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François Berléand : Des racines belges qui ne trompent pas

L'acteur français François Berléand va participer à l'édition 2022 de l'Ommegang à Bruxelles

Le comédien français se fait une joie de passer plusieurs dans la capitale belge à l'occasion de l'Ommegang 2022 !. | © Belga Thierry Roge / Rachid Bellak/Bestimage/Photo News

Art et Scène

Ah la belle idée ! François Berléand en Héraut de l’Ommegang, c’est l’assurance d’une prestation libre et joyeuse, rigoureuse mais aussi malicieuse. D’autant que l’homme de théâtre, qui ravit tout autant les spectateurs du petit et du grand écran, a avec la Belgique un rapport fort qui ne se tarit pas.

 

Paris Match. Quelle a été votre réaction à l’idée de devenir le Héraut de l’Ommegang 2022 ?
François Berléand. Rien que l’idée de passer 3 jours à Bruxelles me remplit déjà de joie. Au départ, j’ai bien dû avouer que je ne connaissais pas cet événement mais après avoir visionné des images et reçu de la documentation, j’ai trouvé cette opportunité géniale. Ce spectacle est à la fois magnifique et festif, gai comme vous dites chez vous ! Et qui plus est au cœur de la Grand-Place, un lieu incomparable empreint de son histoire et des siècles passés. De toute façon, j’adore la Belgique depuis mon enfance. Je n’oublie pas que mon grand-père était de Verviers et je riais volontiers de l’accent de mes cousins et cousines. Dès qu’on me propose un projet en Belgique, j’accours.

Comment comptez-vous vous imprégner de ce rôle ?
J’ai hâte d’essayer mon costume et de recevoir mon texte afin de m’emparer de ce rôle. Je compte trouver un bon équilibre entre lecture et petites improvisations, ne fut-ce qu’en fonction de ce que je vais ressentir devant un tel spectacle. J’ai conscience d’avoir un lien direct avec le public mais ça ne me fait pas peur et je compte bien amuser les spectateurs. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’histoire de la Belgique mais je serai fier de mettre en avant mon attachement et mes racines, contrairement à certains hérauts qui m’ont précédé. Encore aujourd’hui, j’ai un cousin belge qui m’envoie régulièrement des infos inouïes concernant des ancêtres belges communs dont un général napoléonien.

 

©BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Êtes-vous un passionné d’histoire ?
En effet, c’était la matière dans laquelle j’étais le plus fort à l’école avec le français. Sans histoire il n’y a pas de civilisation. Connaître le pourquoi de certains événements permet de comprendre les guerres comme la paix. L’histoire et la géopolitique sont mêlées et nous éclairent sur bien des enjeux, il suffit de voir ce qui se passe actuellement entre la Russie et l’Ukraine.

Votre amour de l’éloquence vous accompagne tout au long de votre parcours. Était-ce inné ?
Seul le travail a rendu mon éloquence naturelle car je peux vous dire que ce n’était pas gagné. J’ai été, enfant, un cobaye de la méthode globale pour l’apprentissage de la lecture, j’étais gaucher contrarié, dyslexique, dyscalculique… Mon entrée dans l’apprentissage a été une catastrophe. Durant mes débuts au théâtre, la lecture des textes me terrifiait. Et pourtant je suis allé vers la scène, comme pour combler une douleur. Je vois chaque spectacle comme un challenge mais la montée d’adrénaline est telle que le plaisir l’emporte toujours sur le trac. L’Ommegang sera une expérience supplémentaire et je m’en réjouis.

Il y aura deux représentations pour l’Ommegang 2022 : les 29 juin et 1er juillet.
François Berléand est à l’affiche de la comédie La Très Très Grande Classe qui sortira en salles le 10 août.

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