Eurantica 2019 : Jamais au bout de ses surprises !

Eurantica 2019 : Jamais au bout de ses surprises !

L'ambition des organisateurs d'Eurantica 2019 ? Avant tout, surprendre les visiteurs ! Leur présenter ce qu’ils n’ont jamais vu ailleurs. | © STEIN & CEDRIC MOERMANS

Art et Scène

Pour sa 38 ème édition, le salon bruxellois qui fait le printemps bénéficie d’un vent nouveau qui soufflait déjà sur Antica Namur. Du coup, plus séduisant que jamais, il dépasse ses promesses et ne cesse d’étonner, de ravir, de surprendre, en présentant toujours plus et toujours mieux, avec un confort de visite accru et encore davantage d’exposants. Rendez-vous au Heysel, du 28 mars au 31 mars.


Par Philippe Fiévet
Paris Match.Pour la deuxième année consécutive, Eurantica Brussels établit ses quartiers au Heysel, non sans bénéficier d’un bel effet d’annonce en provenance de Namur où vous avez aussi tenu salon dans le même esprit, l’automne dernier, avec le succès que l’on sait. On va cette fois dépasser tous les records d’affluence ?
Luc Darte, Managing Director. Si le phénomène se répète, on a effectivement de quoi se réjouir. A Namur, nous avons frôlé la barre des 30.000 visiteurs et si on tient compte de la notoriété propre à la capitale ainsi que sa proximité, à la fois temporelle et géographique, avec la grand-messe de Maastricht, oui, vraiment, je ne serais guère surpris qu’on dépasse toutes les prévisions d’affluence. Il faut reconnaître que le contexte est favorable, que le marché de l’art se porte bien et que les opportunités sont nombreuses, tant pour l’amateur lambda que pour le collectionneur chevronné.

Qu’est-ce qui caractérise cette 38ème édition ?
D’abord son dynamisme et son exclusivité : plus de 25% des objets, tableaux et mobilier exposés ne l’étaient pas l’an dernier; il y a donc une belle rotation présentant la garantie qu’on n’assistera pas à une réplique des années précédentes ou de ce qu’on a pu voir ailleurs. Ensuite sa jeunesse, une constatation qui se vérifie au niveau du public comme au niveau des nouveaux exposants. Enfin, les nouveaux aménagements qui nous permettent d’accueillir 25 nouvelles galeries, et non des moindres, car désormais, je ne vous cache pas que celles-ci se pressent au portillon pour nous rejoindre. Du coup, nous alignons un total de 98 exposants contre 80 lors de l’édition 2018.

Il faut sans doute rappeler qu’Eurantica accueille cette année un invité surprise, le musée Horta.
C’est l’événement dans l’événement ! Le Musée Horta, à Saint-Gilles, fête justement son 50e anniversaire en 2019. Les amis du Musée Horta seront donc présents à la foire avec un ensemble exceptionnel d’une douzaine de pièces de mobilier provenant des magasins Wolfers. Un verre unique, produit par le Val-Saint Lambert, intégré dans une monture en bronze doré dessinée par Victor Horta, sera exposée à l’occasion. Il s’agit de la seule pièce d’Arts décoratifs réalisée par Victor Horta qui soit arrivée jusqu’à nous. On ne peut que regretter le fait que l’ensemble des archives et dessins de l’architecte aient été détruits.

Côté organisation, il se dit aussi que non seulement vous êtes parvenu à reculer les murs pour faire de la place mais que vous avez également fait vôtre la devise selon laquelle le visiteur est roi. Comment cela se traduit-il en pratique ?
Je ne suis pas un adepte de la langue de bois : l’an dernier, à Bruxelles, il nous a été reproché certaines défaillances au niveau de l’accueil et de ne pas répondre à tous les besoins des visiteurs. Nous avons donc revu l’organisation pour répondre à leurs attentes, recalibré l’espace, aménagé des aires de repos et inséré, comme à Namur, un restaurant autour duquel gravitent une galaxie des stands, sans oublier, bien sûr, notre traditionnel bar à champagne dédié au champagne Vranken Pommery. C’est donc un nouveau salon Eurantica qui se présente cette année dans ses plus beaux atours et qui permettra de musarder plus confortablement, de se détendre et donc, de rester plus longtemps en notre compagnie.

©MING-K’I GALLERY

Dans cette très prometteuse édition 2019, vous faites, dites-vous, la part belle aux surprises. Que faut-il comprendre par là?
C’est mathématique : plus d’exposants, cela signifie plus d’objets inédits alors que nos habitués prennent déjà soin d’éviter les redites et les copier-coller. Il y a du sang neuf, il y a aussi un pari sur le plaisir de la découverte, non pas à travers un écran, mais dans la vie réelle, avec des contacts réels, la possibilité de s’informer, de se faire conseiller. Et puis, vous savez, la plus belle des surprises, c’est de savoir qu’on n’est pas dans un musée dont les pièces atteindraient des prix astronomiques et totalement inabordables pour le commun des mortels. Eurantica veut faire le bonheur du plus grand nombre, du bel objet à 400 euros au tableau de maître à 200.000. Le réel prix de la découverte, c’est qu’elle soit accessible à tous ! Telle est notre ambition : permettre à chacun de s’accorder un coup de coeur! C’est dans cet esprit que nous misons sur l’éclectisme et la diversité, en n’oubliant pas que nous sommes un salon Fine Art, orienté sur l’art ancien, le 18ème, le 19ème et le 20ème siècle, avec quelques galeries contemporaines.

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A vous entendre, on a l’impression que la place de Bruxelles dans le monde de l’art ne fait que s’amplifier.
On ne peut pas le nier. Nous venons de lancer les invitations et je suis surpris de voir à quel point les demandes affluent de l’étranger. Bruxelles est devenue un carrefour incontournable et il suffit de voir les prix affichés dans certaines capitales étrangères pour comprendre qu’il y a chez nous encore pas mal d’opportunités à saisir. C’est évidemment aussi tout bénéfice pour nos deux salons de Namur et de Bruxelles.

Quelles sont vos ambitions pour Eurantica 2019 ?
Avant tout, surprendre nos visiteurs ! Leur présenter ce qu’ils n’ont jamais vu ailleurs, étant entendu que nous ne sommes évidemment pas le Salon des Découvertes! (rires) Croyez-moins il y a ici de belles surprises, qu’elles soient espagnoles, italiennes, françaises, allemandes… ou belges. Ma seconde ambition, c’est de démontrer, preuves à l’appui, aux jeunes exposants qu’il y a encore un bel avenir dans le métier et qu’à cet égard, Eurantica Brussels peut s’avérer être un tremplin, une rampe de lancement appréciable. On sent aujourd’hui à quel point le public finit par se lasser du virtuel. Et s’il adore qu’on lui raconte des histoires, nous préférons les lui montrer, en vrai.

 

©CLAEYS GALLERY

INFOS PRATIQUES

28/31 MARS 2019
Heures d’ouverture de 11h à 19h
BRUSSELS EXPO
Place de Belgique 1 – 1020 Bruxelles
Prix Entrée : 21,50 € à la caisse – 16,50 € en ligne
Gratuit pour les jeunes jusqu’à 18 ans
Informations : 010 560 230 – www.eurantica.be

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