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Kroll au TTO : « Trump, c’est un scénario permanent »

Pierre Kroll sera au TT0 pour huit représentations de son spectacle humoristique. | © Alix Marnat

Scène

« Je ne cherche pas à devenir un comique », nous lance-t-il peu avant de monter sur scène. Le cartooniste liégeois, visage familier des écrans télé et architecte de formation repart au front. Il est du 31 mai au 10 juin sur les planches du Théâtre de la Toison d’Or. On en profite pour le harponner entre deux portes. Le roi Albert, Michel Daerden, Macron, Le Pen… Il parle de tout.

Il a la modération et la liberté naturelle de l’humour made in Belgium, cette dose de détachement non déshumanisé, ce recul sur les choses qui confine au surréalisme. Mais c’est un cliché et Kroll le dépasse. Ses dessins sont noirs et ronds, drôles et bons. Sans cynisme. L’homme est mesuré, il pèse son trait et son propos. Background « mixte » (père anti-clérical, mère catholique) oblige, il exprime une opinion sans heurter. Du moins jamais gratuitement. Son seul en scène est né après la mort de Cabu, Wolinski, Charb, liquidés à la kalachnikov. On lui a demandé de prendre part à des débats, des exposés sur les tabous religieux, la liberté d’expression. Les prestations se sont multipliées. Il a voulu en faire un one-man-show. Mais pas dans la veine des shows d’humour professionnel, un vrai métier auquel se frottent aujourd’hui, sans vrai succès, les animateurs télé.

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Sur une « mise en forme » de Bruno Coppens, il raconte son parcours, se tourne ensuite vers le travail de presse et l’actualité. Un exposé interactif avec écran et projections. Le public incarne l’équipe rédactionnelle d’un canard et lance des pistes pour la caricature du jour. Kroll, que l’on voit toutes les semaines pratiquer cet exercice en direct sur la RTBF, brosse à traits rapides le dessin demandé.

Le trauma Charlie Hebdo

« L’idée ici », nous dit-il d’entrée, « c’est de passer une soirée ensemble avec le public. Tout est écrit, mais je ne dis pas mon texte mot à mot, je ne suis pas du tout comédien et ne cherche pas à devenir un comique. Après l’attentat contre Charlie Hebdo, on m’appelait pour faire des conférences, on me posait un tas de questions. Ensuite je suis monté sur scène pour parler de ce métier. J’ai craqué aussi, je connaissais les cinq dessinateurs qui ont été tués ».

Était-il lui-même un lecteur de Charlie ? « Je lisais ça quand j’avais 16 ans, en cachette, mais je n’ai jamais été abonné. Je le lis en vacances, avec Paris Match ». Charlie n’a-t-il pas perdu de sa drôlerie ? « Ceux qui ont été tués n’étaient pas les plus mauvais… Ce n’est pas évident de les remplacer. Ils avaient aussi une manière de dessiner pour leur public. Aujourd’hui, Charlie s’adresse à tout le monde ».

J’ai essayé de faire en sorte qu’il n’y ait pas un avant et un après sinon, ils ont gagné.

La caricature évolue avec le temps. Les dessins portant sur la religion sont devenus de la dynamite, au sens le plus basique du terme. Les risques ont évolué. « Comme tout discours public. L’après-Charlie a changé des choses. Les petits dessins lus par des initiés ont été vus soudain par des millions de gens à travers le monde. J’ai eu l’insigne honneur de devenir académicien, dans la catégorie des Lettres & des Sciences morales et politiques, pour faire le vantard ! Je rejoindrais dans sa vision des choses l’académicien belge Lucien François (éminent juriste de l’ULG, qui fut notamment chef de cabinet adjoint de Jean Gol. NDLR) qui évoque le problème de l’existence de Dieu. Et autres sources de conflits de valeurs. Il estime que les fanatiques de toutes convictions ne peuvent concevoir que l’évocation même de l’existence de Dieu constitue un problème. On peut difficilement aborder ces questions de religion dans l’harmonie car elles engendrent des luttes de valeurs. Je ferais la même conclusion de manière détendue : il n’est pas toujours simple de parler sereinement de religion. Marine Le Pen a un discours d’extrémiste religieux. Elle parle comme si la France était une religion. Dans les dessins, j’ai essayé de faire en sorte qu’il n’y ait pas un avant et un après sinon, ils ont gagné. C’est une meilleure manière de résister. Il faut faire ce qu’on a envie de faire dans une totale liberté, mais il ne faut pas que la motivation soit la haine de l’autre ».

