Paul Wesley dans « Tell me a story » : « Je ne suis pas que Stefan de Vampire Diaries »

Paul Wesley dans « Tell me a story » : « Je ne suis pas que Stefan de Vampire Diaries »

tell me a story

Paul Wesley dans Tell me a story. | © CBS

Séries télé

Après avoir incarné Stefan Salvatore dans Vampire Diaries pendant 8 saisons, Paul Wesley revient transformé dans la série Tell me a story – à partir de ce soir sur 13ème Rue – qui revisite de manière sombre les contes pour enfants. Il incarne le junkie Eddie, l’un des trois petits cochons.

Paris Match. C’est inattendu de vous découvrir dans ce genre de rôle sombre, est-ce que vous avez accepté d’incarner Eddie pour choquer vos fans ? Les surprendre ?
Paul Wesley. Un peu les deux je pense. Je voulais montrer que je ne suis pas que Stefan de Vampire Diaries, que je pouvais faire autre chose. Je veux que les gens me voient sous un nouveau jour.

Comment vos fans ont-ils réagi en regardant Tell me a story ?
Ceux qui ont regardé ont adoré. Et j’ai hâte que de plus en plus de gens découvrent la série, en particulier à l’étranger.

Votre personnage d’Eddie est un criminel qui fait de mauvais choix, mais on ne peut pas s’empêcher d’être désolé pour lui, est-ce que vous ressentez la même chose ?
Oui totalement. J’ai pitié de lui à vrai dire. Il est à deux doigts d’être un gars bien, mais il continue de faire les mauvais choix.

Le série a une vision plutôt noire de l’Amérique actuelle…
Certaines intrigues de la série sont inspirées par notre société, le contexte politique. Par exemple l’un des personnages principaux est marié avec une femme qui ne veut pas avoir un enfant dans ce monde violent. La violence est très présente aux États-Unis, il y a eu beaucoup de tueries, beaucoup de racisme… Ces dernières années ont été bizarres et nous n’aurons pas d’autre choix que de payer les conséquences un jour.

« Ça ne me déplairait pas d’arrêter d’être acteur pour me consacrer à la réalisation »

Vous incarnez l’un des trois petits cochons. Dans l’histoire, il y a le travailleur, le paresseux et celui entre les deux, lequel d’entre eux est le plus proche de vous ?
Ça m’arrive d’être très feignant par moments et parfois au contraire très bosseur. Je suis une personne très extrême. J’aimerais être plus modéré. Je ne suis définitivement pas le cochon du milieu. Je suis soit le plus feignant, soit le plus travailleur.

Tell me a story est l’une des nombreuses séries basées sur des contes de fées, pourquoi inspirent-ils autant la télévision ?
Je pense que les gens aiment écrire des personnages humains et grossir les traits à l’extrême. Ils deviennent alors des vampires, des super-héros, des fantômes… Nous avons besoin de nous échapper du quotidien pour voyager dans des pays fantastiques. C’est un peu comme réaliser un rêve. Nous rêvons de vivre dans ces univers.

Vous avez incarné Stefan de Vampire Diairies pendant 8 ans. Qu’avez-vous ressenti quand cette série, qui a joué un rôle aussi important dans votre carrière, s’est arrêtée du jour au lendemain ?
Je me suis senti un peu vide au début, j’étais perdu, je ne savais pas quoi faire. J’hésitais à chercher un nouveau travail, prendre un peu de temps pour moi ou déménager. Ça m’a pris pas mal de temps pour mettre les choses au clair. Ça va beaucoup mieux maintenant que j’ai tout changé dans ma vie. J’ai déménagé d’Atlanta à New York, j’ai refusé quelques projets de séries. J’avais juste besoin de souffler un peu.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de cette période de votre vie ?
Vampire Diaries ne me manque pas et je dis cela sans animosité. C’était le bon moment pour que ça s’arrête. Si la série avait été stoppée à la saison 2 ou 3, j’aurais été très triste, mais après 8 ans, j’ai eu le temps de me créer de très bons souvenirs. Ce qui me manque le plus c’est la camaraderie qui régnait sur le tournage et les gens.

Est-ce que vous en avez fini avec le supernaturel ?
Je crois avoir fait le tour des vampires. Mais je pourrais accepter d’autres projets fantastiques.

Vous avez déjà réalisé des épisodes de séries, est-ce que vous vous voyez un avenir dans la réalisation ? 
Ça ne me déplairait pas d’arrêter d’être acteur pour me consacrer à la réalisation, passer dans l’ombre. Pas dans l’immédiat, mais d’ici 10 ans, pourquoi pas.

Tell me a story, à partir de dimanche 2 juin à 21 heures sur 13ème Rue

CIM Internet