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Disney nourrit son arme anti-Netflix

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Mickey sort l'artillerie lourde. | © Belga / Imago

Séries télé

Sept séries Marvel, trois séries Star Wars, les Muppets et les Simpson seront proposés en exclusivité sur Disney+, la plate-forme de streaming du géant américain qui a détaillé à Los Angeles son plan de bataille.

Certes, il y a bien chez Disney les incontournables Star Wars et Marvel dont de nouveaux films sont attendus. Mais on sent bien cette année que là n’est pas l’essentiel pour Bob Iger, le PDG du mastodonte mondial du divertissement. Lors d’une présentation en grandes pompes devant 6 000 personnes réunies au D23 (convention des fans Disney qui se déroule à Anaheim, dans la banlieue de Los Angeles), le studio hollywoodien a levé le voile sur le contenu de Disney+, sa plateforme de streaming dont le lancement américain est attendu en novembre. Un nouveau service connu comme une arme de destruction massive contre le phénomène Netflix, devenu ces derniers mois l’épouvantail d’Hollywood avec ses séries à succès et ses stars (réalisateurs, acteurs) en rangs serrés.

La première bande annonce de The Mandalorian a été présentée

Mickey a donc sorti l’artillerie lourde. Hormis 4 séries Marvel déjà annoncées récemment (dont une sur Loki et une aguicheuse Wanda Vision), Kevin Feige a annoncé la production de trois séries supplémentaires : Ms Marvel, Moon Knight et She Hulk. Du coté des étoiles, la première bande annonce de The Mandalorian a été présentée. Série phare du lancement de Disney+, réalisée par Jon Favreau (Le roi Lion), elle met en scène un un chasseur de prime inspiré de Bobba Fett. L’univers Rogue One aura aussi son appendice avec la série Cassian Andor. Et a été officialisé directement par Ewan McGreggor sur scène le retour d’Obi Wan Kenobi dans une série se situant entre La revanche des Sith et Un nouvel espoir. Tournage prévu début 2020.

La bande-annonce de The Mandalorian

Il ne faudra pas oublier l’intégrale des Simpsons, le retour des Muppets et d’autres productions inspirées de l’univers Disney (High School Musical, une version live de La belle et le clochard ou des formats courts inspirés des personnages Pixar). Et évidemment l’ensemble du catalogue de films Disney, allant de l’animation à Star Wars en passant par Avatar, suite au rachat de la 20th Century Fox. L’interface de la plateforme, certes plus épurée, ressemble à s’y méprendre à celle de Netflix. Les contenus seront présentés en 4K, 7 profils disponibles et 4 visionnées simultanés possibles sur un compte. Le prix d’appel mensuel sera de 6,99 $.

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Une communication extrêmement contrôlée

Si Disney veut évidemment marquer les esprits, le sujet est assez sensible pour que la communication sur Disney+ soit extrêmement controlée. Il faut dire que l’enjeu est aussi (et surtout?) stratégique et économique. On sait aujourd’hui que la plateforme sera lancée le 12 novembre prochain sur le continent nord-américain (USA, Canada) et quelques pays européens (on évoque les Pays-Bas). La France en revanche devra encore attendre quelques mois, Disney+ ne devant pas arriver, au mieux, avant la fin du premier trimestre. Il faut dire que Disney connaitra chez nous la même problématique que Netflix, a savoir la chronologie des médias qui impose à la S-VOD un délai de 36 mois après la sortie en salle. Ainsi, les films Disney de ces trois dernières années ne seront pas disponibles sur la version tricolore, comme d’ailleurs les contenus National Geographic (en exclusivité chez SFR dans l’hexagone). En revanche, Kevin Meyer, le grand manitou de Disney+ évoque la possibilité de développer des production spécifiques sur certains territoires internationaux. Mais on le sent bien, sur ces questions, les grandes oreilles ont encore la bouche cousue.

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