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Napoléon en Belgique : Un très riche héritage mis en valeur par une grande exposition à Liège

A l'époque de Napoléon, la Belgique bénéficie du grand marché français pour prospérer. | © Belga

Art et Scène

En marge de l’exposition « Napoléon, au-delà du mythe », qui se tient à Liège-Guillemins jusqu’en janvier 2022 dans le cadre du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte, nous avons rencontré le professeur Philippe Raxhon, historien de l’ULiège et conseiller scientifique de cette exposition exceptionnelle à plus d’un titre. Il se penche sur les liens étroits et souvent méconnus qu’ont entretenu la Belgique et la France révolutionnaire et impériale dont il demeure de nombreuses traces.

Paris Match. On le sait peu, mais à travers l’histoire, la Belgique n’a été française que sous Napoléon.

Philippe Raxhon. Elle l’a quand même été un peu avant lui, c’est-à-dire dès 1795. En 1794, les troupes républicaines chassent les Autrichiens de Belgique et, l’année suivante, nous devenons officiellement Français. Des députés « belges » siègent d’ailleurs au Conseil des Cinq-Cents. A cette époque, Bonaparte est un général encore inconnu. A la même période, il se distingue en matant une insurrection royaliste à Paris, mais il n’est pas encore auréolé de ses victoires des campagnes d’Italie et d’Egypte. Nous sommes donc Français depuis peu, sous un régime qui a aboli l’ancien, lorsque Napoléon devient consul, puis Premier consul. A ce moment, au tournant de 1800, les Belges ont derrière eux dix ans de grande instabilité politique. Et même davantage si l’on considère les révolutions brabançonne et liégeoise qui ont respectivement débuté en 1787 et 1789. Tout comme les Français, les Belges aspirent à la stabilité. C’est ce que Napoléon Ier leur apporte et elle est très appréciée.

Elle se matérialise comment cette stabilisation ?

Elle est tout d’abord administrative. C’est l’instauration des départements qui donnent plus tard naissance à nos provinces. Chez nous, comme partout ailleurs dans ce qui va devenir l’Empire, ces départements sont confiés à des préfets dont l’administration a bonne réputation dans la mesure où la plupart d’entre-eux sont de hauts fonctionnaires forts impliqués dans leur tâche. Ils exercent de ce fait une influence positive dans des biens des domaines : la vie économique et sociale, l’urbanisme, les voix de communication, etc. Un exemple en résonnance avec notre époque : en 1801, les préfets s’activent pour vaincre les réticences à l’encontre de ce qu’on appelle alors la « vaccine » contre la variole, vis-à-vis de laquelle subsistent des superstitions.

A Liège, le préfet Desmousseaux se fait vacciner en public, ainsi que sa femme et ses enfants, comme nos politiques le font encore de nos jours. On dispose de la correspondance entre ce préfet et l’Evêque de Liège, dans laquelle il lui demande, nonobstant leurs divergences, d’agir auprès des prêtres afin qu’ils convainquent les fidèles des paroisses d’accepter la vaccination. Bref, ce mode de gouvernance assez moderne fait entrer la Belgique dans l’époque contemporaine. L’étude des rapports entre les préfets et les bourgmestres d’alors, témoigne de cette modernisation de la gestion publique.

Napoléon lui-même y est très attaché, notamment en ce qui concerne la gestion de l’eau potable. Pareillement pour le recensement de la population des départements. Bien sûr, il y a derrière tout cela une forme d’arrière pensée, car si cette administration performante est utile à la planification de l’économie, elle l’est également pour préparer les campagnes militaires. En effet, dès lors qu’il s’agit d’effectuer régulièrement des levées d’hommes en vue de les enrôler dans l’armée, la connaissance pointue de la démographie est nécessaire pour puiser ces recrues. C’est d’ailleurs de cette époque que date le fameux registre national toujours en vigueur aujourd’hui.

Vous parlez des relations divergentes avec l’Eglise. Justement, dans une Belgique très catholique, comment est accepté l’héritage de la Révolution française ?

