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Netflix : Pourquoi « Pretend It’s a City » est la seule série que vous devriez voir en ce début d’année [VIDÉO]

Pretend It's a City Fran Lebowitz

L'auteure et humoriste Fran Lebowitz, héroïne de la nouvelle série Netflix "Pretend It's a City". | © Netflix.

Séries télé

Et soudain, Netflix nous propose quelque chose de vraiment différent.

 

Le 8 janvier 2021, Netflix dévoilait sa nouvelle série signée Martin Scorsese. Intitulée « Pretend It’s a City », ce petit bijou caustique et poétique se présente sous la forme de 7 épisodes d’une trentaine de minutes à travers lesquels l’auteure et humoriste Franz Lebowitz conte avec passion sa tendresse et son allergie pour la Grosse Pomme. Voici 5 bonnes raisons de se jeter devant cette série dès maintenant.

1. Pour sa déclaration d’amour à New York

Regarder Pretend It’s a City, c’est arpenter New York et ses époques en sept chapitres rythmés par un imprévisible jazz bebop. Scorsese nous fait le portrait de cette ville continuellement en action au travers des récits acérés d’une de ses plus fidèles représentantes, l’auteure et actrice Fran Lebowitz.

2. Pour découvrir Fran Lebowiz

Si le prénom de Fran Lebowitz ne vous dit rien, c’est parce que l’écrivaine est quasiment inconnue chez nous en Europe. À New York en revanche, celle que l’on surnomme la Dorothy Parker moderne est une véritable icône de la scène littéraire américaine, une quasi-légende. Elle y déménage dans les années 70. Depuis, elle y a arpenté ses bouches de métro meurtries comme ses trottoirs gravés de plaques commémoratives dorées – qu’elle adore – comme personne. Aujourd’hui, elle témoigne à travers un monologue passionnant de l’évolution de la ville et des mentalités depuis les seventies : du mouvement #MeToo à l’apparition des nouvelles technologies. Avec nostalgie, elle résume ainsi : « À New York, il y a des millions de personnes. Et je suis la seule à regarder où elle va ».

3. …et son franc-parler

Fran Lebowitz n’est pas que le produit d’une certaine époque new-yorkaise. Elle est aussi, à l’heure du politiquement correct, une bouffée d’air frais grâce à son ton sans concession, souvent acide, toujours caustique. On se délecte de la franchise de cette femme au visage sévère, dévoré par de grandes lunettes et au style inimitable. Sa veste de costume est devenue plus qu’une mode, une marque de fabrique. Au point que le Vanity Fair la nommera l’une des femmes les mieux habillées de l’année en 2017 (sans qu’elle ait sans doute jamais rien demandé).

4. Pour Scorsese, tout simplement

À la fin de chaque épisode : « Directed by Martin Scorsese », en lettres blanches sur fond noir. Comme une promesse de cinéma. Car malgré son aspect documentaire, Pretend It’s a City a presque des airs de vieux film hollywoodien. Les réminiscences de Lebowitz sont illustrées avec des documents d’archives tantôt anecdotiques, tantôt puissants, comme un effort de Scorsese pour faire ressusciter le passé à l’écran, du Studio 54 au défilé des macs lors de la première rencontre entre Mohamed Ali et Joe Frazier.

5. Parce qu’on y côtoie tout le gratin

Icône new-yorkaise oblige, Fran Lebowitz a rencontré les plus grandes légendes américaines. Dans chacun des sept épisodes, l’humoriste nous emmène à la rencontre de DiCaprio, Spike Lee, Mohamed Ali, Charles Mingus, Duke Ellington ou encore Frank Sinatra. Reconnaissante mais loin de se laisser impressionnée par tout ce beau monde, elle ose même déclarer dans son culot légendaire « j’adore Mohamed Ali, le problème c’est qu’il boxe ».

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