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Le background familial de Kroll, « mixte » religieusement parlant, et son éducation au Congo ont contribué à ouvrir le champ. « Mon père était athée convaincu et ma mère catholique pratiquante. Cela explique, modestement, ma tolérance. J’ai été élevé en Afrique et à mes yeux, quand j’étais petit, les gens anormaux, c’était les blancs ! » La société est devenue plus politiquement correcte. Cela contraint le dessinateur, le créateur, à devenir plus explicite, au risque de perdre en humour ce qu’il gagne en clarté. Plus que jamais aussi, le maniement de thèmes touchy impose du talent. Talent d’auteur – écrivain, cinéaste, dessinateur -, talent de lecteur également. Le caractère didactique peut tuer le trait. « Aujourd’hui en effet, on ne voit plus l’intention. On en revient à ce que je disais sur Charlie Hebdo. Il faudrait insérer une note au-dessus de chaque dessin : ceci est de l’humour ou du second degré. On pourrait presque imaginer qu’à l’avenir il faille mettre des mentions d’alerte du type : attention, page 4, il est question de thèmes chauds… »

Concurrence post-attentats

Quelles ont été à ses yeux, dans le cadre politique belge, les circonstances les plus pénibles à illustrer ? « De manière générale, on riait avec plus de détachement de la politique avant. Partout on s’est moqué de nos hommes politiques. Mais maintenant, tout est plus tendu. Quand je traite de Publifin, mes dessins sont récupérés par des sites d’extrême droite sur le thème populiste du « tous pourris ». Le climat rend tous les dessins plus difficiles. Deuxième exemple de contexte délicat, les attentats. Les migrants se prêtent mieux à la caricature si j’ose dire, on voit mieux maintenant comment dépeindre leur sort. Mais avec les attentats, on est de plus en plus amené à une compétition malsaine et ridicule ».

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Kroll parle de la multiplication des dessins dits de presse, de ces images qui deviennent des slogans un peu systématiques… « Ça a commencé à avec 11 septembre. La statue qui pleure, tout le monde l’a fait ! Même les dessinateurs de BD comme Johan Sfar s’y sont mis. Je ris toujours avec Plantu parce qu’on lui reproche de faire des logos. Or s’il y en a bien un qui peut le faire, c’est lui. Il le fait à chaud et c’est publié dans Le Monde l’après-midi. Mais moi j’en ai marre de faire le dessin symbolique que le journal attend ! Le dessin de presse est dans l’action, il ne laisse pas passer un jour. Le dessin logo qui a marqué tel attentat et se retrouve ensuite compilé dans des albums recueils sur les attentats, ce n’est plus du dessin de presse. Ça n’a plus du tout le même sens »

Les djihadistes en « gros cons »

Peut-on dessiner les terroristes sans les rendre pittoresques – pathétiquement sympathiques ou bêtement démoniaques au sens bédéesque du terme ? Et est-ce jouable sans être automatiquement dans une moralisation peu porteuse ? « Moralistes, nous le sommes un peu. Les tabous varient. Sur les djihadistes, on est à chaque fois un peu moralisateur dans la manière de faire. Je ne dessine pas les grands diables pour faire peur, je préfère dessiner des gros cons ridicules. Quant à ne pas les rendre sympathiques, j’essaie de leur donner des gestes qui leur donnent l’air un peu stupide. Je fais ça d’ailleurs avec tous les radicaux. Et tous détestent qu’on les moque. Un dessinateur en Indonésie ou à Haïti aura d’autres tabous. Mais ce qui a l’air de faire notre ADN partout, notre point commun, c’est l’opposition à la dictature, tous les excès de pouvoir, la torture, la corruption, le racisme, les excès de pouvoir… Bien sûr, il existe des dessinateurs d’extrême droite aussi. Je ne les connais pas et ne les fréquente pas ».

