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Voici 5 lieux incontournables du patrimoine néoclassique bruxellois

Deux week-ends pour redécouvrir les merveilles au coeur de Bruxelles ! | © DR

Art et Scène

La deuxième édition de la Brussels Biennale – Neoclassic (BBN) se tiend du 01 au 09 octobre 2022. En (re)découvrant le patrimoine de la « ville néoclassique », omniprésent en Région bruxelloise, la modernité de l’espace urbain de la fin du XVIIIe au XIXe siècle apparaîtra évidente sous de nombreux aspects qui rejoignent les questionnements actuels sur la ville.

 

Afin de vous permettre d’éventuellement faire un choix dans vos déambulations dans Bruxelles durant cette dizaine de jours, nous avons demandé à l’agence de communication spécialisée dans le secteur culturel, Be Culture, de nous concocter un petit programme en 5 étapes. Voici leur sélection de la Brussels Biennale – Neoclassic (BBN). Il s’étale sur les deux week-ends !

1 – L’Ecole Royale Militaire (08 et 09 octobre)

Installée à l’origine rue de Namur et successivement sur le site de l’ancienne Abbaye de La Cambre, l’Ecole Royale Militaire occupe aujourd’hui un vaste complexe dans le quartier Nord-Est, bâti sur un site contigu à l’ancienne plaine des manoeuvres. Achevé en 1913, le bâtiment principal est dessiné dans un style néoclassique monumental par Henri Maquet, l’architecte attitré du roi.

Sa façade en pierre de France présente une avancée avec des colonnes monumentales et un fronton sculpté par Jean Hérain. La porte d’entrée est flanquée des statues de Minerve et Mars, les dieux romains de la guerre, par le sculpteur Pierre-Jean Braecke. A l’intérieur, un escalier d’honneur en marbre blanc, conçu sur le modèle de celui de l’École militaire de Paris, mène au grand auditorium, dont le décor néoclassique se compose de pilastres à chapiteau ionique.

2 – L’ancien atelier du peintre Alexandre Markelbach (01 et 02 octobre)

L’ancien atelier du peintre Alexandre Markelbach, situé au 159 chaussée de Haecht à Schaerbeek, est un hôtel de maître néoclassique construit durant les années 1850, dans les premiers élans d’urbanisation de la commune.

Cet hôtel particulier était le lieu d’habitation et de création du peintre Alexandre Markelbach, un peintre belge formé à l’académie de Beaux-Arts d’Anvers, installé à Bruxelles à partir des années 1850. Le peintre fut notamment conseiller communal de la commune de 1879 à 1990.

Le bâtiment présente une façade néoclassique en bon état de conservation. L’intérieur se compose d’un salon fastueux en style Régence (une des oeuvres en toile peinte d’Alexandre Markelbach y est encore visible) suivi d’une salle à manger néo-renaissance. À l’étage, par l’escalier d’honneur, l’atelier du peintre en style Néo-renaissance.

 

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3 – Le Palais de la Nation (01 et 02 octobre)

Le Palais de la Nation, siège actuel du Parlement fédéral belge est un ensemble néoclassique bâti en 1778-1783 au centre de la composition architecturale formant le côté Nord du Parc Royal. Sur plan en U, autour d’une cour d’honneur, axé sur l’allée centrale Nord-Sud du parc et fermant la perspective depuis la place des Palais.

L’ensemble connaîtra de nombreux aménagements et agrandissements ultérieurs en fonction de ses destinations successives. L’édifice initial, qui s’appelait Palais du Conseil du Brabant, fut construit à l’époque des Pays-Bas autrichiens, sur les plans de l’architecte Barnabé Guimard. Le corps central de l’édifice fut transformé en 1816-1818 par l’architecte Charles Vander Straeten pour abriter les États Généraux instaurés par Guillaume Ier des Pays-Bas. L’hémicycle construit à cette occasion à l’arrière brûla en 1820 et fut reconstruit en 1821-1822 par Vander Straeten.

En 1831, après l’indépendance belge, le bâtiment devient le Palais de la Nation En 1883, la Chambre fut ravagée par un incendie et il fallut trois ans, jusqu’en 1886, à Henri Beyaert pour la reconstruire. Le Palais de la Nation abrite plusieurs institutions d’État belges, dont la Chambre des représentants et le Sénat de Belgique.

 

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4 – Le Cercle Gaulois (01 et 02 octobre)

Situé dans le parc royal, le bâtiment du Cercle Royal Gaulois fait partie d’une ensemble de l’ancien Vauxhall, un établissement de plaisir pour la bourgeoisie bruxelloise du 18ième siècle. Construit en 1782 dans le massif Nord-Est du parc, le Vauxhall de Bruxelles comportait un théâtre en rotonde et un café-restaurant-salle de danse de plan rectangulaire, reliés par une galerie, et quelques pavillons destinés au commerce de luxe. L’édifice actuel du Cercle Royal Gaulois, construit en deux phases, comporte deux grandes salles, un vestibule, un salon royal et une bibliothèque.

La Salle de Lorraine est la plus ancienne du complexe. Elle est l’oeuvre de l’architecte Louis Montoyer et fut construite en 1782, sous la période autrichienne. En 1820, une nouvelle salle est bâtie. OEuvre de l’architecte Charles Vander Straeten, elle est de style néo-classique et décorée d’éléments d’ordre ionique et corinthien. Construit en même temps que la salle des Cariatides en 1820, le salon est qualifié de royal parce que, en de rares circonstances, le roi Baudouin y reçut des chefs d’États en visite officielle.

5 – Le château Duden (08 et 09 octobre)

Cette résidence de campagne conçue par l’architecte Eduard Schwartz pour Wilhelm Friedrich Karl Ludwig Duden, un industriel allemand qui a fait fortune dans la dentelle, se dresse au sommet d’une colline située au centre du parc, avec sa façade principale orientée vers l’avenue Victor Rousseau.

Le château en style néoclassique, réalisé en 1873-1875, s’inspirerait de la Villa Hügel à Essen (Allemagne), conçu pour la famille industrielle Krupp. En intérieur se trouve un grand hall d’entrée à colonnes coiffées de chapiteaux somptueusement ouvragés, dans lequel donne un imposant escalier en marbre.

Depuis 2012, le château est occupé par le département flamand de l’INRACI qui fait désormais partie de la Luca School of Arts. Malgré sa transformation, des détails de décoration d’origine sont toujours présentes : stuc des plafonds, lambris en bois, cheminées en marbre revêtues de panneaux formés de miroirs et parquets à bâtons rompus d’origine.

 

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