Soda de retour dans le dernier Ministru : « Le vrai sujet de discorde dans les repas à Londres, c’est le B-word, le Brexit! »

Soda de retour dans le dernier Ministru : « Le vrai sujet de discorde dans les repas à Londres, c’est le B-word, le Brexit! »

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Soda (à gauche) Aurelio Mergola, Emmanuel Dell'Erba, Antoine Guillaume, Laurence Bibot, Pierre Poucet. L'équipe des "Belles personnes", le dernier spectacle de Sébastien Ministru, sur les planches du TTO. | © TTO.

Art et Scène

« En Angleterre, les Lukaku, Hazard, De Bruyne et Kompany ont ravivé l’éclat de la Belgique de façon fantastique »

Soda, « the voice », est de retour en Belgique pour un spectacle trépidant, Les Belles personnes de Sébastien Ministru, du sur mesure au TTO. On a pu le constater en direct, la comédienne, ex-productrice et animatrice de talent (Rtbf), qui vit à Londres, n’a perdu ni sa voix légendaire, ni son bagout d’enfer. Après avoir festoyé sur les planches, elle se remet à table pour Match et parle humour d’Albion, séries british, petits pois à la menthe ou gastronomie du 7e art.

Dans Les belles personnes, vaudeville à la page où sont croqués quelques profils bobos qui abordent, entre dîners en ville et célébrations diverses, une brochette de thèmes, des plus prosaïques aux plus sociétaux (homoparentalité, sexualité, vie, mort, syndicalisme, éthylisme de salon, auto-fiction…), elle campe Élisabeth, un personnage de bourgeoise étriquée sans excès. Soda apporte à cette épouse d’alcoolique mondain des stries de fantaisie toute personnelle et une emphase débridée aux accents british. Le rôle a été écrit pour elle par Sébastien Ministru.

Lire aussi > « Les belles personnes » au TTO : Le nouveau cru de Ministru

Formée au Conservatoire de Bruxelles, Soda a officié à la Ligue d’impro et joué dans une série de spectacles, notamment au TTO. Elle a fait longtemps de la télé (RTBF et RTS, télévision nationale suisse) et et de la radio (SIS, Radio 21) avec une aisance et un force de répartie rarement égalées. La fraîcheur de son style, sa verve bouillonnante, son humour bien trempé et son sens de la convivialité ont imprégné les esprits. Douze ans durant, elle a été l’une des figures de proue du légendaire « Jeu des dictionnaires » et de « La Semaine infernale », aux côtés de Marc Moulin, Philippe Geluck, Jacques Mercier…

Revoir aussi > Le jeu des dictionnaires en 1993 extrait : https://www.youtube.com/watch?v=LKv2QTRPn8U

Elle a animé l’émission « Faudra qu’on en reparle » sur La Première et « L’aile ou la cuisse » sur la même chaîne. C’est précisément dans ce domaine culinaire/convivial que nous avons décidé de la cuisiner. Nous y avons ajouté quelques éléments british puisque la belle vit à Londres depuis vingt ans, avec son mari et ses deux filles. Elle connaît la capitale et les mœurs britanniques comme sa poche. A Londres comme ailleurs, elle s’investit aujourd’hui dans plusieurs causes humanitaires, notamment celle des réfugiés et des sans-abris mais c’est un autre débat qu’elle n’évoquera pas en mode express. Le ton aujourd’hui est convivial et plutôt light, à l’image des Belles personnes, ce spectacle qu’elle porte avec ses comparses de longue date, Laurence Bibot (magnifique en chef d’entreprise allumée) et Nathalie Uffner, parfaite à la mise en scène. A table donc.

 

Soda et l’équipe du Jeu des dictionnaires et de La Semaine infernale. Parmi eux, Virginie Svensson, Marc Moulin, Philippe Geluck, Jean-Pierre Hautier, Jean-Jacques Jespers…© Rtbf.