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Faut-il par ailleurs éviter à tout prix le militantisme ? « Je vais parler par exemple du commerce des armements dont la Wallonie profite. Un petit dessin qui a l’air de le dénoncer, c’est quand même parfois bienvenu ».

Pudeurs anglo-saxonnes

Pierre Kroll fait partie du réseau Cartooning for Peace. On y débat notamment de liberté d’expression. Certaines formes de politiquement correct ont la réputation de provenir des sociétés anglo-saxonnes plutôt puritaines. « Ce réseau a été créé par Plantu avec Kofi Annan à la présidence d’honneur alors qu’il était encore secrétaire général de l’ONU. A la fin de mon spectacle, j’évoque en synthèse les problèmes majeurs qu’un dessinateur peut rencontrer. Parmi ceux-ci, le blasphème, qui, par définition, ne devrait concerner que ceux qui pratiquent la religion. Et la question du politiquement correct, typiquement américaine. On pense notamment aux censures de seins nus sur Facebook. Mes livres se vendent aussi en version électronique sur l’Apple Store. Un de mes recueils (« On s’en souviendra », en 2014) a été refusé en Ibook à cause de sa couverture. J’y avais dessiné Delphine Boël en Femen, seins nus, avec sur son buste l’inscription « Le roi est mon père. Père était biffé et avait été remplacé par « frère ». La principale intéressée d’ailleurs avait rigolé et m’avait dit : mes seins sont moins beaux ! Quoi qu’il en soit, il a été censuré par les algorithmes d’Apple. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, je le crains. Beaucoup d’autres auteurs de BD ont subi le même sort. C’est assez absurde. Globalement le politiquement correct a gagné du terrain ».

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Retour donc au bon vieux précepte du « rire de tout, pas avec tout le monde ». Outre le talent, qui ne suffit pas, le contexte, quand on s’essaie à l’humour, est crucial. Et dans ce domaine, l’horizon s’est méchamment resserré. « Le plus souvent ça part de bonnes intentions. Quand je dessine un handicapé dans une chaise roulante devant un escalier, je me moque de l’architecte. Ce genre de dessin ne passe plus sauf dans une revue spécialisée dans les ascenseurs ! »

« Mon Macron n’est pas bon »

La sphère politique reste naturellement porteuse. Elle intéresse, par définition, le citoyen et peut, par essence, encaisser la critique. Des personnages comme Trump et Le Pen, c’est du gâteau pour un caricaturiste. Trop simple ? « Certains font dans la caricature grossière, c’est bien aussi. Je préfère pour ma part l’ironie à la grosse méchanceté. Avec Trump, Obama ou Macron, le boulot n’est pas le même si on veut être plus nuancé, sans cirer les pompes non plus. J’essaie d’être précis. Se pose aussi le problème d’une certaine utilité. Il ne faut pas ici que je sois militant. Le dessin est là pour faire sourire, inutile d’en rajouter. A quoi cela peut-il servir de mettre un brassard avec une croix gammée au bras de Jean-Marie Le Pen ? Ça ne change rien. La preuve : le FN n’a fait que grandir… »

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L’humour en croquis ne l’oblige donc pas à prendre des positions « bateau », au détriment de la nuance.  « Je n’aime pas qu’on donne l’impression que les coinçages l’ont emporté parce que ce n’est pas vrai. Je n’aime pas le contraire non plus. Après l’élection de Macron, il y a eu des débats entiers, avec des unes de journaux sérieux, sur le fait qu’il existerait deux France. Non ! Il y a deux électorats peut-être, mais c’est plus complexe que d’affirmer qu’il y a deux France. C’est d’un simplisme total. De chaque côté, il y a des gens qui s’en foutent, des racistes etc. Je n’aime pas cette simplification. Les billets radio font appel à une autre forme d’intelligence qui permet d’être plus complexe dans le traitement d’une info en mettant des choses en doute. Le second degré du Gorafi ou de Nordpresse, ça marche ».

