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Manon Lepomme, le meilleur de l'humour en 2017

Manon Lepomme

Sur scène avec "Non je n'irai pas chez le psy!" qui cartonne en France, Belgique et Suisse. | © Henry Magerd

Scène

Non, je n’irai pas chez le psy ! Avec ce seul en scène décapant et très personnel, Manon Lepomme triomphe à Paris, en Suisse et en Belgique avec un spectacle à la fois intelligent et incisif qui n’a pas fini de séduire un public cosmopolite.

 

Paris Match : Le théâtre, est-ce une vocation ?
Manon Lepomme :
 En tout cas, j’y pense depuis toujours. J’ai suivi des cours de diction et de déclamation mais quand j’ai voulu faire des études d’art de la Parole après mes secondaires, mes parents ont voulu que je choisisse un vrai métier. J’ai fait les sciences politiques, puis j’ai été prof d’anglais pendant trois ans. en parallèle, je jouais mon spectacle et depuis deux ans et demi, je ne fais plus que ça.

Les gens se retrouvent-ils dans le spectacle ?
Complètement ! Ce qui m’amuse c’est que toutes les générations viennent le voir et rient. Je suis autant la bonne copine, que la grande soeur ou la petite fille.

L’inspiration vous vient-elle de votre vécu ?
Ah oui ! 80 % des choses que je raconte dans le spectacle sont vraies. après, on a dramaturgé et écrit, mais c’est très personnel. Les femmes rient, mais les hommes aussi !

Le seul en scène est-il un exercice difficile ?
Pour le moment ça ne me fait pas peur. Mais ça ne fait qu’un an et demi. il m’arrive d’écrire d’autres spectacles pour des événements ponctuels et je ne suis jamais en panne d’inspiration. Je ne sais pas si je vous dirai la même chose quand j’aurai 50 ans. Pour l’instant je parle de mon ancienne vie de prof, de la maladie d’alzheimer de mes grands-parents,…. La vie est une source inépuisable d’inspiration.

Avez-vous envie de tenter d’autres expériences, par exemple le cinéma ?
Mais pourquoi pas ! C’est à réfléchir…Pour l’instant, je joue beaucoup et c’est difficile de faire autre chose. J’aimerais aussi être plus présente en radio, parce que j’adore ça et il n’est pas impossible que je chante dans un prochain spectacle.

Vous avez joué en France, en Suisse et en Belgique. L’accueil est-il différent selon les régions ?
Tous les publics sont différents, mais le public français n’est effectivement pas le même. J’avais très peur de monter sur scène à Paris, et finalement ça c’est très bien passé. Le bouche-à-oreille a bien fonctionné. Je défends ma belgitude et je n’hésite pas à taquiner les Français. Mais je pense que mon style d’humour passe bien, où que vous viviez.

Vous avez le trac quand vous montez sur scène ?
Toujours ! J’ai eu un trou de mémoire au Point Virgule alors que le spectacle était bien rodé. J’en ai joué et on n’y a vu que du feu.

C’est quand il y a un moment difficile qu’on se rend compte qu’on est faite pour ce métier ?
Peut-être ! en tout cas, je sais que c’est mon élément et que je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis sur scène. Je me suis déjà demandée si mon spectacle me ferait rire en tant que spectatrice. et bien oui, ça me ferait rire !

Est-ce qu’on peut rire de tout ?
Mais bien sûr ! Même s’il y a des sujets que je n’aborde pas dans mon spectacle. Je ne parle par exemple pas de politique, même si j’ai fait sciences-Po et que je suis éveillée à la chose.
www.manon-lepomme.be

Retrouvez tous les lauréats et toutes les réactions dans le "Spécial Meilleurs de l'année 2017" dans le Paris Match Belgique du 1er février et dans l'émission C'est du Belge de ce 2 février 2018.

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