Quelles sont les différences majeures entre un rituel de repas belge et british ?
Soda. Les Anglais mangent le dessert avant le fromage. Par ailleurs, la cuisine anglaise a beaucoup évolué, on est loin du fish and chips à tout va. Même s’il en existe encore du très bon.

Les petits pois à la menthe, c’est dépassé, désormais Londres est une ville de gourmets et d’œnologues avertis. Quelles sont vos meilleures adresses ?

Il y a une variété absolument colossale de restaurants. Je n’ai pas une cantine attitrée mais j’adore les Petersham Nurseries (https://petershamnurseries.com) dans Richmond Park, à l’ouest de Londres, un endroit où j’adore me balader à vélo. On peut y déguster une part de gâteau en regardant les biches (les vraies)…

Vos filles étaient dans le même jardin d’enfants que ceux de Rowan Atkinson (Mr Bean), que vous avez souvent salué. Quels sont les autres seigneurs anglais qui vous font marrer ?

Dans la rue, Rowan Atkinson n’est pas drôle du tout. Il regarde le bout de ses chaussures comme nombre d’Anglais, et certains Scandinaves ai-je constaté ! Il est très timide dans la vie. Il ne me fait pas hurler de rire en réalité. Je préfère par exemple Ricky Gervais… The Office en version originale, c’est l’humour anglais dans toute sa splendeur !

A revoir > Ricky Gervais dans The Office : What’s an Elf ? https://www.youtube.com/watch?v=qAnIOCIBFR4

Et bien sûr, j’aime aussi les classiques, Spike Milligan, les Monty Python restent merveilleux mais la relève est là. Elle est large, impossible de mentionner tout le monde… Sinon, si vous me demandez mon humour préféré dans l’absolu, hors Angleterre, c’est « Saturday Night Live » ! L’émission est truffée d’excellents comédiens, Alec Baldwin imitant Trump n’est que la partie la plus visible de l’iceberg !

Soda avec le journaliste Alex Puissant (BRTN) lauréats des Fashion Garden Awards en 1996. © Daniel WILLAM / Belga.

Absolutely Fabulous reste un must absolu, quelles sont les autres séries british qui vous font hurler de rire ?
Avant Ab Fab, je mettrais Little Britain, créée par David Walliams et Matt Lucas. Je ne m’en lasse pas. Il y a aussi la famille Kumar – The Kumars, éternels et fabuleux. Et j’adore le nouveau Ricky Gervais, After Life, pas seulement drôle mais sweet and sour, une merveille dans le casting et l’observation des personnages. Il y a aussi le Tracey Ullman Show, une série BBC qui me fait hurler de rire. Tracey Ullman se transforme en Angela Merkel, Camilla Parker Bowles, Judi Dench, Elizabeth II ou Jerry Hall et c’est divin !

A voir aussi > Ricky Gervais dans After Life https://www.youtube.com/watch?v=v1GxPujWses

Quelle est la plus grande comédienne/humoriste britannique?

Les humoristes anglaises sont très fortes. Il y a des tonnes de filles qui mènent des talk shows géniaux. Sinon, la plus grande en termes de taille, c’est Miranda Hart assurément! Elle fait quasi 2 mètres. En talent, j’adore Helen McCrory, qui a incarné Cherie Blair dans The Queen et a joué dans Harry Potter. Sur petit écran, elle est l’un des personnages centraux de la série Peaky Blinders. Phoebe Waller-Bridge, actrice et scénariste, elle a fait une série qui s’appelle Fleabag sur la BBC. Pour moi, c’est la femme la plus drôle d’Angleterre pour le moment.

