Paris Match Belgique

La rumeur persistante : Banksy et le leader de Massive Attack ne font-ils qu’un ?

Robert Del Naja banksy massive attack

3D, aka Robert Del Naja. | © AFP PHOTO / Leon Neal.

Art et Scène

De longue date, la quête à l’identité du graffeur le plus adulé au monde pointe Robert Del Naja, aka 3D, le leader du groupe Massive Attack, comme suspect numéro un. Et un nouvel indice vient renforcer cette théorie, qui n’en finit plus de faire parler.

Banksy sucite les théories les plus folles autour de sa personne et, sans cesse, les médias tentent de percer le mystère autour de l’identité du street artist à l’humour noir, au libertarisme revendiqué et au discours politisé. Depuis deux ans, la rumeur qui persiste tourne autour du leader du groupe de trip-hop Massive Attack, qui n’est autre que 3D, plus connu sous le nom de Robert Del Naja.

banksy massive attack
« Love is in the Bin », le dernier coup de génie du street artist. © AFP / Ben STANSALL.

En septembre 2016, une enquête du Daily Mail affirmait que Robert Del Naja se cachait sous la capuche de l’artiste. Quelques mois plus tard, en juin 2017, le DJ Goldie avait lâché par inadvertance un prénom qui relançait les rumeurs sur l’identité du street artist. Invité d’une émission de radio diffusée en podcast, le DJ s’était épanché dans un long discours sur la « bulle économique » autour du travail de Banksy, avant d’ajouter : « Sans manquer de respect à Robert, je pense que c’est un artiste brillant. Je pense qu’il a chamboulé le monde de l’art ». Ni une ni deux, le lapsus avait fait le tour de la toile et tout le monde s’était empressé de voir en ce fameux « Robert » la moitié du duo originaire de Bristol, qui n’est autre qu’un proche de, on vous le donne en mille, Goldie lui-même.

Lire aussi > Un nouvel indice podcasté pourrait révéler l’identité de Banksy

Le musicien a toujours nié, comme le relatait par exemple Dazed Digital, être le fameux street artist. Mais de nouveaux éléments, repérés notamment par nos confrères de Focus Vif, viennent renforcer la théorie. Ce vendredi, le groupe a publié un message sur page Facebook, expliquant avoir encodé Mezzanine (1998), l’album mythique du groupe, dans de l’ADN, comme nous vous l’annoncions ici même il y a quelque mois. « Celui-ci est désormais disponible sous forme de bombes de peinture. (…) Chaque bombe contiendra approximativement un million de copies de l’album », poursuit le groupe dans sa publication.

Garder l’album intact pendant des centaines de milliers d’années

Le procédé, qui a été développé il y a déjà quelques années par les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, consiste à encoder de l’information numérique binaire sous la forme d’une série de bases de l’ADN représentées par les lettres A, C, G et T. La lecture de cette information se fait ensuite par séquençage de l’ADN, dont le coût a fortement baissé ces dernières années. De quoi préserver l’album intact pendant des centaines de milliers d’années.

Trève de considérations techniques, ce sont surtout les lignes qui suivent dans ce message qui nous intéressent. « C’est un moyen intéressant de vandaliser votre univers, bien qu’il soit improbable que la peinture en bombe encodée dans de l’ADN soit adoptée par des street artist qui recherchent l’anonymat », explique 3D lui même, connu pour ses talents de graffeur.

Lire aussi > Banksy : La destruction de « Girl With Balloon » ne s’est pas déroulée comme prévu

Une petite phrase qui alimente encore plus la rumeur. Simple bug ou manière habile d’ajouter du mystère autour de la légende ? On penche sans aucun doute pour la deuxième option.


CIM Internet