Quand Gossip Girl prédisait l’arnaque des admissions universitaires

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Comment aller dans une prestigieuse université sans devoir se fouler ? | © Warner Bros. Television.

Séries télé

La réalité anticipée par la fiction.

Prises la main dans le sac. On vous apprenait cette semaine le mauvais coup de pub pour les actrices Felicity Huffman et Lori Loughlin, stars respectives de Desperate Housewives et La Fête à la maison. Elles ont été inculpées ce mardi 12 mars dans une affaire de pots de vin versés à des intermédiaires pour obtenir des places dans des universités prestigieuses pour leurs enfants. Une vaste affaire d’escroquerie à l’admission universitaire a en effet été largement relayée. Passage obligé pour les enfants issus de l’élite américaine mais pas que, car aussi symbole d’une certaine reproduction sociale.

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Plusieurs tentatives

Ironie de l’histoire, le site web The Cut a fouillé les fonds de tiroirs de l’industrie hollywoodienne et, magie, a noté une coïncidence troublante. La défunte série Gossip Girl avait déjà prédit les rouages de cette arnaque. Dès la première saison donc, les lycéens de l’Upper East Side usent de tous les stratagèmes pour défier les règles d’entrée dans les universités américaines. Aux États-Unis, le SAT (Scholastic Assessment Test) est obligatoire pour pouvoir, à la sortie du lycée, intégrer une faculté. Le premier à contourner les lois n’est autre que le mauvais Chuck Bass (Ed Westwick), qui embauche deux personnes pour passer l’examen à sa place et à celle de sa belle-sœur, Serena Van Der Woodsen (Blake Lively). C’est ensuite Blair Waldorf (Leighton Meester) qui cherche à saboter sa plus grande concurrente en tentant de la faire échouer à un examen.

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Vivement critiquée, à juste titre, pour les clichés qu’elle véhiculait, par exemple par la journaliste Mona Chollet qui déplorait dans un article du Monde diplomatique que les personnages « manifestent une arrogance virulente et décomplexée », considérant que « ‘le métro, c’est pour les rats’ et maudissent ce monde qui, en dehors du quartier huppé de l’Upper East Side, où ils vivent, a parfois l’outrecuidance d »oublier qu’il existe des classes sociales’ », la série prouve que, derrière ses allures de soap, elle savait aussi (un peu) épingler les privilégiés. 

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