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Agustín Galiana : « À la base dans Clem, je devais jouer trois épisodes »

Que pense-t-il de la Belgique ? "Son côté chaleureux, qui me rappelle beaucoup l’Espagne. A Paris règne une agressivité que je ne vois pas à Bruxelles." | © Photo by Jerome Domine/ABACAPRESS.COM

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Révélé par la série Clem, Agustín Galiana a réédité son album de chansons et participe au « Télévie en fête » à la Citadelle de Namur ce 22 avril.

Par Aurélie Parisi

Paris Match. On vous connaît comme acteur grâce à la série Clem, voilà que vous brillez maintenant dans la chanson après deux succès, « C’était hier » et « T’en va pas comme ça ».
Agustín Galiana. J’ai voulu de nouveaux titres parce que je monterai bientôt sur scène. Perfectionniste, j’aimerais offrir un vrai show au public. J’y vois du chant, de la danse et du jeu. Cette année, je chanterai au Télévie. J’ai également mis aux enchères une de mes guitares, la première que j’ai reçue. Il faut faire avancer la lutte contre le cancer. Je me souviens avoir rencontré la jeune Johanna. Malheureusement, j’ai appris qu’elle était décédée quelques mois plus tard. C’est tellement triste. Cette jeune femme admirable s’est battue jusqu’au bout. Elle m’a appris beaucoup de choses sur la vie.

Dans votre album, on retrouve une chanson dédiée à votre grand-mère et une autre à votre papa, disparu il y a peu…
Au début, mes proches voyaient d’un mauvais œil que j’enregistre la chanson dédiée à mon papa deux semaines après son décès. Mais j’y tenais, notamment parce que ça m’a aidé à sortir le chagrin, la haine et la déception. Quand je l’ai terminée et que je l’ai écoutée, ça m’a fait un bien énorme.

Etait-ce un défi pour vous de passer de la comédie à la chanson ?
Oui, clairement. Je suis connu du grand public grâce à Clem. Je devais, à la base, y jouer un rôle qui allait durer trois épisodes. Mon personnage avait une tumeur au cerveau et il était prévu qu’il meure. Quand la production a vu les rushs, elle a tellement aimé Adrian qu’elle a gardé sa maladie mais l’a laissé vivre. Depuis, je suis devenu un des personnages phares de la série. Puis, j’ai gagné « Danse avec les stars ». Avec tous ces succès, je me suis dit qu’il fallait que je tente ma chance dans la musique, que c’était le moment ou jamais.

La saison 9 de Clem démarre le 2 mai à la RTBF.
C’est une saison spéciale parce que six ans se sont passés depuis la dernière. Chez les adultes, la différence d’âge ne se voit pas trop. Par contre, chez les enfants, c’est frappant. C’est ce qui va marquer les téléspectateurs. Le fils d’Adrian aura 10 ans. C’est un changement énorme. Concernant mon personnage, tout ce que je peux vous dire, c’est que cette saison ne va pas être facile pour lui. Il va vivre des moments vraiment très durs.

Agustín Galiana : « Mon personnage dans Clem devait aussi mourir ». © Paris Match Belgique

Quel est votre plus beau souvenir en Belgique ?
À 14 ans, j’ai fait mon premier long voyage. Avec ma famille, nous sommes venus en France et en Belgique. C’était dingue pour moi parce que je n’avais encore rien vu, à part ma petite ville espagnole au bord de la mer. J’ai trouvé la ville de Bruxelles tout simplement époustouflante. Depuis, il y a toujours des gens que je croise sur mon parcours qui me ramènent à Bruxelles. Je pense à Tatiana Silva, ou à Thomas Ancora.

Un artiste belge vous touche ?
Je garderai toujours un bon souvenir de Maurane. Avec moi, elle a été tellement simple. Quand je l’ai vue la première fois, je l’ai taquinée sur sa robe. Je lui ai dit qu’il fallait tout de suite changer ça (rires). Elle a immédiatement compris mon second degré. Par la suite, j’ai été à ses anniversaires, on s’est souvent retrouvés pour souper, etc. Un vrai coup de cœur. J’aurais adoré chanter avec elle. La musique de Maurane m’a parlé parce que j’ai toujours écouté beaucoup de chansons francophones à la maison. Mon papa était professeur de français. Il n’a, par contre, jamais parlé cette belle langue avec nous. Je l’ai apprise lorsque je suis arrivé à Paris.

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Y a-t-il une ville belge que vous appréciez en particulier ?
J’ai déjà été à Bruges et à Bruxelles. Maintenant, j’adorerais aller à Liège. Vous savez pourquoi ? À cause des gaufres ! C’est pour moi une véritable obsession. À chaque fois que je vais au cinéma, c’est-à-dire souvent, j’achète une gaufre avant d’entrer dans la salle. C’est mon rituel. Et je n’achète pas de gaufrier pour éviter d’en faire tout le temps chez moi !

Qu’est-ce que la France pourrait emprunter à la Belgique, selon vous ?
Son côté chaleureux, qui me rappelle beaucoup l’Espagne. À Paris règne une agressivité que je ne vois pas à Bruxelles. En Belgique, tout est plus détendu, plus zen. Quand j’y arrive, je me sens comme chez moi.

Et qu’est-ce que l’Espagne pourrait emprunter au Plat Pays ?
En Espagne, on est jaloux des Belges parce que vous avez une quantité de bières incroyable !

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