Paris Match Belgique

Dans la prison des vrais « Peaky Blinders »

Peaky Blinders

Le Thomas Shelby de la série et ses frères n’ont pas existé, mais les personnages ont été inspirés par ces malfrats qui semaient la terreur dans les rues de Birmingham à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle. | © BBC Two

Séries télé

À Birmingham, il est possible de visiter la prison du vrai gang qui a inspiré la série Peaky Blinders

Après avoir semé la terreur à la fin du XIXe siècle, les Peaky Blinders rassemblent du monde à Birmingham. Entre 2013 et l’an dernier, le tourisme a augmenté de 26% dans cette ville du centre de l’Angleterre, selon Challenges. C’est sans conteste l’effet de la série inspirée des gangsters jamais sans leur béret. Depuis son lancement, la série culte de la BBC, désormais sur Netflix, ne cesse de faire des adeptes dans le monde entier. Chaque année, des milliers de fans partent sur les traces de ces bandits au look impeccable, à Birmingham, et dans toute la région des West Midlands.

Lire aussi > Les (vrais) Peaky Blinders : La véritable histoire du gang de Birmingham

Trois soirs par semaine, le quartier de Digbeth, où une partie de la série a été tournée, organise des « Peaky Tours« . Lors de cette visite guidée, les fans foulent plusieurs établissements riches en histoire et se replongent dans l’ambiance de l’époque. « Peaky Tours vous emmènera dans un sombre voyage plein de découvertes. Un voyage sur la pauvreté, la criminalité et les gangs qui a encore une résonance au 21ème siècle », décrit les organisateurs. Ces derniers pourront bientôt ajouter une nouvelle étape à leur visite : la prison de Steelhouse Lane, là où fut incarcéré le vrai gang des Peaky Blinders.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by ⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀❌🐠Cos_Explore🤓❌ (@cosplore) on

Dans les pas des gangsters anglais

Profitant du succès de la série britannique, la ville de Birmingham a décidé d’ouvrir à nouveau les portes de cette prison. En service entre 1891 et 2016, selon TV5 Monde, cet établissement a été transformé en Musée de la Police un an après sa fermeture. Dans quelques mois, il sera totalement ouvert aux visiteurs, selon le DailyMail.

Lire aussi > Dix secrets des Peaky Blinders

Les visiteurs pourront ainsi marcher dans les pas des criminels anglais, tout en observant, sur les murs de la prison, les photos de Thomas Gilbert, Harry Fowler, Ernest Bayles ou encore Stephen McHickie, prises après leur arrestation. Présent également sur ces images : le béret, l’accessoire fétiche des Peaky Blinders. Leur surnom viendrait d’ailleurs de la lame de rasoir qu’ils cachaient  dans la visière de cette casquette pour aveugler leurs adversaires. Il est également possible d’observer l’intérieur des cellules de cette ancienne prison, et essayer les uniformes, les vieux casques et les accessoires des policiers afin de se plonger totalement dans l’époque victorienne.

Les portraits des vrais Peaky Blinders
Les portraits des vrais Peaky Blinders. © DR

Le bâtiment dispose également d’un tunnel où des milliers de criminels auraient fait le trajet des cellules au tribunal pour connaître leur sort. « C’est assez effrayant de penser à ce qui se passait dans leur tête lorsqu’ils faisaient cette marche, parfois pour risquer la peine de mort », explique l’inspecteur Steve Rice, qui travaille sur le projet de l’héritage de la police des West Midlands.

 

View this post on Instagram

 

A post shared by Rachel Rettaliata (@rachrettaliata) on

Pas des héros

Selon les portraits judiciaires des gangsters, les Peaky Blinders ont été emprisonnés en octobre 1904 pour des délits relativement mineurs, tels que « braquage de boutique » et « vol de vélo ». Même si tout le monde sait qu’ils ont adopté des pratiques illégales bien plus graves. « Les gens me demandent souvent si les Peaky Blinders sont un vrai gang. Ils l’étaient et ils ont causé de la misère à beaucoup de gens dans la ville, alors nous faisons attention de ne pas glorifier leurs actions. Nous aimons donner aux gens les faits les concernant. Après tout, ce sont des criminels », rappelle Steve Rice.

CIM Internet