Sans surprise, les profils les plus ardus à caricaturer sont ceux qui ont les traits les plus réguliers. Il y aussi la nouvelle vague, une manne céleste. Des visages, des silhouettes à digérer, à assimiler. « Je ne prépare jamais rien, je prends du métier cette notion : on est dans l’immédiat. Je me laisse porter, comme le potache du fond de la classe qui voit arriver un nouveau prof et s’y met. Mon Macron pour le moment n’est pas très bon mais ça viendra. Yves Leterme n’avait pas une gueule facile. Il faut aussi que le lecteur s’habitue à un nouveau personnage. Je joue beaucoup avec la connivence ».

Quand on voit des présidents de parti comme Olivier Chastel qui n’apparaît même pas dans le débat du dimanche, on regrette effectivement des personnages à la Michel Daerden.

Certains hommes politiques sont des humoristes nés. Il y a eu des virtuoses spontanés comme Michel Daerden que Kroll appréciait. Qui aujourd’hui a du charisme à ses yeux ? « Trump bien sûr. C’est un scénario permanent. De Wever en Flandre même si on le voit peu dans les médias. Je trouve que Di Rupo a un certain charisme. Il a une popularité auprès des enfants qui reconnaissent son nœud papillon, son style. Il pourrait être chanteur sur le retour diront certains, mais c’est Elio ! Quand il arrive quelque part, c’est un people, il est sa propre image en permanence. Je regrette des André Cools, des Guy Spitaels… Il y a sûrement des talents à venir, comme un Georges-Louis Bouchez par exemple. Il a une gueule, le MR va sans doute s’en servir. Mais quand on voit des présidents de parti comme Olivier Chastel qui n’apparaît même pas dans le débat du dimanche, on regrette effectivement des personnages à la Michel Daerden ».

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La robe de chambre au patrimoine

Côté têtes couronnées, Pierre Kroll a peaufiné son trait. Lorsque Philippe et Mathilde sont arrivés sur le trône, il maîtrisait déjà leur allure. Lors du « peignoirgate », la fameuse séquence thalasso du couple royal en décembre 2015, sa maîtrise a fait des miracles. Le dessin du Roi dans une robe de chambre en éponge, sirotant consciencieusement son jus de fruit était flamboyant de retenue. « Il n’est pas évident de définir ce qui amène à faire une caricature. À l’origine, quand Mathilde est apparue, présentée par Philippe qui nous disait l’avoir rencontrée tout seul, je dessinais une mèche blonde et un sourire. Philippe, je l’ai croqué les bras ballants, un peu godiche, comme Albert au début. Il faut aussi un événement qui donne de la substance aux personnages. Quand j’ai commencé dans le métier il y a trente ans, on ne dessinait pas les membres de la famille royale, ou peu. C’était très rare qu’on dessine Baudouin, Fabiola, ensuite Albert ».

Le roi Albert fait partie des musts de Kroll. Ses apparitions en peignoir violine ont marqué les esprits. « Mon premier dessin d’Albert en robe de chambre remonte à plusieurs années. Je le présentais déjà comme retraité avant qu’il ne règne. C’était l’image sympa du bon papa de la Belgique. Ça l’amusait lui et ça me faisait beaucoup rire, mais ça faisait moins rire Paola. Avec l’actualité, son abdication, la robe de chambre a pris un autre sens. Le personnage qui aura marqué mon œuvre ou ma vie de dessinateur belge, c’est Albert II ».