Il est vrai que la Révolution et le catholicisme, c’est un vrai divorce. Mais il y a, dans le chef de Napoléon, une volonté réelle de réconciliation. Le Concordat de 1801 qu’il négocie avec le Pape Pie VII en est la résultante. Cela apaise les tensions et réconforte les catholiques jusque dans nos provinces. Toutefois, Napoléon tient au principe de séparation entre l’Eglise et l’Etat. Il est d’ailleurs inscrit dans le Concordat qui stipule que le catholicisme est la religion de la majorité des Français et non celle de l’Etat français. Cette volonté de marquer une distance vis-à-vis de l’Eglise satisfait les libéraux belges qui représentent alors une frange importante de la sensibilité politique, laquelle va s’exprimer au fil du temps, y compris en 1830 pendant la Révolution belge.

 

©Ronald Dersin

Et sur le plan économique, qu’apporte à la Belgique l’intégration à l’Empire napoléonien ?

Elle bénéficie du grand marché français pour deux raisons : d’une part, notre proximité géographique ; d’autre part, le blocus économique contre l’Angleterre mis en place par Napoléon Ier. Ce blocus continental amoindrit très fortement la concurrence anglaise subie par la Belgique dans tous les secteurs liés au début de la révolution industrielle. Une partie des notables et des premiers capitaines d’industrie belges tirent parti de cette situation, consolidée de surcroît par le fait que Napoléon ne remet pas en question la vente des biens nationaux qui a suivi la Révolution de 1789.

Or, le Pape réclame leur restitution, l’Eglise estimant avoir été spoliée. Dans nos territoires où l’opinion libérale et les acheteurs craignent de les perdre, on ne revient pas sur la vente de ces biens nationaux. Dès lors, un certain nombre de familles membres de la haute bourgeoisie qui les ont acquis, peuvent les conserver et, par conséquent, les mettre à profit pour favoriser l’essor de la révolution industrielle en Belgique.

A l’époque, la Belgique bénéficie du grand marché français pour deux raisons : d’une part, notre proximité géographique ; d’autre part, le blocus économique contre l’Angleterre mis en place par Napoléon Ier

Tous ces aspects sont essentiellement positifs, mais le passage de la Belgique dans le giron impérial s’accompagne-t-il d’événements moins heureux ?

La conscription et les levées d’hommes pour les campagnes militaires. Dans nos contrées, ça ne s’est encore jamais vu. C’est par dizaines de milliers que des jeunes belges quittent le pays pour prendre part aux guerres napoléoniennes, selon des quotas établis par département. Ces ponctions d’hommes sont donc très significatives et durement ressenties par les familles. Les sources historiques qui traduisent le ressenti des populations à cet égard ne sont pas nombreuses, mais le foklore populaire du XIXe siècle en conserve des traces. En revanche, on possède en Belgique de très riches fonds français d’archives, qui comportent de nombreux témoignages de soldats napoléoniens. L’importance de cette correspondance s’explique par le fait qu’ils désirent fournir des preuves de leur parcours militaire, nécessaires en vue de constituer des dossiers d’indemnisation éventuelle.

Et que peut-on déduire de cette correspondance ? En France, on observe une forte adhésion à la faveur des campagnes victorieuses, avant qu’un mouvement de franche opposition ne s’exprime. Est-ce la même chose pour les conscrits belges ?

Les lettres de soldats sont généralement très pragmatiques, du genre : « J’ai dormi à Berlin », « J’ai perdu une semelle de chaussure », etc. On y trouve rarement un propos politique. Ce qu’on ressent dans l’opinion générale, c’est de la lassitude à partir des années 1809, 1810, c’est-à-dire au moment où l’Empire atteint son apogée et, par la suite, un rejet lorsque le vent tourne. Mais c’est assez difficile de se faire une idée très précise de la sensibilité de l’opinion belge de l’époque, car la presse n’est pas libre sous Napoléon : il maitrise complètement la communication médiatique et les journaux sont la voix de leur maître. En tout état de cause, le Belge est plutôt dans une posture attentiste sous l’Empire. Ca tient au fait qu’il a vu passer tellement de troubles politiques depuis 1789. Il se dit : je suis Français aujourd’hui, sous Napoléon, mais peut-être ne le serai-je plus dans cinq ans, donc j’attends de voir venir.