A voir aussi > Fleabag, saison 1, bande annonce http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19564435&cserie=20611.html

Quels sont les meilleurs spectacles que vous avez vus à Londres?
Je passe ma vie au théâtre. Si je peux j’y vais au moins deux fois par semaine. J’aime tout, de l’open mike (performances-happenings spontanés) à la comédie musicale en passant par le Globe de Shakespeare. Avant qu’il ne tombe en disgrâce j’ai vu Kevin Spacey dans toutes les pièces possibles à Londres. J’ai pu voir sur les planches aussi Ralph Fiennes, Judi Dench, Christine Scott Thomas, Vanessa Redgrave, la liste est infinie. Le metteur en scène belge Ivo Van Hove a vraiment le vent en poupe à Londres. Il a mis Gillian Anderson en scène dans All about Eve, le remake du film de Mankiewicz. Il a aussi mis en scène l’excellent Bryan Cranston, (Breaking Bad) dans Network et Les Damnés d’après Visconti – qui arrive à Londres à la fin de l’année. A Bruxelles le dernier spectacle que j’ai adoré c’est Cold Blood de Jaco Van Dormael et Michèle Anne De Mey.

Laurence Bibot, Soda et Nathalie Uffner, directrice du TTO. Un trio professionnel et amical carrément magique. DR.
Le Belge aux yeux du Britannique serait plutôt incarné par Hercule Poirot, Tintin, Georges Simenon, Jean-Claude Van Damme ou le roi Philippe ?
Il y a vingt ans, si on demandait à un Anglais de citer cinq Belges célèbres, c’était présenté comme une blague. A l’époque, Tintin et Poirot étaient sans doute le plus souvent cités. Aujourd’hui tout a changé ! Ce sont les joueurs de foot qui cartonnent, les Lukaku, De Bruyne, Eden Hazard, Vincent Kompany…. Ils ont redoré l’image de la Belgique de façon fantastique. J’habite entre les stades de Chelsea et Fulham. Le hooliganisme n’est pas omniprésent comme on le dit. Je vois plutôt le foot anglais comme un spectacle familial emballant.

Le hooliganisme n’est pas omniprésent dans les stades comme on le dit. Je vois plutôt le foot anglais comme un spectacle familial emballant.

Quel est pour vous le meilleur film de repas ou célébration : La grande bouffe, L’aile ou la cuisse, Festen, Quatre mariages et un enterrement, Cuisine et dépendances, My Big Fat Wedding…?

Mon film préféré toutes catégories, c’est Big Night (A table pour le titre en français dans certains pays) de Campbell Scott Michael qui se passe dans le New Jersey des années 50. Un feel good movie avec Isabelle Rossellini, Stanley Tucci, Mark Anthony… Il a reçu le Prix de la critique du Festival du film américain de Deauville en 96. C’est l’histoire de deux frères Primo et Secondo, qui ouvrent un resto, on leur dit que l’immense chanteur et trompettiste de jazz Louis Prima va débarquer dans le resto. Il n’arrivera jamais… La BO de ce film m’a accompagnée toute ma vie. “Hey Mambo”, le fameux “Buona Sera Signorina” etc.

A revoir > Big Night : The “secret recipe” : https://www.youtube.com/watch?v=Yd8gK6EgpLM

Parmi mes films de bouffe préférés, il y a aussi Ratatouille, formidable dessin animé. Et Chef de Jon Favreau (2014). Avec Favreau, Sofia Vergara, Scarlett Johansson, Robert Downey Jr… Le héros, ou antihéros, chef cuisinier de renom, sans emploi après une critique incendiaire, se recycle dans la cuisine itinérante, sévit dans un foodtruck. Il crée un sandwich cubain qui fait vachement envie! Il y a une scène dont je raffole aussi dans Les Affranchis de Scorsese : on voit le personnage de Paulie couper finement une gousse d’ail avec une lame de rasoir, ça permet à l’ail de mieux fondre dans la poêle et d’améliorer la sauce tomate. Ils sont tous derrière les barreaux et continuent à préparer des pâtes comme si de rien n’était. Cette séquence avec la lame qui aurait pu trancher la gorge d’un gardien de prison est une métaphore géniale de la mafia. Ce qui fascine dans la mafia, c’est ce gangstérisme associé aux traditions, famille, pâtes et tutti quanti. Il y a ce mélange de rituel, de menace et de transgression de la loi ! J’aime quand le scénariste/auteur propose une lecture à plusieurs niveaux. Dans Les belles personnes de Sébastien (Ministru), le personnage d’Aurelio Mergola, en parlant d’une journée passée dans la famille de son compagnon d’origine italienne, évoque “toute l’histoire de la sauce tomate en trois camions”… Cette image dit beaucoup sur la tradition familiale. Ce qui unit une famille passe évidemment par la nourriture et les repas.

