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Tomer Sisley défend la série Messiah, visée par une pétition et un appel au boycott

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Tomer Sisley incarne l'agent Aviram dans "Messiah". | © Netflix.

Séries télé

L’acteur estime que la série « fait remettre en question votre système de croyance, donc elle ne mettra jamais tout le monde d’accord »

Sortie le 1er janvier sur Netflix, la série Messiah fait déjà l’objet de nombreuses critiques. Ce thriller à suspense, qui mêle politique et religion, s’intéresse à un mystérieux et charismatique inconnu, sorte de prophète des temps modernes suivi par 2000 fidèles qui le présentent comme le fis de Dieu. L’agent de la CIA Eva Geller et l’agent de la sécurité intérieure israélienne Aviram Dahan vont alors enquêter afin de percer le secret derrière cet homme, qui serait capable d’accomplir des miracles.

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Mais les thèmes abordés par la série, du terrorisme au conflit israélo-palestinien en passant par la religion, ne sont pas au goût de tous. Au point que de nombreux internautes ont appelé au boycott de Netflix et Messiah, décrite comme « une propagande maléfique et anti-islamique » dans une pétition, à cette heure signée par plus de 4240 personnes.

« Si ça avait été une propagande anti-quoi que ce soit, je n’y aurais pas participé »

Contacté par nos confrères du Parisien, Tomer Sisley, qui incarne Aviram Dahan, estime que « les auteurs de cette pétition se trompent évidemment ».

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« Si ça avait été une propagande anti-quoi que ce soit, je n’y aurais pas participé. Les gens qui signent la pétition n’ont même pas vu la série », a-t-il assuré. « Le spectateur est un acteur à part entière de la série. Elle traite de la manière qu’on a de percevoir les choses. Dans un monde moderne, dans lequel les médias, les réseaux sociaux sont forts, où une information peut devenir virale en très peu de temps, qu’est-ce qui va vous y faire croire ? Est-ce que que vous êtes quelqu’un qui croit ce qu’il voit ou est-ce que vous voyez ce que vous croyez ? ».

« Provocateur ne veut pas dire offensant »

« Clairement, les gens qui signent la pétition font partie de la deuxième catégorie, ils voient ce qu’ils croient », a-t-il ajouté. « Cette série vous fait remettre en question votre système de croyance, donc elle ne mettra jamais tout le monde d’accord ».

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Interrogé de son côté par l’AFP, le créateur de Messiah, Michael Petroni, avait reconnu que sa série était « provocatrice ». « Mais provocateur ne veut pas dire offensant », avait-il précisé.

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