 

À Liège, l’expo qui va au-delà du mythe. ©Europa Expo.

Restons dans le domaine militaire. Pour Napoléon Ier, quelle importance revêt la Belgique sur le plan stratégique et géopolitique ?

Considérable ! Parce que, lorsque la guerre révolutionnaire commence en 1792, initiée par les Français, elle est conçue avant tout comme une guerre préventive destinée à consolider les frontières. C’est le vieux concept des frontières naturelles qui prévaut, réactivé par la République et qui n’est au fond pas très différend de celui prôné par Louis XIV, c’est-à-dire l’idée que les territoires situés sur la rive gauche du Rhin constituent l’espace naturel de la France.

La Belgique en faisant intégralement partie, ça explique la présence des troupes françaises chez nous pour chasser les Autrichiens. Napoléon demeure très soucieux de préserver ces territoires séparant la France du monde germanique. En grand stratège, il n’ignore pas que la Belgique est une zone à risque d’invasion, c’est pourquoi il effectue plusieurs visites de terrain. Il désire se rendre compte de l’état des fortifications, prendre la mesure des moyens de défense, etc. Donc, oui, il accorde aux départements belges, qui font partie du noyau impérial, une réelle importance stratégique et géopolitique.

Napoléon accorde aux départements belges, qui font partie du noyau impérial, une réelle importance stratégique et géopolitique

L’héritage de Napoléon, c’est aussi le fameux code civil qui continue d’influencer notre droit.

En effet, ce travail considérable de codification du droit marque la liquidation de l’ancien régime. Elle se fait à travers le code Napoléon que nous utilisons encore aujourd’hui pour partie. Tous les efforts législatifs d’abolition de l’ancien régime engendre un phénomène de transition que la Belgique elle-même adopte. C’est d’ailleurs intéressant de voir que lorsque les Belges font leur révolution en 1830, la Constitution dont ils se dotent est très inspirée de la Constitution française de 1791. A tel point que pratiquement 80 % de ses articles sont des copiés-collés de la française. Ces réformes constitutionnelle et législative forment un socle institutionnel directement hérité de la Révolution et de l’Empire. Le paradoxe étant qu’au XIXe siècle, dans un souci de développement du sentiment national belge, les élites catholiques et libérales vont mettre l’accent sur l’occupation française, sans nécessairement reconnaître de manière explicite cet apport de la France révolutionnaire et impériale.

Qu’en est-il de la francisation ?

Elle joue un rôle historique important. Elle concerne toute la Belgique, y compris les départements flamands, dans lesquels les élites adoptent le français et laissent la langue flamande aux franges les plus pauvres du peuple. Cette francisation perdure longtemps et se heurte par la suite à l’effort entrepris sous le régime hollandais, par Guillaume d’Orange, visant à néerlandiser les provinces flamandes. Ses lois linguistiques rencontrent l’opposition des élites flamandes justement, qui ne veulent pas du néerlandais, la langue de leurs domestiques. Eux, veulent conserver le français qui, à cette époque, jouit encore d’une aura considérable en tant que langue diplomatique.

Voilà pour la grande histoire. Y a-t-il de petites histoires associées à l’épopée napoléonienne ?

