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5 bonnes raisons de regarder « Ozark »

Vidéo Séries télé

Dévoilée vendredi sur Netflix, Ozark contribue à asseoir la réputation du géant américain après les succès de productions propres telles que Stranger Things et The OA. Scénario bien ficelé, rebondissements inattendus et casting léché : Ozark réunit tous les ingrédients d’une série réussie.

 

Les séries Netflix se suivent, les intrigues ne se ressemblent pas, mais la patte  du géant américain est toujours reconnaissable : esthétique, casting et bande-son minutieusement soignés, pour un résultat qui évoque le cinéma. Ozark ne déroge pas à la règle, et rassemble au générique Jason Bateman, dans un rôle à contre-emploi de ses personnages facétieux habituels, et Laura Linney, que l’on retrouve en femme au foyer pas si désespérée et certainement pas innocente.

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Scénario catastrophe

Le pitch : Marty est un conseiller financier à Chicago, marié à Wendy et père de deux enfants. La famille américaine lambda, qui serait presque ennuyeuse si il n’y avait l’infidélité de Wendy. Et la véritable activité professionnelle de Marty : sous couvert d’être conseiller financier, il travaille en réalité dans le blanchiment d’argent pour le compte du deuxième plus important cartel de drogue mexicain. Et il ne faut pas attendre longtemps dans le premier épisode pour que cet à-côté dangereux vienne le rattraper. La solution ? Se terrer au bord du lac d’Ozark, dont la série tire son nom, et tenter d’y reprendre ses activités de blanchiment tout en évitant de se faire tuer.

© Netflix

Twists bienvenus

Passée au filtre bleu, la série déroule grisaille et dégradés de vert, pour un résultat visuellement très cohérent qui permet encore mieux de se plonger dans cet univers si particulier. Dès le lancement de l’épisode, c’est tout juste si on ne sent pas l’odeur des forêts du Missouri, et la mélancolie profonde qui se dégage des habitants de la région. Trop sombre pour une série d’été ? Au contraire, avec ses twists qui réveillent un scénario d’apparence un brin classique, la série rassemble tous les ingrédients d’une bonne saga estivale.

Ambiance pesante

Forcément, la série n’est pas sans évoquer Breaking Bad, mais elle se détache rapidement d’éventuels parallèles. Contrairement à Walter White, Marty Byrde ne se complait pas dans la noirceur, et oscille plutôt entre génie paumé et quadragénaire cynique au bord de la crise de nerfs. Sans oublier le décor, unique et captivant, entre forêts épaisses et lac mystérieux, qui contribue à installer l’ambiance pesante qui règne sur Ozark. Avec ou sans vacances, cet été, un détour par le Missouri s’avère obligé.

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