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Kev Adams et Jamel Debbouze : « Les Belges sont les plus intelligents »

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Kev Adams et Jamel Debbouze ont répondu aux questions de Paris Match. Pour eux, c'est clair, la Belgique ne représentent que des bons souvenirs ! | © Jerome Domine/ABACAPRESS.COM

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Kev Adams et Jamel Debbouze sont toujours à l’affiche d’Alad’2 dans les salles avec tout en se produisant sur scène.

 

Par Christian Marchand

Paris Match. Alad’2 cartonne. Heureux ?
Kev Adams. Complètement. À mes yeux, proposer le personnage du méchant charismatique à Jamel Debbouze était une évidence. Au bout du compte, c’est un film qui fait du bien, on fait voyager les gens dans le rire et, avec ce triste individu (il sourit), on va même plus loin.
Jamel Debbouze. Que rajouter, sinon que mon fils Léon adore cet énergumène ? En réalité, nous représentons deux générations. Je vois à travers ce jeune homme le temps qui passe. Kev a ses références, j’ai les miennes et l’addition des deux est explosive.
Kev Adams. Il ne croit pas si bien dire. Pour mettre de l’ambiance, Jamel n’a pas son pareil. Sur le tournage, il avait emmené un baffle aussi grand que lui et tout le monde ne cessait de danser. Les figurants, les acteurs, les techniciens. Bref, c’était l’énergie au pouvoir !

Aladin est prêt à tout pour sauver l’amour de sa vie. Du vécu ?
K.A. Oui, et je peux même vous dire que j’ai fait Liège-Bruxelles à pied pour la reconquérir ! Nous avons tous vécu au moins une situation où l’on se bat pour son amour. C’est tellement un sentiment fort et beau. L’amour peut décupler votre force, il remplit notre vie et nos pensées. Il est impossible de vivre sans ça.
J.D. Mon truc le plus fou, c’est précisément de parcourir des milliers de kilomètres pour rejoindre quelqu’un. C’était la femme de ma vie. Du jour au lendemain, je ne me suis posé aucune question : j’ai foncé ! La notion de temps et de trajets n’avait plus aucun impact à mes yeux. Il y a que l’amour qui peut vous mettre dans cet état.

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Aujourd’hui, le cinéma français a du mal, surtout face aux films américains. Comment vivez-vous cette guerre des entrées et de la rentabilité ?
K.A. Le cinéma américain bénéficie d’autres moyens. C’est difficilement comparable mais, en France, nous avons la chance de savoir créer de très belles histoires. Notre éducation culturelle fait que nos films sont souvent très riches et bien ficelés.
J.D. Je ne suis pas tout à fait d’accord lorsqu’on dit que le cinéma français court après la rentabilité. Nous, on adorerait produire des films avec les budgets américains ; ça nous permettrait de montrer au public que les décors sont réels. Mais en Europe, nous ne subissons pas la loi du marketing. Nous restons relativement libres. L’intérêt, c’est de toucher et de sensibiliser. Les entrées sont importantes, mais elles ne sont pas tout.

À l’écran, vous faites aussi un clin d’œil humoristique à Jean-Claude Van Damme.
K.A. Oui, car j’adore cet acteur belge. C’est une « big star ». Les gens ne se rendent pas compte de la carrière qu’il a.
J.D. Je l’ai rencontré à Los Angeles. Il m’a présenté beaucoup de gens très connus. C’est un garçon d’une grande gentillesse malgré son succès. Je n’oublierai jamais le jour où je suis entré dans sa villa. Impressionnant.

jamel debbouze
© DR

Justement, la Belgique, ça vous parle ?
K.A. Ma première salle remplie, c’est en Belgique que je l’ai vécue : 800 personnes étaient assises devant moi. Jusque-là, je jouais devant quelques originaux à Paris… C’est au Plat Pays que tout a commencé. Quand les Belges se marrent, on sent que c’est généreux et vrai.
J.D. C’est un pays particulier. J’en ai deux souvenirs magnifiques. Deux frères m’ont fait venir en Belgique il y a vingt ans. Je me suis produit dans un petit café-théâtre qui leur appartenait. Un moment extraordinaire : il y avait neuf personnes dans la salle, dont trois frères ! Mais ils ont rigolé comme s’ils étaient cent. Ça m’a vraiment motivé, car c’était la première fois que je faisais rire en dehors de mon fief. Ils m’ont fait revenir régulièrement, jusqu’au Forum de Liège où la salle était pleine. Que du bonheur !

Quel est votre plat préféré belge ?
K.A. Aucune hésitation possible : les frites.
J.D. Les moules-frites. J’adore.

Votre péché mignon belge préféré ?
K.A. Les gaufres.
J.D. Les biscuits Dandoy.

Votre expression belge préférée ?
K.A. « Je ne sais pas faire ça » au lieu de « je ne peux pas faire ça ».
J.D. « Allez, dis ! »

Qu’aimeriez-vous que la France emprunte à la Belgique ?
K.A: Eden Hazard.
J.D: Idem.

Qu’est-ce que vous ne comprenez pas en Belgique ?
K.A. Le néerlandais.
J.D. Moi, je suis tellement fan de la Belgique que je comprends tout… Mais Kev a raison : les Belges sont les plus marrants, les plus intelligents.

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Kev Adams présentera sur scène « Sois 10 ans » le 20 février 2019 à Louvain-la-Neuve (Aula Magna), le 28 à Mons (Théâtre Royal), le 1er mars à Uccle ( Centre culturel), le 2 à Huy (Centre culturel), le 12 avril à Liège (Forum) et le 13 à Charleroi (Palais des Beaux-Arts). Avec « Maintenant ou Jamel », Jamel Debbouze vient de triompher à Bruxelles, Marche-en-Famenne, Liège et Mons.

© DR

 

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