Toute une série, oui. L’exploitation de la betterave sucrière dans nos régions par exemple, c’est une conséquence directe du blocus continental instauré sous l’Empire napoléonien. En réponse, les navires anglais interdisent aux produits exotiques d’arriver jusqu’en France. Il s’en suit une pénurie de canne à sucre, bientôt remplacée par la betterave dont la culture entraîne des retombées économiques intéressantes pour nos régions. Autre anecdote, c’est à Liège que le procédé de fabrication du zinc est mis au point par le chimiste et industriel Jean-Jacques Dony, dit l’« Abbé Dony », lequel, au moment de la naissance du roi de Rome, offre une baignoire en zinc à Napoléon qui la conserve et l’emporte même lors de la campagne de Russie. C’est un mineur liégeois, Hubert Goffin, qui est le premier ouvrier décoré de la prestigieuse légion d’honneur créée par Napoléon, pour avoir sauvé ses compagnons dans un accident de charbonnage en 1812.

On doit aussi à Napoléon Bonaparte l’introduction des numéros pairs et impairs dans nos rues. C’est d’ailleurs lui qui instaure le cadastre des propriétés. Le système métrique, c’est encore lui. Lui également qui sauve d’une probable destruction le château de Laeken où il loge à l’occasion d’un séjour à Bruxelles. A l’époque, l’actuelle résidence du Roi Philippe est endommagée à la suite des combats de 1894 qui ont opposé les troupes françaises et autrichiennes. L’Empereur le rachète, le rénove et l’offre à sa première épouse, Joséphine de Beauharnais, mais qui n’en veut pas. Il intervient aussi en faveur du théâtre de la Monnaie où il assiste à des représentations en 1810. La Monnaie est alors veillissante et Napoléon mandate un architecte français pour la moderniser. Il faut finalement attendre 1818 pour que la rénovation ait lieu, mais sur base des plans initiaux de cet architecte.

On doit aussi à Napoléon l’introduction des numéros pairs et impairs dans nos rues. C’est d’ailleurs lui qui instaure le cadastre des propriétés. Le système métrique, c’est encore lui. Lui également qui sauve d’une probable destruction le château de Laeken

Toutes ces anecdotes montrent qu’en Belgique, Napoléon ne laisse pas seulement son empreinte à Waterloo.

Certainement pas, nous avons d’ailleurs en Belgique le pllus extraordinaire périmètre de mémoire révolutionnaire et napoléonienne. Tout d’abord, c’est chez nous qu’on trouve les sites des batailles de Jemappes (1792) et de Fleurus (1794), qui ouvrent nos territoires à la Révolution et à la République après ces victoires françaises sur l’armée autrichienne. Ensuite, nous avons bien sûr Ligny et Waterloo. Par conséquent, l’aventure révolutionnaire commence chez nous et se termine chez nous, dans un mouchoir de poche qui plus est. Ce périmètre mémoriel est extrêmement riche. Ce n’est pas pour rien qu’on a tracé une route Napoléon en Wallonie, à présent devenue une attraction phare. Je reviens sur Jemappes où Jules Destrée, l’un des leaders du Mouvement wallon au début du XXe siècle, inaugure en 1911 le fameux monument surmonté du coq gaulois. Le Mouvement wallon s’empare de la légende napoléonienne pour donner une assise historique à son identité et, dans cette perspective, le recours à la Révolution et à l’Empire sont un terreau extrêmement fécond. Comme en témoignent du reste, en particulier dans l’entre-deux-guerres, les pélerinages wallons à l’aigle blessé de Waterloo. A certains moments, ces rassemblements comptent même des dizaines de milliers de participants. Bref, la mémoire napoléonienne à l’intérieur du Mouvement wallon est très significative, que ce soit parmi la branche rattachiste ou non.

 

Un des trésors de l’exposition « Napoléon, au-delà du mythe ». ©Collection Bruno Ledoux

Napoléon vient-il souvent en Belgique durant son règne ?