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Avec la famille royale, on est dans la représentation « cosmétique » et symbolique de la Belgique. « Les membres de la famille sont là pour occuper les gens avec leurs gentilles histoires et leurs enfants. Sinon, Albert II était lié aux crises belges et dans ce sens en effet, il avait une grande portée symbolique. Son peignoir était significatif ». Le Palais ne s’est pas manifesté auprès du dessinateur. Du moins pas directement. « À un moment, la Loterie nationale m’avait proposer d’illustrer des tickets avec des dessins de la famille royale. Ils m’avaient demandé comment procéder. Fallait-il contacter le Palais ou non. Je leur ai dit que s’ils ne demandaient rien, le Palais ne réagirait sans doute pas. Ils ont décidé néanmoins de contacter le Palais qui a naturellement joué son rôle et refusé la parution. C’est normal, ils font leur métier, je fais le mien. Je sais par ailleurs que le roi Albert aimait bien mes dessins. M. Van Ypersele, l’ancien chef de cabinet du Roi, m’avait dit qu’il se retrouvait dans ce que je lui faisais dire. Or je ne lui ai pas fait dire que des choses anodines : par exemple dans le cas de l’affaire Boël quand je l’ai dessiné en robe de chambre, avec une bulle dans laquelle il y avait un grand préservatif ».

Des humoristes en garniture

Kroll avait parlé il y a quelques années de ces étonnantes levées de bouclier qu’avait engendrées sa caricature d’un gille de Binche… Quelles sont les réactions de lecteurs choqués qui l’ont le plus sidéré ? « Cet exemple du gille m’avait permis de parler en filigrane des autres radicalités : touche pas à mon sacré à moi ! Sinon, parmi les réactions plus récentes, je dirais que ce qui a trait à Israël peut prêter à réactions. Une fois encore, après ce qui s’est passé à Charlie, les gens sont de plus en plus nombreux à être attentifs aux caricatures alors qu’il y a trente ans, ils ne les auraient pas lues. Aujourd’hui, l’humour envahit tout car c’est une forme de résistance. Je trouve d’ailleurs qu’il y en a trop ». Trop d’humour, est-ce bien raisonnable ? « J’ai arrêté la radio provisoirement (La Première le samedi) car je trouve qu’il y a trop d’humoristes. Aujourd’hui, il faut des humoristes partout, c’est devenu le papier peint nécessaire à chaque pièce. Même s’il y a des gens que j’adore parmi eux. C’est une période amusante dans un sens mais où les repères ont beaucoup bougé. Où est la caricature, son côté transgressif ? »

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Cette obligation d’impertinence ou de « décalage », est-ce simplement lié à une autre recette qui tient le cap, du pain et des jeux en période de crise? « Sans doute. Si l’on ajoute à ça le déploiement sur les réseaux sociaux, on est littéralement inondé et ça sort du contexte. Les dessins se retrouvent sur Internet, sur Facebook. Je les y place moi-même après leur parution. C’est jeté en pâture à des gens qui parfois me disent qu’ils ne savent pas de quoi ça parle. À la veille du deuxième tour, j’ai dessiné en deux cases ce qu’aurait pu être le lendemain de l’élection : Macron d’un côté, Marine Le Pen qui parle de Merkel comme de « la grosse boche » de l’autre. Je me suis fait incendier par des gens qui m’ont dit : évidemment, vous soutenez Macron ! Alors que je voulais montrer la différence entre la courtoisie de Macron et le manque d’élégance de MLP. Cela dit je ne prétends pas que tous mes dessins sont géniaux ! Mais je ne rentre pas non plus dans une salle de concert pour écouter et puis leur hurler que ce qu’ils font est nul. Je veux dire par là qu’il y a aujourd’hui des gens qui, foncièrement, n’aiment pas la caricature et qui s’en repaissent quand même, donc forcément leurs réactions sont prévisibles, c’est fatigant ! On n’est pas obligé de s’imposer une ligne d’humour mainstream pour plaire au lecteur moyen… »
Pierre Kroll en scène. Mise en forme de Bruno Coppens. Du 31 mai au 10 juin 2017 au TTO.
8 représentations seulement. Galerie de la Toison d’Or 396-398, 1050 Ixelles. 02 510 05 10

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