Paris Match Belgique

Exposition Johnny Hallyday : « La mort n’est rien… Je suis passé dans la pièce à côté »

« Johnny Hallyday, l’exposition » a coûté 4,5 millions d’euros, auxquels il faut ajouter 2 millions par endroit où elle est présentée. | © Photo by Didier Lebrun / Photonews

Art et Scène

Johnny Hallyday est effectivement bien vivant au Palais 2 du plateau du Heysel, grâce à une reconstitution minutieuse de ce qu’il était, de là où il vivait, de son intimité, sans mauvais voyeurisme.

 

Par Marc Deriez

« Johnny n’est pas mort. Il est là, plus vivant que jamais. » C’est le sentiment envoûtant qui prédomine dès que vous entrez dans l’exposition à Bruxelles. Prenant parce que troublant, troublant parce qu’il semble, à chaque instant, que le chanteur va sortir de la pièce, de son bureau, du jardin, parce qu’on l’entend « juste dans la pièce d’à côté », comme si tout cela n’était qu’un remake du texte inspirant de Henry Scott Holland si souvent lu à des obsèques : « La mort n’est rien. Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours… »

Il est effectivement « dans la pièce d’à côté » à travers une foule de rétrospectives de sa carrière, comme dans la salle tout en miroirs et projections où l’on retrouve les couvertures de la presse internationale et les quatre-vingts deux unes de Paris Match qui ont mis l’idole à l’honneur ; comme à travers ces dizaines de costumes qui n’attendent que le corps de l’artiste ; comme quand l’exposition vous invite à entrer au stade de France et que vous fendez la foule avec lui.

Lire aussi>Laeticia en visite à Bruxelles avec Jalil, Jade et Joy pour découvrir la nouvelle exposition Johnny Hallyday

 

Laeticia Hallyday dans la salle tout en miroirs et projections, avec les couvertures de la presse internationale et les 82 unes de Paris Match ©Photo by Didier Lebrun / Photonews

 

La salle aux innombrables pochettes de disques.©Didier Lebrun / Photonews

Une immersion qui allume le feu dans les cœurs, que vous soyez admirateur du « Taulier » ou non. Arrivée lundi dernier pour l’inauguration, entourée par l’escorte à moto qui accompagnait toujours Johnny à Bruxelles, Laeticia dira, aux côtés du producteur Jean-Claude Camus : « Johnny aimait beaucoup la Belgique. Il connaissait les recoins du pays mieux qu’un Belge. »

La France attendra effectivement 2024 pour découvrir la magie éternelle entourant le mythe. Et pour se souvenir du texte du théologien britannique cité plus haut : « Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends, je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien. »

 

©Photo by Didier Lebrun / Photonews
Sa chambre d’ado reconstituée… ©Photo by Didier Lebrun / Photonews

« Johnny Hallyday, l’exposition » – Jusqu’au 15 juin au Palais 2 du Heysel,
www.johnnyhallydaylexposition.com

 

CIM Internet