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Angle mort, thriller politique noir-jaune-rouge

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À la fois Flamand, Wallon et Bruxellois, le dernier film du réalisateur belge Nabil Ben Yadir mêle politique, racisme et récit policier à travers le destin controversé d’un flic anversois.

Un film noir, un thriller obscur, un suspens ténébreux : les qualificatifs sombres ne manquent pas pour décrire Dode hoek (en français Angle mort), le troisième long métrage de Nabil Ben Yadir, en tant que réalisateur. Après Les Barons (2009) et La Marche (2013), le cinéaste Molenbeekois reprend ses thèmes de prédilection, l’intégration et le racisme, dans la langue de Vondel et avec un regard plus féroce et radical.

À travers la dernière enquête très personnelle du commissaire Verbeek (Peter Van Den Begin), sur le point de quitter les forces de l’ordre pour intégrer un parti d’extrême droite, Ben Yadir dresse le portrait d’un personnage entier, détestable et à la fois dangereusement héroïque. Flamand bordeline, autant apprécié que détesté par la population, il se laisse corrompre par sa propre histoire et des sentiments inattendus. Violente, haletante, explosive et surtout belge, la pellicule comptera dans la carrière du réalisateur, qui, après la France, s’exporte de l’autre côté de la frontière linguistique avec le brio caractéristique du cinéma flamand.

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