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Siempre Bruja : Pourquoi la série colombienne de Netflix fait polémique

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Carmen, l'éternelle sorcière. | © Netflix

Séries télé

La nouvelle série Netflix mettant en scène une héroïne afro-colombienne avait attisé la curiosité de ses abonnés, qui ont rapidement déchanté.

« Carmen, une jeune sorcière du passé, voyage dans le temps pour échapper au bûcher. Mais peut-elle apprendre à naviguer dans le nouveau monde ? La vie universitaire, les applications de rencontres, la plomberie… Bienvenue en 2019, sorcière » : tel est le pitch de la nouvelle série produite par Netflix, Siempre Bruja. Avec une héroïne afro-colombienne et des voyages dans le temps, L’éternelle sorcière en français avait tout pour plaire. Rien qu’à la sortie de sa bande-annonce le 10 janvier, les abonnés applaudissaient déjà l’effort du géant du streaming de publier davantage de productions sud-américaines dans son catalogue.

Mis en ligne le 1 février, soit le premier jour du Black History Month – la date n’est pas un hasard -, ces internautes ont pourtant rapidement été déçus. La série n’a rien de progressiste. Outre des incohérences scénaristiques, c’est du côté de l’intrigue que le bât blesse. Sur Twitter, ils sont nombreux à s’indigner face au synopsis et, plus particulièrement, à l’histoire d’amour entre la jeune esclave noire et le fils de son maître blanc, tué sous ses yeux. Un détail qui avait été écarté de la bande-annonce.

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Pour ramener le jeune homme à la vie, Carmen accepte une mission pour le compte d’un autre sorcier. Voilà pourquoi elle est envoyée dans le futur, là où elle serait étonnée par des hoverboards et elle n’aura pas de mal à trouver rapidement les vêtements à la mode. Son objectif : remplir sa mission et pouvoir ainsi retrouver Cristobal vivant… et redevenir esclave. Face à cette glamourisation de l’esclavage, les critiques n’ont pas tardé à pleuvoir sur les réseaux sociaux.

« En Colombie, les afros-descendants représentent 11 % de la population totale et sont encore victimes d’un racisme assumé, en particulier à Carthagène », décor de la série, rappelle Télérama. La série aurait pu envoyer un message progressiste et leur rendre justice. À la place, elle préfère montrer une héroïne prête à tout pour redevenir esclave.

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