Paris Match Belgique

Tout ce que vous devez savoir sur… « The Crown » saison 4

The Crown saison 4

Extrait de la saison 4 de "The Crown", mettant en scène la Reine Élisabeth II (Olivia Colman) et le Prince Charles (Josh O'Connor). | © Netflix.

Séries télé

Parachutée au sein du clan Windsor, la princesse de Galles vit une saison en enfer. La plus féroce du biopic monarchique.

D’après un article Paris Match France de Claire Stevens

Royale pression

Nouvelle venue sur l’échiquier royal, Emma Corrin (ci-contre) incarne lady Di. La Britannique reconnaît avoir très vite perçu « les attentes écrasantes » liées à ce rôle iconique. Femme-enfant jetée dans le grand bain de la monarchie, boulimique compulsive mais aussi électron libre qui fera disjoncter la royauté… Il fallait du feeling, même coachée par Patrick Jephson – consultant historique de la saga et ancien secrétaire privé de Diana –, pour se glisser aussi habilement dans son personnage. Elle donne corps à ce mélange explosif le temps d’un passage éclair car, dès le prochain chapitre, annoncé pour 2022, Corrin cédera sa place à l’Australienne Elizabeth Debicki (Tenet).

Lire aussi > « The Crown » : Ce nouvel extrait de la saison 4 donne des frissons

Meghan en filigrane

Madone médiatique avant l’heure, Diana a devancé les réseaux sociaux en ramenant à elle l’opinion publique. Elle en a aussi fait les frais, comme l’explique cette saison qui prend fait et cause pour elle, essence d’une histoire qui se répétera avec Meghan Markle. Caché derrière l’alibi fictionnel, Peter Morgan, le créateur de la série, analyse les manipulations des uns et des autres. Quitte à multiplier les positions téméraires, comme lorsqu’il incrimine le prince Philip dans le harcèlement constant de sa bru.

Lire aussi > « Direct » : Cette nouvelle fonctionnalité Netflix se fait étriller par les internautes

Alchimie modèle

Faussaire télévisuel, le scénariste ne se contente pas de miser sur les gimmicks de l’époque, il reconstitue fidèlement les tableaux les plus marquants de la vie du couple princier, des premières paparazzades de Diana à la visite officielle australienne de 1983. Mais The Crown se débarrasse des moments biographiques les plus encombrants. Par peur de les désacraliser? Ainsi le mariage à la cathédrale Saint-Paul, mondialement retransmis mais déjà tué dans l’œuf, reste ici tabou.

« The Crown » saison 4, c’est aussi l’occasion de (re)plonger dans le thatchérisme. Pour redonner vie à la Dame de fer, nulle autre que Gillian Anderson

« The Crown » saison 4, c’est aussi l’occasion de (re)plonger dans le thatchérisme. Pour redonner vie à la Dame de fer, nulle autre que Gillian Anderson © Des Willie/Netflix

Dame et reine de fer

The Crown saison 4, c’est aussi l’occasion de (re)plonger dans le thatchérisme. Pour redonner vie à la Dame de fer, nulle autre que Gillian Anderson (photo), la compagne à la ville de Peter Morgan. L’Américaine, ex-star de X-Files, campe un Premier ministre d’une précision implacable jusque dans la diction si particulière et le Brushing laqué. Elle se fait laminer lors d’une partie de chasse à Balmoral par Elizabeth et consorts. A l’opposé du spectre, l’étranglement politique et social dépeint dans ces dix nouveaux épisodes est d’une troublante actualité.

Au pays du souffre et du fiel

Cette saison est aussi celle d’un temps révolu où la couronne parvenait encore à contrôler ses scandales. Princesse des cœurs et du peuple, Diana fait figure d’instigatrice comme de première victime de ses intrigues et ruades. Vachard au possible, ce nouveau chapitre dénonce l’absence de pudeur de Camilla Parker Bowles, le venin permanent d’Anne et le mépris de tous. Charles, ego froissé sur pattes, est au mieux maladroit, au pire abject dès qu’il s’agit de son épouse. Epinglé également, le prince Andrew (incarné par Tom Byrne) lorsqu’il fait part à sa mère de sa passion pour l’actrice Koo Stark, héroïne du film érotique « Emily » où, explique-t-il, « une jeune fille nubile est en prise avec de vieux prédateurs sexuels ». Toute ressemblance avec l’affaire Epstein est-elle purement fortuite ?

Où et quand ? Sur Netflix, à partir du 15 novembre.

CIM Internet