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Damien Hirst : La nouvelle exposition très attendue à Paris

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Damien Hirst dans son studio. | © Fondation Cartier.

Art et Scène

À la Fondation Cartier, l’artiste anglais présente une série inédite de ses « Cherry Blossoms » réalisés en partie pendant le confinement. Cette star du marché de l’art revient à un de ses rêves les plus anciens.

D’après un article Paris Match France de Anaël Pigeat

Il espère pouvoir venir à Paris, mais pour l’instant rien n’est moins certain. Futur souvenir d’une époque singulière, nous nous sommes parlé à travers l’écran d’un ordinateur. Il a passé ces derniers mois dans la solitude de son atelier, entouré de son directeur de studio et de quelques assistants. Une révolution pour celui que les journaux ont souvent appelé « l’enfant terrible de l’art contemporain », qui a défrayé la chronique avec sa vie mouvementée, les prix colossaux qu’ont atteints ses Spot Paintings, ses animaux coupés en deux et conservés dans le formol, son crâne serti de diamants aux 100 millions de dollars, et sa grande vente de 2008 réalisée chez Sotheby’s sans ses marchands, contre tous les principes du marché. Ce qu’il aime, c’est moins le risque que le jeu, le grand spectacle et les tours de magie. Ses Cerisiers en fleurs sont un nouveau tour de passe-passe.

Paris Match. Cette série des “Cherry Blossoms”, était-ce un besoin de peinture après l’exposition pharaonique que vous avez faite au Palazzo Grassi, à Venise, en 2017, Treasures from the Wreck of the Unbelievable ?

Damien Hirst. Cela a même commencé un an avant, une fois que toutes les œuvres ont été prêtes à être transportées pour Venise. J’ai eu un peu de temps libre et j’ai commencé à peindre seul. C’était une bonne pause après ce projet si compliqué, qui impliquait tant d’argent et de collaborateurs.

Pourquoi des cerisiers en fleurs ?

Parce que j’ai un cerisier dans mon jardin ! Je l’utilise un peu comme une horloge, une manière de mesurer le temps. Au début, j’ai choisi exclusivement des couleurs que j’avais vues dans des photographies, et je me suis rendu compte qu’on en voyait beaucoup plus en regardant le vent dans les arbres. Alors j’ai essayé de faire que mes arbres ressemblent au réel. J’ai réalisé tellement de choses que les gens trouvent choquantes que, quand je peinds des fleurs, ils pensent que c’est choquant aussi !

Pourquoi si grands ?

Parce que les arbres sont grands, et parce que j’aime la peinture gestuelle américaine.

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