A revoir > Les Affranchis de Scorsese, la scène de la prison https://www.youtube.com/watch?v=etsmg6VZeC0

Le pire clash durant un repas ?

Le clash n’est pas dans ma culture ni dans mes habitudes, surtout pas à table. Mais je vous donnerai l’exemple de ce que les anglais appellent le “B word”, c’est à dire le Brexit, le sujet qui fâche par excellence. Le 23 juin 2016 a eu lieu le référendum : les Britanniques devraient choisir entre Brexit ou Bremail (Britain remain). Une expression d’ailleurs peu utilisée à mon grand désespoir puisque cette dernière option avait été alors évacuée par le vote populaire. Le lendemain de cette décision des Britanniques, ma famille et moi avons reçu des textos d’amis anglais qui s’excusaient ! Le 23 juin, on était complètement sous le choc. On marche sur des œufs. C’est devenu après un tel imbroglio, la situation est vraiment déplorable. Bref, l’équivalent d’un bonne soirée à Londres aujourd’hui, c’est une soirée où on ne parle pas du fameux “B- word » !

Aucun souvenir de soirée qui soit partie en vrille ?

Si vous voulez dire une soirée où j’ai giflé quelqu’un avant de balancer la table, la réponse est évidemment non, on est civilisés quand même !

Quels sont néanmoins les thèmes susceptibles de fâcher lors d’une réunion de famille/réveillon/autres : sexualité, sexisme, vie privée, goûts, physique, éducation des enfants, réussite de la progéniture, affaires financières, religion, maladie, politique…?

Je suis contre les règlements de compte en public. Je n’aime pas non plus ceux qui monopolisent l’attention pendant un dîner, se lancent dans des discours etc. Il n’y a pas de tabous mais il faut écouter l’autre. Il faut surtout pouvoir rire, se moquer de soi-même, dédramatiser les situations. Tout peut toujours être mal interprété dans un groupe de personnes, ça peut vite déraper. Ça me renvoie aux modes de communication des réseaux sociaux où le moindre post, le moindre émoji mal placé peuvent ouvrir des hostilités ! Facebook and co sont des intermédiaires grossissants, déformants même si je sais que ces réseaux sont évidemment incontournables aujourd’hui, je ne vis pas dans une cave sans électricité ! Mais ça reste une source de malentendus. Plus on a le choix pour communiquer, plus ça devient difficile d’être compris. C’est un truc qui me rend dingue.

« Les belles personnes » parfois se prennent la tête ou le bec. Mais avec élégance toujours. © Gabriel Balaguera / TTO.
Votre meilleur souvenir de repas tous lieux confondus ?
A l’époque où ma maman était hospitalisée à Liège, au plus mal, quand je quittais Liège pour regagner Londres, rongée par le cafard dans ces moments douloureux, j’achetais à Liège un magnifique poulet rôti, des carottes râpées et des pommes de terre, je m’arrêtais à Bruxelles pour les partager, ainsi que mes états d’âme, avec ma fidèle bande d’amies. C’était pour moi le meilleur poulet rôti du monde. Ça renvoie aussi au poulet-frites-salade des dimanches en famille quand j’étais petite. En parlant de nostalgie, chaque fois que j’arrive en Belgique ou que je repars à Londres, je vais manger un américain-frites! C’est un autre rituel réconfortant.

La pire épreuve pour vous en matière de mondanités, c’est quoi, les ronds de jambes imposés ?

