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Bastian Baker : « Mon père aimerait bien que je sois le nouveau James Bond ! »

Aux côtés de Natasha St-Pier, Marc Pinilla et BJ Scott, il a brillé dans « The Voice 3 », remplaçant Quentin Mosimann. | © BELGA PHOTO NICOLAS LAMBERT

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À 27 ans, le chanteur de Lausanne revient avec un quatrième album, dont le single « Stay » en est extrait. Il se produira sur scène à Liège le 15 mars prochain.

Par Christian Marchand

Paris Match. Vous avez écrit vos nouvelles chansons à Los Angeles, Nashville, New York et parcouru le monde entier avant de revenir en Belgique, l’un des premiers pays qui vous ait consacré. Vous êtes un globe-trotter ?
Bastian Baker. Oui, complètement. Il y a un réservoir inépuisable de musiciens talentueux aux États-Unis. Vous ne pouvez que vous améliorer. Idem en tournée. On a fait 50 dates aux States et une vingtaine en Europe, pour finir en Australie et en Nouvelle-Zélande. Mon envie de chanter aux quatre coins du monde est due à ma curiosité. J’aime bien découvrir des pays et des publics auxquels on ne pense pas forcément, comme en Algérie, à Bahreïn ou à Madagascar, où j’étais avec le ministre de l’Education. On a même donné des conférences dans des universités ! Rencontrer des gens aux quatre coins du monde m’enrichit constamment. Mais je ne pense jamais à rester ailleurs pour toujours. Je suis très attaché à la Suisse. D’ailleurs, plus je grandis, plus j’aime ce pays. Dès que je peux, j’y reviens.

Vous avez aussi chanté au Brésil dans des stades de 100 000 personnes, en première partie de la tournée mondiale de Shania Twain.
C’était hallucinant. C’est la première fois qu’elle se produisait au Brésil. Là-bas, c’est une icône. Moi, j’ai assuré mon petit set guitare/voix. Je parlais uniquement en portugais entre les chansons pour pouvoir communiquer avec le public. Car c’est dans ces moments-là qu’il y a toujours un problème technique : je n’entendais pas ma guitare et courais d’un côté à l’autre de la scène !

Quels sont maintenant vos rêves ?
Mon père aimerait bien que je sois le nouveau James Bond ! (Rires) J’ai déjà eu quelques propositions au cinéma, mais je n’ai pas vraiment mis l’accent sur cet aspect de ma personnalité artistique. Mon rêve, c’est de partir dans une tournée où la créativité n’a pas de limites. Mais d’abord, montrer aux Belges que je ne les ai pas oubliés depuis « The Voice » !

N’ayez crainte : le public féminin ne vous a pas perdu de vue… Toujours pas envie de vous fixer ?
Je ne me pose pas cette question. Je n’ai jamais rêvé d’être un jeune papa. Il faut déjà que je trouve la bonne personne. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où l’on sait prendre son temps… (Il rit)

Que diriez-vous de votre album ?
C’est un opus qui défie les genres car on y trouve un peu de tout. Et puis, il sonne comme un nouveau départ. J’aime aller là où l’on ne m’attend pas forcément. J’ai écrit soixante chansons l’an passé. J’en ai gardé quatorze, celles que je trouvais les plus intrigantes. Le single « Stay » tourne un peu partout. C’est sympa de voir que les gens apprécient les nouveaux sons.

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© Paris Match Belgique

Vous êtes souvent venu en Belgique. Quel est votre endroit préféré ?
Toutes les villes sont chaleureuses. La Belgique est un pays magnifique. J’apprécie particulièrement la Grand-Place de Bruxelles. Elle a une âme, est chargée d’histoire. Mais celui qui me fait le plus marrer, c’est Manneken Pis.

Quel est votre plat préféré belge ?
Une mitraillette !

Votre péché mignon belge préféré ?
Impossible pour moi de venir en Belgique sans boire une bonne bière.

Votre expression ou mot belge préféré ?
« Oufti ! »

Qu’aimeriez-vous que votre pays emprunte à la Belgique ?
La bière, toujours la bière. J’en bois toujours une avant de me coucher.

Et qu’est-ce que vous ne comprenez pas en Belgique ?
La tension entre Wallons et Flamands. En Suisse, nous connaissons un peu le même scénario linguistique, mais on s’entend très bien !

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