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Secrets de tournage, saison 2… Ce qu’il faut savoir sur le phénomène « Squid Game »

Secrets de tournage, saison 2... Ce qu'il faut savoir sur le phénomène "Squid Game"

« Squid Game » est disponible sur Netflix. | © Netflix

Séries

Depuis sa diffusion, Squid Game s’est hissée en tête du top mondial des séries les plus regardées. Décryptage.

 

D’après un article Paris Match France de Léa Bitton

Que ce soit dans la bouche de vos enfants ou sur les réseaux sociaux, difficile d’échapper au phénomène Squid Game. La série de 9 épisodes a été diffusée dans le monde entier le 17 septembre dernier sur Netflix et depuis sa mise en ligne, Squid Game s’est hissée en tête du top mondial des séries les plus regardées. Du jamais vu pour une série sud-coréenne.

De quoi la série parle-t-elle ?

456 hommes et femmes, complètement fauchés et endettés, acceptent de participer à un jeu organisé par un groupe secret. Le gagnant remporte 45,6 milliards de won (soit 33 millions d’euros), de quoi largement éponger leurs dettes. Mais si un participant perd le jeu, il perd également la vie…

L’ampleur du succès

Le phénomène Squid Game s’étend bien plus que sur Netflix. Depuis la sortie de la série, plus de 25 milliards de vidéos ont été publiées sur le réseau social TikTok avec le hashtag du nom de la série. Sur certaines vidéos, des internautes s’amusent à reproduire des jeux, notamment celui des figures dans un biscuit où il faut le détacher sans le casser dans un temps imparti. Netflix a même organisé un événement spécial ce week-end à Paris : des fans se sont amassés pour prolonger l’expérience de la série dans la vraie vie. L’engouement était tel que plusieurs bagarres ont éclaté dans les différentes files d’attente, nécessitant l’intervention de la police.


De quoi Squid Game s’inspire-t-elle ?

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec Hunger Games. La saga américaine raconte l’histoire d’adolescents, issus de douze tribus différentes, devant s’affronter dans une arène jusqu’à ce que mort s’en suive. Squid Game fait également écho au scénario du film japonais Battle Royale, réalisé en 2000 par Kinji Fukasaku. Le long-métrage met en scène des lycéens contraints de s’entretuer pendant trois jours jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Certains aficionados de mangas verront aussi des similitudes avec le manga Alice in the Borderland. L’histoire avait été adaptée en série, qui avait été diffusée en décembre 2020 sur Netflix.

Y aura-t-il une saison 2 ?

Dans une interview avec Variety, le réalisateur et scénariste de la série Hwang Dong-hyeok a raconté le processus minutieux qui a permis la construction de cette série. « Je n’ai pas vraiment de plans élaborés pour « Squid Game 2 ». C’est assez fatiguant rien que d’y penser. Mais si je devais lancer le projet, je ne le ferai certainement pas seul. J’envisagerais de collaborer avec plusieurs réalisateurs expérimentés pour m’aider », a-t-il confié. Les deux premiers épisodes avaient mis six mois à être tournés…

Secrets de tournage… (attention, spoilers !)

La scène où Gi-hun court et chute en faisant tomber le café de Sae-Byeok n’était pas prévue dans le scénario. La jeune femme cache d’ailleurs son rire avec ses cheveux. « Cette scène n’était pas prévue mais nous l’avons gardée parce qu’elle était trop bonne pour être gâchée », a raconté le réalisateur dans une interview diffusée par Netflix. « C’est un détail qui montre le côté héroïque du protagoniste », poursuit l’interprète du personnage, Lee Jung-jae.

Pourquoi Gi-hun ne pleure-t-il pas après le décès de sa mère ?

« À ce moment-là, Gi-hun est épuisé émotionnellement. Il a traversé trop de chagrin et a été témoin de trop de morts. Il est vidé », a expliqué Hwang Dong-hyeok. « Il n’est plus que la coquille d’un être humain à ce moment-là. Il n’a plus de chagrin », a ajouté l’acteur de 48 ans.

Gi-hun, interprété par Lee Jung-jae.
Gi-hun, interprété par Lee Jung-jae. © Netflix

Des décors spectaculaires…

« Chaque fois qu’on entrait dans un nouveau décor, les acteurs étaient fascinés et prenaient des photos », a raconté le réalisateur. « Pour le dortoir, la directrice artistique a proposé un concept de magasin / entrepôt pour déshumaniser les personnages, pour que les participants soient présentés comme des objets empilés sur des étagères », apprend-on dans l’entretien.

Le message du réalisateur

Hwang Dong-hyeok a voulu faire passer plusieurs messages sur notre société. Pour lui, il n’y a pas de mauvaises personnes, seulement des gens désespérés coincés dans un sytème qui écrase leur moral. Dans la série, les participants ont le choix de rester ou de partir : si tous choisissent de rester dans l’aventure, c’est tout simplement parce que dehors est tout aussi horrible pour eux. Les épreuves prouvent comme le monde réel est abusif, injuste et cruel.

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