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Tal : « Les Belges nous donnent l’envie d’habiter chez eux »

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La chanteuse a rêvé d'une finale France-Belgique lors du dernier mondial | © Paris Match Belgique

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La chanteuse nous parle de la Belgique qu’elle connaît. 

 

Paris Match. Vous chantez « L’amour donne des ailes ». Comment voyez-vous l’amour en 2018 ?

Tal. Il est de plus en plus difficile d’aimer, car les gens se méfient beaucoup de l’autre. On est moins dans la stabilité. Les partenaires se lassent très vite. Ils consomment. C’est un peu comme la musique… Du coup, les relations sont devenues courtes et instables. C’est triste, mais j’espère que ma génération va pouvoir faire bouger les choses et être consciente qu’il faut se rapprocher de la vérité.

Vous êtes belle et célèbre. Pour vous, c’est encore plus difficile de trouver le prince charmant ?

Oui, et cela me fait peur pour demain. Mais j’ai appris une règle essentielle : il faut toujours penser positivement. Je crois beaucoup à la loi de l’attraction. Si vous pensez positivement, vous attirez le positif. C’est nous qui créons notre avenir.

Votre single « Mondial », écrit par Soprano, est une chanson festive mais pas du tout sur le football.

A la base, elle devait s’appeler « Carnaval ». Nous avons décrit le mix de couleurs et de cultures quand on fait la fête : on se mélange même si on est différents, qu’importe les milieux sociaux. Bref, ça parle de rassemblement, d’union. Après, on a eu l’idée d’un petit clin d’œil à la Coupe du monde. Parce que, grâce à elle aussi, tout le monde s’est rassemblé.

Vous avez regardé le Mondial ?

Oui, et félicitations aux Belges. J’ai rêvé d’une finale France-Belgique…

Votre album s’intitule « Juste un rêve ». Qu’avez-vous encore à réaliser ?

Une carrière au cinéma. J’ai derrière moi quatre années de cours de comédie à Paris. J’avais 12 ans. Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé jouer un rôle. J’ai dû mettre cette passion de côté pour m’investir plus dans la musique. Mais ce n’est que partie remise. J’ai déjà eu la chance de faire quelques apparitions dans des séries (notamment dans « Plus belle la vie » et « Nos chers voisins »).

Chez vous, la musique est une tradition familiale ?

Oui. Maman était chanteuse. Quant à Papa, il jouait de la guitare. Mon frère était compositeur. Vers l’âge de 12 ans, j’ai appris le piano. Cela ne s’explique pas mais, enfant, je savais que j’allais devenir artiste. Mon idole était Michael Jackson.

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Votre vie n’a pourtant pas été simple.

Je me suis retrouvée seule à Paris. J’avais 17 ans. Des moments durs. Je souffrais d’un manque de présence masculine. Mon père et mon frère avaient fait leurs valises. Du coup, je me suis retrouvée avec ma mère. C’était comme si nous étions en coloc. Je chantais dans les bars. Je travaillais aussi à mi-temps pour l’aider à payer le loyer. J’aurais tellement aimé que mon père soit là.

C’est pour cela que vous avez écrit « ADN », une chanson autobiographique qui parle de l’absence de votre papa ?

Oui, sans doute est-elle une forme de thérapie. Comme le fait de venir en Belgique.

Pourquoi ?

Parce que c’est l’un des rares pays où l’on peut trouver la chaleur qui nous a manqué jadis.

Beau compliment. Qu’aimez-vous d’autre en Belgique ?

En dehors des gens ? Les gaufres de Liège ! Elles sont trop bonnes.

Un péché mignon ?

Je ne sais pas si c’est belge mais j’adore les M&M’s ! (Elle éclate de rire)

Votre expression ou mot belge préféré ?

J’y suis, j’y reste» !

Qu’aimeriez-vous que votre pays emprunte à la Belgique ?

Les festivals. Ils sont vraiment cool.

Qu’est-ce que vous ne comprenez pas en Belgique ?

Le néerlandais… Mais aussi pourquoi je n’y viens pas plus souvent et hors promo ! Les Belges me donnent l’envie d’habiter chez eux.

 

Marc Belmond

CIM Internet