Franck Dubosc : « Certains collègues m’ont enfoncé par aigreur et jalousie »

Franck Dubosc : « Certains collègues m’ont enfoncé par aigreur et jalousie »

franck dubosc

Franck Dubosc présente son nouveau spectacle « Fifty/Fifty » au Palais des Sports de Paris, jusqu'au 14 avril. | © PHOTOPQR / L'EST REPUBLICAIN / Lionel VADAM

Art et Scène

Il rassemble des millions de spectateurs comme tous les acteurs populaires. Mais son image de « french lover » très gaulois en slip de bain divise, voire irrite. À 55 ans, Franck Dubosc franchit encore une étape.

 

Paris Match. La paternité, la cinquantaine, votre femme, les femmes… “Fifty/Fifty” présente un Dubosc grandeur nature…
Franck Dubosc. Une dame m’a dit au tout début de la tournée : “Davantage qu’un spectacle, c’est une rencontre avec vous.” Les compliments me font toujours avancer parce que je ne pense pas les mériter et, du coup, je fais le maximum pour être à la hauteur. Ce commentaire m’a poussé à jouer et à écrire différemment au fil des représentations, à improviser, à parler comme je suis, à ne pas rester bloqué dans une mécanique. “Fifty/Fifty” est le spectacle qui me ressemble le plus.

Votre personnage sur scène se révèle comme souvent odieux, vantard, hâbleur, macho, mais vous lui ajoutez des traits d’humour noir inattendus. Par exemple, lorsque vous êtes en colère, vous appelez Raphaël et Milhan, vos deux fils, Rachid et Mouloud…
Je suis un fou de Pierre Desproges, mais je n’ai pas eu le courage de suivre sa voie, j’ai toujours recherché l’amour du public. Et je n’aurais peut-être pas eu ma place dans l’humour noir quand je suis arrivé dans le métier. L’âge aidant, je ne veux plus rien m’interdire. Concernant ce passage, Jamel m’a encouragé à creuser ma différence. Ma femme est libanaise. Quand elle s’énerve, c’est en arabe. Mon inspiration vient de là.

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(…)

franck dubosc
Paris Match / Alexandre Isard

Début décembre, une vidéo a surpris vos propos sur les gilets jaunes que vous souteniez une semaine auparavant mais trouviez alors “trop haineux, trop hargneux.” On a parlé de rétropédalage. Les attaques ont plu sur vous. Que retenez-vous de cette “affaire” ?
Cela apprend à ne pas se mêler de politique lorsqu’on est un artiste. J’ai péché par maladresse puisque je suis forcément du côté de ceux qui souffrent. J’ai compris aussi combien les gens m’aimaient pour être déçus à ce point. C’est pour cette raison que je suis intervenu quelques jours après dans “Touche pas à mon poste !” et non pas pour retourner ma veste comme on l’a dit : je suis toujours contre la violence.

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Votre père aurait-il été gilet jaune ?
Oui, dans ses revendications. Ce qui veut dire qu’elles sont anciennes et que rien n’a été réglé.

Au cours de cette crise, vous n’avez reçu aucun soutien public de vos collègues ?
Ils ont eu peur. Non, je n’ai pas été soutenu, cela a même été l’inverse, certains m’ont enfoncé, mais il y a toujours une cause : l’aigreur, la jalousie.

 

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le prochain numéro de Paris Match Belgique, disponible en librairie dès ce jeudi 28 mars.

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