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« The Witcher » : 4 raisons de regarder la série Netflix

The Witcher. | © Netflix

Séries télé

Netflix lance sa série fantasy The Witcher vendredi. Un bon divertissement dont le charme opère, mais qui ne ravira probablement pas sa couronne à Game of Thrones dans le coeur des fans du genre. Paris Match a pu visionner les cinq premiers épisodes de la série. 

Comme son personnage principal Geralt de Riv, la réputation de The Witcher la précède. Avant même sa sortie, la série était déjà considérée comme le Game of Thrones de Netflix, qui s’est achevée en mai dernier. Avis aux nostalgiques de cette dernière qui ne sont pas familiers avec la saga des livres du Sorceleur d’Andrzej Sapkowski ou des jeux vidéo inspirés de son univers : The Witcher n’est pas une redite de son aînée malgré quelques ressemblances (univers médiéval, nudité, violences…) et ne peut pas vraiment rivaliser avec elle. L’action, l’aventure et la magie priment ici sur la politique, les intrigues de cour et les longs discours. Mais The Witcher mérite tout de même le détour.

Henry Cavill en anti-héros

Les monstres et l’argent sont les deux seules choses qui font tourner le monde de Geralt de Riv. Le fameux Sorceleur (Witcher en anglais) est un mutant aux capacités surnaturelles. Quand il n’est pas sollicité pour chasser des créatures contre de l’argent, il est rejeté comme un paria par les humains qui le pensent dénué d’émotion. Le héros est évidemment un personnage beaucoup plus complexe et bon qu’il ne veut lui-même l’admettre et moins malfaisant que certains des clients qui louent ses services. C’est Henry Cavill – fan des jeux vidéo The Witcher – qui incarne le « loup blanc ». L’acteur – également connu pour ses rôles dans Les Tudor ou son interprétation de Superman – a subi une transformation impressionnante pour être crédible dans le rôle du Sorceleur. Il l’est. Tout en assurant les scènes d’action et de combat à l’épée lui-même, le Britannique parvient à octroyer au personnage qui multiplie les grognements bourrus une certaine profondeur, une sensibilité, une aura mystérieuse et une légèreté, prouvant qu’il n’a pas juste obtenu le rôle grâce à sa carrure et à ses gros muscles.

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Chaque épisode est une aventure

Le productrice et créatrice Lauren Schmidt Hissrich a fait le choix de morceler la chronologie de ces épisodes avec des allers-retours incessants entre passé et présent, mais l’ensemble reste assez compréhensible pour ceux qui ne connaissent pas l’univers du Sorceleur. Cela lui a permis de développer deux personnages qui n’étaient connues qu’à travers le regard de Geralt de Riv : la princesse Ciri (Freya Allan) et la sorcière Yennefer (Anya Chalotra), le personnage le plus abouti et complexe jusque-là. Si le fil conducteur du The Witcher reste le lien mystérieux qui unit Geralt de Riv à la princesse Ciri (Freya Allan) et la quête de cette dernière pour le retrouver, les cinq premiers épisodes s’attardent chacun sur une mission différente accomplie par le héros – un peu à la manière d’un jeu vidéo – ce qui permet de donner une couleur et un ton particulier à chacun. Certains sont légers – notamment grâce à l’intervention du barde envahissant Jaskier – d’autres épiques, sanglants ou dramatiques voire horrifiques.

The Witcher
© Netflix

Du grand spectacle

Les quêtes du héros permettent aussi d’effleurer certains thèmes qui seront peut-être approfondis plus tard comme le racisme, le rejet de la différence, l’éternel débat entre le bien et le mal ou encore le féminisme. Les dialogues et la mise en scène convenus ne sont pas le fort de The Witcher qui met plutôt le paquet sur des combats violents et chorégraphiés d’une main de maître. Geralt de Riv montre l’étendue de ses talents dans le domaine dès le premier épisode, notamment dans une scène de duel à l’épée particulièrement impressionnante.

Un monde enchanteur

Visuellement, si beaucoup de soin a été apporté aux monstres que combat Geralt de Riv, certaines créatures magiques qui habitent son univers sont elles bien fades avec des costumes et des maquillages vieillots, pas vraiment à la hauteur d’une superproduction. Les mythes et coutumes du monde dans lequel évolue le Sorceleur s’avèrent eux plus passionnants à découvrir. L’univers imaginé par Andrzej Sapkowski est si vaste, que son exploration pourrait s’étendre sur 7 saisons, a fait savoir la créatrice Lauren Schmidt Hissrich aux médias américains. Elle en aura au moins une de plus puisque Netflix a d’ores et déjà renouvelé The Witcher pour une seconde saison.

Les huit épisodes de la saison 1 de The Witcher sont disponibles sur Netflix  

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