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Vincent Londez aux trousses d’Omar Sy dans Lupin: « Qui pouvait prédire ce succès ? »

Vincent Londez, Lupin

La seconde partie de Lupin sortira cet été. | © Netflix

Séries

Encore aujourd’hui, l’acteur français ne réalise pas toujours l’énorme engouement rencontré par la série.

 

Lupin a été la série révélation de ce début d’année. Alliant avec audace énigmes, suspens et intrigues, elle prend place dans un Paris contemporain, guidée par Omar Sy, incarnant à la perfection la French touch dans une production américaine. Autour de lui, gravite toute une série de personnes. Parmi elles, Vincent Londez, un acteur presque de chez nous, qui interprète un capitaine de police poursuivant désespérément Assane, qui semble toujours avoir une longueur d’avance. Lors d’une interview pour Paris Match, c’est souriant et plein de bonne humeur, qu’il revient sur ce tournage pas comme les autres.

Comment vous êtes-vous retrouvé embarqué dans l’aventure Lupin ?

Cela s’est fait par effet de domino, tout a commencé grâce à la série Ennemi public, la série belge de la RTBF dans laquelle je joue. J’ai ensuite poursuivi avec Into the night produit par la même boîte de production. Et finalement, la production de la série Lupin a contacté le show runner d’Into the Night pour savoir comment j’étais sur les plateaux et voilà comment je me suis retrouvé dans le projet.

Un projet très réussi quand on voit le succès rencontré par Lupin. La série est en train de battre des records d’audience, Netflix prévoit 70 millions de vues. Vous attendiez-vous à un tel succès et comment l’expliquer ?

Mais alors là pas du tout, qui pouvait d’ailleurs prédire un tel succès ? Il faut dire qu’on n’a pas de point de référence avec une plateforme de streaming mondiale comme Netflix. Je m’attendais à ce que le public francophone répondent présent lors de la diffusion, mais je ne pensais pas que la série serait aussi regardée ailleurs. Avec du recul, on essaie de trouver des explications, mais je pense en fin de compte qu’Omar Sy est une star beaucoup plus connue qu’on pourrait le penser. Il dépasse les frontières et transporte très bien la culture francophone. Après pour le reste, c’est une conjonction des planètes. Mais je pense qu’on doit beaucoup à la superbe adaptation des romans et à la figure emblématique de Lupin.

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Vous n’avez officiellement qu’une seule scène avec Omar Sy, mais comment est-ce de travailler avec lui sur le plateau ?

C’est vrai que je passe plus mon temps à lui courir après dans la série (rires). Il a énormément travaillé sur le projet. C’est quelqu’un de vraiment très avenant et qui sait créer une bonne atmosphère sur les plateaux et surtout il est vraiment très drôle.

On parle d’un véritable tournage à l’américaine, êtes-vous d’accord ?

Oui totalement, c’est peut-être dû au fait que le réalisateur, Louis Leterrier (ndlr auteur de blockbusters comme Le Transporteur et Insaisissables), a l’habitude de tourner en Amérique. Mais c’est sûr que l’échelle à laquelle on a travaillé sur les plateaux était vraiment différente de celle que j’ai connu ailleurs. C’est comme un grand jouet, c’est super. Il faut s’adapter très vite et c’est toujours sympa d’avoir beaucoup de moyens. Et puis je suis quand même d’une génération où la culture anglophone est très présente et ça m’a permis de rentrer assez vite dans les codes.

Avec le coronavirus, tout le secteur de la culture est à l’arrêt. Faire une série c’est finalement le bon plan en ce moment ?

C’est vrai qu’on se sent très chanceux de pouvoir continuer à travailler quand on voit tous ceux qui ne peuvent pas. Je trouve que c’est important de pouvoir continuer à donner du divertissement et un peu d’art aux gens, quand le reste ne fonctionne plus. C’est un peu la mission de notre métier. Je n’ai pas le savoir nécessaire pour me positionner vis-à-vis des mesures gouvernementales, mais je comprends la détresse du secteur. Je vois que les décisions politiques sont là pour sauver des vies humaines et je pense que tout ce que l’on peut faire c’est être solidaire. Je ne pense pas que les gouvernements ont un intérêt à nous garder comme ça à l’intérieur, je pense que tout ça est circonstanciel. Je ne crois pas à une défiance de la société face au monde artistique. Mais battons-nous pour que les choses évoluent le plus vite possible.

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Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Moi ce qui m’intéresse c’est l’histoire que l’on va raconter et le plaisir que l’on va pouvoir en tirer en tant qu’acteur et spectateur. Je dois dire que pour le moment je suis sur des choses très intéressantes, que cela soit à la télévision ou au théâtre. Je viens de finir de tourner la deuxième saison d’Into the knight, j’ai aussi travaillé sur un long-métrage intitulé Ogre, mais je ne sais pas quand il sortira. Pour l’instant, on avance pas par pas.

La seconde partie de Lupin sortira cet été, que pouvez-vous déjà nous dire à son sujet ?

Est-ce que je peux vraiment dire quelque chose (rires) ? Je dirai que les spectateurs vont pouvoir découvrir encore plein d’endroits incroyables à Paris et que le reste de la saison est tout aussi palpitante. Et surtout que cela se finira en apothéose. Je serai bien sûr encore de la partie.

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