de sport (un terme qu’il préfère à celui de « journaliste sportif »). « Je rêvais plus d’être Thierry Roland et de commenter le foot sur une grande chaîne de télévision que d’animer des divertissements, mais ce tournant dans ma carrière il y a une vingtaine d’années, c’est quelque chose qui a transformé ma vie », raconte-t-il.

Quand on m’a proposé cette émission, je pensais déjà qu’elle m’irait comme un gant

C’est le patron des sports de TF1, à l’époque, Xavier Couture, également directeur des programmes, qui lui avait proposé de travailler sur la première édition de Koh-Lanta, lancée en août 2001 (et adaptée du show suédois « Survivor »), puis de succéder au présentateur initial Hubert Auriol, dès l’année suivante.

Un défi pas très éloigné, assure l’intéressé, de sa passion pour les compétitions sportives et de son métier de journaliste qu’il continue d’exercer lors de grands événements. « Même si Koh-Lanta, ce n’est pas du sport comme on l’entend habituellement, c’est du dépassement de soi, de la compétition, de l’évasion et du voyage, ce qui correspond à mon idéal de vie : j’aime ces quatre éléments, et quand on m’a proposé cette émission, je pensais déjà qu’elle m’irait comme un gant, et je n’ai pas changé d’avis depuis deux décennies », explique-t-il.

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Une aventure que ce grand féru de multiples disciplines (course à pied, vélo, nage…), dit vivre « avec une grande délectation et une envie de poursuivre », même s’il ignore jusqu’à quand. « J’ai envie de faire plein d’autres choses et tout ce que je sais, c’est je n’irai pas au-delà de l’âge légal de la retraite dans mon métier, quel qu’il soit », précise-t-il. Mais après deux décennies, « je n’éprouve aucune lassitude de continuer à présenter Koh-Lanta », ajoute aussitôt l’animateur, qui participe en outre à la production du jeu.

Et sa propre fascination pour l’émission reste en tout cas intacte, comme chez les cohortes de téléspectateurs qui rêvent de pouvoir y participer (la production reçoit plus de 25 000 candidatures à chaque nouvelle édition). « Koh-Lanta est incontestablement, dans toute l’histoire de la télévision et toutes chaînes confondues, l’émission qui propose l’aventure la plus extrême à des candidats volontaires et anonymes : le projet de pouvoir survivre par ses propres moyens en étant confronté à des gens qu’on ne connait pas au début, avec la peur de pouvoir être éliminé tous les 3 jours et en disputant des épreuves compliquées, rien n’est proposé d’aussi difficile ni aussi gratifiant », résume-t-il.

Avec l’AFP

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