Vous avez détesté Bandersnatch ? Son créateur a un message pour vous

Vous avez détesté Bandersnatch ? Son créateur a un message pour vous

Bandersnatch

Charlie Brooker s'est adressé de façon crue et virulente à ses détracteurs. | © Netflix

Séries télé

Dans une interview accordée au Huffington Post, le créateur de Black Mirror Charlie Brooker envoie valser les critiques à l’égard du phénomène Bandersnatch.

 

On l’avait attendu avec impatience. Sur le calendrier, on avait marqué la date d’une croix rouge, tant Bandersnatch s’annonçait comme le meilleur cadeau de Noël de l’année. À peine la bande-annonce révélée, on s’était préparé à décliner tout projet prévu le soir du lendemain avec un modeste mais redoutable : « J’peux pas, j’ai Netflix ». Puis c’est arrivé. La dernière pépite (interactive, avec ça) des génies de Black Mirror était enfin sortie. On n’avait plus qu’à se régaler.

Pourtant, après avoir visionné 45 minutes (des 5 heures de visionnage pour lesquelles on était plus que prêt), l’excitation est retombée comme un mauvais soufflé mal beurré. « Quoi, c’est tout ? », ont râlé les uns pendant que d’autres se sont retenus de ne pas détruire leur ordinateur en versant leur tisane bonne nuit sur le clavier. S’en est suivie toute une série de critiques jugeant l’épisode décevant, mal ficelé, tordu et d’un niveau loin (bien loin) des précédents épisodes de Black Mirror qu’on avaient tant aimés.

Fuck off

Et si vous aviez préféré Bandersnatch en version classique plutôt qu’interactive ? Auriez-vous préféré son récit en le suivant passivement plutôt qu’être contraint à en être le maître ? Finalement, ne seraient-ce pas toutes ces décisions qui, à force de se répéter, vous auraient fait perdre les pédales ? Après tout, peu importe la raison pour laquelle vous avez détesté Bandersnatch. Car si votre collègue ou votre belle-sœur continuent de défendre le côté « génial » et « révolutionnaire » de cette immersion interactive qualifiée de « vraie réussite », votre avis sur le projet, son créateur semble quant à lui s’en contrebalancer.

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Dans une interview accordée au Huffington Post britannique, le scénariste de Black Mirror Charlie Brooker a vivement réagi aux critiques, qui reprochent notamment le fait de devoir décider des (més)aventures du personnage principal, Stefan. Le tout sur un ton plutôt cash et sans ménagement. « Il y a des gens qui sont du genre : ‘Je ne veux pas prendre de décisions’ ou encore ‘Je ne veux rien faire de tout cela’. Eh bien qu’ils aillent se faire foutre ! », a lâché l’animateur britannique au Huffpost. « Faites donc autre chose ! »

charlie brooker bandersnatch
© Charlie Brooker and Annabel Jones, les deux créateurs de Black Mirror : Bandersnatch.

Un jeu d’enfant

À ceux qui estiment que Bandersnatch n’apporte rien de plus en terme de prouesses interactives que les jeux vidéos, Charlie Brooker ajoute : « Ensuite, il y a des gens qui pensent : ‘Oh, c’est simple comme un jeu d’enfant’ ou ‘les jeux vidéo l’ont déjà fait avant’. Oui, sauf qu’on n’est pas sur une plateforme de jeux, on est sur Netflix ! », nuance-t-il. « Je suis tout à fait conscient de ce qu’est un jeu d’ordinateur, merci ». Enfin, pour les spectateurs qui s’étonneraient encore de ne pas avoir vu de happy end dans l’épisode interminable, le scénariste britannique livre un dernier message tout aussi piquant : « Avez-vous au moins déjà regardé Black Mirror ? »

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