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À Paris, le Grand Palais éphémère innove avec la première expo en réalité augmentée

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Vue depuis l'intérieur du Grand Palais éphémère, situé sur le Champ-de-Mars à Paris. | © ABACAPRESS.

Art et Scène

Le Grand Palais éphémère à Paris innove en accueillant samedi et dimanche le premier festival en réalité augmentée jamais organisé, où des oeuvres mouvantes et virtuelles peuvent être suivies par le « troisième oeil » d’une tablette ou d’un smartphone.

 

« C’est une première en France et au monde », a assuré à l’AFP Roei Amit, directeur du numérique à la Réunion des musées nationaux (RMN)-Grand Palais.

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« Ce sont des oeuvres de jeunes artistes, oeuvres virtuelles qui existent bien, ici et maintenant! Mais on ne les découvre qu’à travers les écrans. L’écran est alors un troisième oeil qui nous permet de développer des relations avec les oeuvres », a-t-il expliqué.

Des jeunes créateurs à l’avant-garde

Sur le Champ de Mars, non loin de la Tour Eiffel, dans ce hall d’expositions de 10 000 m2 conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte pour la durée des travaux du Grand Palais, le festival « Palais augmenté » propose un type d’art contemporain que peuvent seulement pratiquer des artistes ayant assimilé les technologies numériques de pointe.

Le public est convié à venir gratuitement (sur réservation) muni de son portable avec une batterie pleine, a précisé la RMN. Une application, nécessaire à la visualisation des oeuvres, devra être téléchargée, et des médiateurs seront présents.

En déambulant, on pourra voir sur son écran les oeuvres virtuelles se déployer dans l’espace : des mains qui poussent comme des tentacules, des fleurs fantastiques, un énorme monstre rose qui se promène sous la voûte, pond des oeufs et commente la situation actuelle, l’histoire, la culture, l’architecture du bâtiment. Une des artistes permet même au visiteur, muni d’un appareil 5G spécialement fourni par les médiateurs, de générer des traces virtuelles.

Cinq artistes et deux écoles d’arts visuels, GOBELINS à Paris et l’ECAL, à Lausanne, ont participé à ce défi.

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« Tous d’une trentaine d’années environ, ils ont grandi avec des outils digitaux et sont à l’avant-garde. Beaucoup de leurs thèmes sont liés à l’écologie, au végétal, à l’espace », souligne Roei Amit.

Avec Belga

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