Je ne raffole pas des mondanités. On peut se retrouver coincé, par exemple lors de dîners de gala dans une ligne de charity business que les Anglo-saxons adorent. Selon le voisin qu’on vous a choisi à table, on peut évidemment se retrouver à échanger des platitudes quelques heures durant…

Savez-vous refuser une invitation ?

Je n’aime pas me sentir piégée mais si ça peut aider une cause ou célébrer quelque chose qui me tient à cœur je vais accepter malgré tout, je suis plutôt souple.

La surprise party du siècle à vos yeux, la fête de tous les diables ou celle de votre vie ?

Quand j’ai fêté mes 20 ans de mariage, on avait réservé un château digne d’un roman dans la région de Namur. Tous les copains sont venus, on a fait des saynètes, on a chanté et dansé toute la nuit et on s’est retrouvés encore groggy au petit-déjeuner.

Plutôt feux d’artifice ou partie de colin-maillard en fin de repas ?

J’aime les deux, ça dépend du contexte. Mais si vous faites allusion à une ambiance à la Eyes Wide Shut de Kubrick, vous vous plantez, ce n’est pas ma tasse de thé, ha ha ha !

Quelle est la blague de plus mauvais goût à table ?

Je n’aime pas la grossièreté.

In vino veritas?

Ça peut être un peu dangereux en effet, l’alcool est un révélateur. Mais j’ai la chance d’avoir l’alcool joyeux!

Vous êtes plutôt : boire et aimer, boire et mourir de rire ou boire et ne pas conduire ?

Je n’ai pas besoin de boire pour rire et aimer. Mais boire et conduire, ça non ! Les Anglais boivent beaucoup mais s’il y a bien une chose qu’ils ne font pas c’est boire et conduire. En Belgique, on a tous tendance à se dire : un petit verre ça va aller.

Nos amis britanniques seraient plus civilisés sur ce plan?

Possible. Mais peut-être le font-ils pour pouvoir boire plus et mieux perdre le contrôle !

Longtemps, on a prétendu que Calais, pour l’Anglais moyen, c’était “déjà un peu l’Afrique”. Aujourd’hui, en phase de Brexit, un convive belge à Londres, c’est un étranger parfait ?

Il y a de la xénophobie en Angleterre comme ailleurs, et il y a bien sûr du protectionnisme. Mais il y a aussi toute une partie de la population qui est résolument ouverte au monde. Je conseille à tout le monde d’aller voir la superbe expo du photographe Martin Parr (Only Human), une radiographie de la Grande-Bretagne en phase de Brexit et visible jusque fin mai à la National Portrait Gallery. Son regard sur l’Anglais d’hier et d’aujourd’hui est unique. Il évoque l’intégration dans l’Angleterre traditionnelle, il est percutant et tendre à la fois, sans être jamais paternaliste.

A voir > L’expo Only Human de Martin Parr https://www.npg.org.uk/whatson/only-human-martin-parr/exhibition/

Vous avez été sensibilisée à la cause des réfugiés, vous vous investissez à Londres et vous avez officié dans un camp d’accueil humanitaire à Lesbos. Peut-on devenir militant à tout moment ? Quelles autres causes vous font sortir de vos gonds ?

Oui, évidemment, il n’est jamais trop tard pour s’investir dans un combat. Mes deux filles me sensibilisent à des causes notamment environnementales. Je prends conscience de l’urgence de la situation et je trouve formidable que les jeunes se mobilisent. Outre la cause des réfugiés, les questions de la surconsommation et de la surproduction me touchent et m’interpellent au plus haut point.

Quelle est votre définition d’une belle personne?

Elle rejoint cette phrase qui était mon leitmotiv, je l’utilisais en gimmick à la fin de mes émissions sur la Première : Quoi que vous fassiez, faites-le bien !

Les Belles personnes de Sébastien Ministru, sur une mise en scène de Nathalie Uffner est à voir au TTO jusque début juin. Www.ttotheatre.be

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