Napoléon ne se déplace jamais pour faire du tourisme. Il accomplit environ 40 000 kilomètres dans sa vie et on recense cinq séjours en Belgique, six si on ajoute la bataille de Waterloo. C’est n’est pas rien lorsqu’on sait, par exemple, que bien qu’étant Roi de Rome, il ne va jamais y mettre les pieds. La première fois qu’il se déplace chez nous, c’est incognito, en 1798, à Ostende. Il vient habillé en bourgeois et voyage en compagnie d’un général, lui aussi en vêtements civils. Le but de leur périple sur la côte consiste à repérer un point d’embarquement pour une éventuelle invasion de l’Angleterre ou, à l’inverse, envisager la consolidation du littoral belge pour faire face à un débarquement britannique. C’est cette deuxième option qui se vérifie avec, entre 1811 et 1814, la construction du fort Napoléon dans les dunes ostendaises. On sait également que lors de ce voyage, il loge à Bruxelles, à l’hôtel d’Angleterre, ça ne s’invente pas ! A deux autres reprises, il se rend à Liège. Un autre lieu de mémoire se rattache à cette période, c’est la statue Carnot à Anvers, du nom de l’unique révolutionnaire français statufié en Belgique. Mais pourquoi à Anvers, me direz-vous ? C’est en reconnaissance de la réorganisation du port de la ville auquel tenait beaucoup Napoléon. Il est bien conscient du potentiel considérable de ce port, pièce maîtresse de son blocus économique. On lui attribue la fameuse phrase selon laquelle Anvers est un « pistolet braqué sur le coeur de l’Angleterre ». Il est vrai que pour les Anglais, la paix est inenvisageable tant que le port demeure français.

Napoléon est-il le continuateur de la Révolution ou son fossoyeur ? La question est sans cesse réanimée

Malgré le rejet qu’il suscite à certains égards, qu’est-ce qui explique selon vous cette fascination que Napoléon continue d’exercer sur tant de personnes deux siècles après sa mort ?

L’explication, c’est le fait sans doute qu’avec Napoléon, la question suivante est sans cesse réanimée : est-il le continuateur de la Révolution ou, au contraire, son fossoyeur ? Comme la Révolution est la matrice de notre conception de la politique aujourd’hui, cette question est inépuisable. Ensuite, c’est un personnage qui fascine d’un bout à l’autre du spectre des sensibilités politiques, depuis les militaires conservateurs à cause de l’art de la guerre, jusqu’aux ouvriers du XIXe siècle qui voient en lui celui qui s’est élevé tout seul pour vaincre les rois.

Mode d’emploi de l’exposition

©Collection Bruno Ledoux

Elle est l’oeuvre d’Europa Expo et se tient du 3 avril 2021 au 9 janvier 2022, dans l’espace muséal de la gare Liège-Guillemins. Avec une scénographie totalement immersive sur près de 3 000 m2, « Napoléon, au-delà du mythe » se positionne comme la plus grande exposition belge organisée dans le cadre du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte.

Sur une superficie supérieure à celle de la récente exposition « Toutankhamon », elle retrace les grandes étapes qui ont façonné les représentations populaires de la figure de Napoléon Ier.
Loin de la légende dorée du personnage, l’approche scénographique inédite se veut objective et critique.

Portée par plusieurs historiens, sous la conduite du professeur Philippe Raxhon de l’Université de Liège et sous le patronage de la Fondation Napoléon, l’exposition veille à éviter le piège de l’image d’Epinal, nuancée par de nombreuses études historiques.
Si Napoléon a été de son vivant un héros pour beaucoup, il a été tout autant détesté. Sa légende, qu’il a lui-même contribué à construire, s’est considérablement amplifiée depuis sa mort, inspirant plus de 70 000 ouvrages et un millier de films et de documentaires.

Au total, plus de 300 pièces originales et significatives sont dévoilées. En provenance de collections privées – dont celle de Bruno Ledoux, sans doute la plus riche au monde – et d’institutions belges et étrangères de renommée, elles assurent un statut international à cette exposition hors normes.

Avec trois grands décors originaux, des mises en situation, des pièces exceptionnelles, des textes, des films et un audioguide (quadrilingue), la visite en devient tout aussi passionnante qu’édifiante. Au-delà d’un parcours chronologique classique, l’exposition liégeoise met l’accent sur une douzaine de thématiques qui permettront de mieux connaître l’homme, sa vie, son œuvre.

 

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