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Christophe Willem : « Maurane est sans hésitation la plus belle voix francophone »

La disparition de Maurane a perturbé le chanteur français | © Paris Match

I like Belgium

« J’aime la Belgique » par Christophe Willem

 

Paris Match. Vous et la Belgique, c’est un lien particulier qui dure depuis onze ans, non ?

Christophe Willem. Effectivement, vous n’avez donc rien oublié de mes débuts ! (Il rit) J’adore la Belgique. J’aime Bruxelles qui me fait penser à un petit Londres. Elle est très cosmopolite, il y a tout. C’est quand même aussi le centre européen. Perso, je trouve sa symbolique très forte ; c’est une ville dont les énergies me plaisent. En plus, j’y ai un souvenir fort : celui d’avoir chanté avec Maurane « Don’t Give Up ». Ce soir-là, dans la salle, il régnait une espèce de magie. C’était vraiment un moment particulier. La disparition de Maurane m’a bouleversé. Le jour de sa mort, tout le monde voulait que je parle ou donne des interviews. J’ai refusé. J’ai juste laissé un mot sur les réseaux sociaux. Je n’avais pas envie d’épiloguer durant des heures… Pour moi, et objectivement, Maurane est sans hésitation la plus belle voix francophone. Les Francofolies de Spa restent une étape à chaque fois dans mon planning. Le lâcher-prise des gens est juste merveilleux. Mais, cette année, c’était très particulier pour moi…

Vous n’avez jamais envisager de vivre en Belgique ?

Si, j’y ai pensé, voilà quelques années. Pour être très honnête avec vous, la question s’est posée parce que c’est plus avantageux fiscalement qu’en France. De nombreux artistes et personnalités ont voulu partir. En même temps, j’ai un côté résistant ! Je ne veux pas me résigner à faire quelque chose pour de mauvaises raisons. Je me suis toujours dit que la politique va dans un sens, puis dans un autre. Je gagne ma vie honnêtement dans ce métier. Je ne vole pas mon argent. Je ne suis pas du genre à dire que je m’en vais parce qu’un système ne me va plus. Voilà, je n’ai pas envie d’abandonner. J’aime la Belgique, mais j’aime mon pays. C’est comme pour les attentats : faut-il fuir parce qu’on a peur ? Bien sûr que non. Enfin, je suis très en phase avec le projet européen. Je rêve que l’Europe soit de plus en plus une seule et même nation et que chacun puisse y vivre tranquillement.

A propos de la Belgique, on a failli vous voir dans la peau d’un juré pour « The Voice »…

Pour être franc avec vous, en France, on ne me l’a jamais proposé. Donc, je me suis jamais posé la question. On m’a un peu parlé de « The Voice Kids », mais vraiment d’une manière informelle. J’ai fait comprendre que je ne suis pas du tout à l’aise avec le principe de mettre en avant le statut d’« enfant star ». Peut-être parce que je ne suis pas papa… Mais je ne suis pas du tout dans le trip de l’enfant starisé et de la fierté qui va avec. Cela dit, pourquoi pas la version adulte de « The Voice » ? En Belgique, effectivement, on m’a proposé le fauteuil à deux reprises. Mais, hélas, cela tombait mal, parce que ma tournée démarrait.

Vous prenez maintenant des vacances ?

Je continue à chanter jusque fin août. Ensuite, je pars en Nouvelle-Calédonie pour les Francos. Après, je reprends en octobre, jusqu’en avril au moins. Donc, pour l’instant, pas de vacances en vue.

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Quel est votre plat belge préféré ?

Le stoemp ! C’est tout simple, mais je trouve ça trop bon. Et puis, ça représente tellement la richesse de la Belgique : tout est bon à être mélangé.

Votre péché mignon belge ?

La bière. Je suis plus bière que chocolat ! (Il rit)

Votre expression ou mot belge préféré ?

A tantôt.

Qu’aimeriez-vous que votre pays emprunte à la Belgique ?

L’art du lâcher-prise.

Et qu’est-ce que vous ne comprenez pas en Belgique ?

Qu’il y ait autant de différences entre le Nord et le Sud. Pourquoi deux parlements ? Pourquoi tout en double ?

Marc Belmond

 

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