« Beyond the Bean » : L’exposition photographique sur les coulisses de la fabrication du café

« Beyond the Bean » : L’exposition photographique sur les coulisses de la fabrication du café

Un fermier de Aguadas, en Colombie | © Rena Effendi

Art et Scène

L’exposition photographique Beyond the Bean à Bruxelles, fruit d’un partenariat entre Nespresso et le National Geographic, nous fait voyager, du 24 mai au 2 juin, aux origines même du café. À travers le regard de la reporter azérie Rena Effendi, on y découvre les hommes et femmes qui se cachent derrière ces précieux grains, au cœur des plantations du Zimbabwe, de Colombie et d’Indonésie.

 

La dizaine de photographies disposées dans la galerie Huberty & Breyne à Bruxelles, où est présentée l’exposition Beyond the Bean, sont comme un parcours à travers l’univers de la célèbre marque Nespresso. Entre deux histoires de cultivateur de café aux quatre coins du globe, on y découvre les dernières avancées de la marque, du recyclage à 100 % de leurs capsules en aluminium à leur programme AAA pour l’avenir des fermiers.

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Plus qu’une simple exposition, c’est une invitation à aller voir l’envers du décor de cette petite capsule, immergé dans les communautés des producteurs de café. « C’est important de représenter le savoir-faire de ces fermiers avec qui nous sommes directement en relation, indique Stéphane Detaille, le responsable Marketing de Nespresso Belgique et Luxembourg. Leur travail est d’une grande précision et on devait l’exposer pour que chacun puisse visualiser le quotidien de ces producteurs de café. » Des histoires que Rena Effendi, photographe collaborant régulièrement avec le National Geographic, a documentées.

© Robin Tutenges

Portrait de café

Les grands portraits exposés à Beyond the Bean, réalisés en format carré, livrent des histoires familiales de cultivateurs passionnés. Sur les reliefs des plaines du Zimbabwe la photographe Rena Effendi a notamment rencontré Jesca, une fermière de 35 ans qui vit au village de Pangeti près de Mutasa. Sur cette terre fertile, elle y cultive avec son mari du café depuis la fin des années 1990. Les témoignages qui accompagnent les photographies nous dévoilent les nombreuses facettes du métier, qui s’avère parfois très dur. Les récoltes étant perméables aux variations climatiques, elle a dû faire face à plusieurs difficultés avant de pouvoir en vivre. Aujourd’hui, grâce notamment au soutien et à l’expertise de programmes orchestrés par Nespresso et l’ONG TechnoServe, Jesca possède 3 500 caféiers et ses fèves ont été récompensées par un prix en 2015.

Jesca Kagai, une agricultrice de 35 ans, récolte des cerises de café dans sa ferme située dans la vallée de Honde, à l’est du Zimbabwe, en 2018. Elle a été élue deuxième meilleur producteur de café du district de Mutasa. © Rena Effendi

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De l’autre côté de la planète, en Colombie, on découvre l’histoire d’Alba Maria, caféicultrice de père en fille. « La culture du café est le but de ma vie » dit-elle. Elle a appris très tôt à planter et à cueillir du café, puis, à la mort de son grand-père, elle a décidé de reprendre l’exploitation, après avoir vécu un temps en ville. Aujourd’hui, elle cultive 7 200 caféiers avec sa fille et petite fille et bénéficie, comme 100 000 producteurs de 13 pays différents, du programme pour l’avenir des fermiers AAA. Une initiative, mise en place entre autres par Nespresso, qui lui permet de profiter d’un plan de retraite et d’une assurance multirisques climatique.

À gauche, Zachariah Mukwinya, un agriculteur de 38 ans, récolte des cerises de café dans sa ferme située dans la vallée de Honde, à l’est du Zimbabwe. Il a 1 200 caféiers et 3 500 plants en pépinière et a récemment rejoint l’Académie AAA, un programme de commerce équitable mis en place par Nespresso pour relancer la culture du café au Zimbabwe. À droite, un fermier de Aguadas, en Colombie. © Rena Effendi

L’oeil de Rena Effendi

Née à Bakou, en Azerbaïdjan, la photographe a parcouru le monde multipliant les reportages, allant des femmes victimes d’héroïne et de trafic sexuel au Kirghizistan à la vie cachée des jeunes de Téhéran. Dès ses débuts, elle concentre son travail sur les problèmes de conflits et de justice sociale. C’est donc un regard tout particulier que le National Geographic a choisi pour ce voyage au cœur des grains de café.

Rena Effendi au Zimbabwe © Nespresso

Armée de son inséparable Rolleiflex des années 1960, un appareil photographique argentique, elle immortalise avec douceur le quotidien de ces fermiers du bout du monde. À l’instar des photographes d’antan, ces photographies ont ironiquement un léger « grain » qui n’est pas sans rappeler celui du café. Une touche de nostalgie réalisée avec brio, qui explique pourquoi elle a été la lauréate de tant de prestigieux prix photographiques, de la bourse professionnelle Alexia 2018 à un prix Sony World Photography sans oublier une deuxième place aux World Press Photo. Un talent qu’elle a mis, cette fois-ci, au service de Beyond the bean.

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