Bruno Guillon : « Présenter un talk-show ? Je l’ai fait bien avant Hanouna »

Bruno Guillon : « Présenter un talk-show ? Je l’ai fait bien avant Hanouna »

Bruno Guillon adore faire de la radio le matin... "C’est assez particulier, parce qu’on entre dans le quotidien des gens". | © ©PHOTOPQR/LE PARISIEN/ARNAUD DUMONTIER.

I like Belgium

Présentateur des « Z’Amours » sur France 2 (tous les jours de la semaine à 11h20), Bruno Guillon est animateur de la matinale de Fun Radio, en France et en Belgique (tous les jours de 6h à 9h15).

 

Par Aurélie Parisi

Paris Match. Cela fait trois ans que votre matinale « Bruno dans la radio » est diffusée sur les ondes de Fun Radio Belgique. Qu’est-ce qui vous plaît dans la radio du petit matin ?
Bruno Guillon. C’est assez particulier, parce qu’on entre dans le quotidien des gens : on les accompagne dès le réveil, alors qu’ils n’ont pas encore bien ouvert les yeux. On doit les aider à bien démarrer la journée. C’est plutôt périlleux ! Ainsi, avant chaque matinale, on prépare l’émission de A à Z. Mais, au final, on ne garde que 20 % de ce qu’on avait écrit. On doit se laisser porter par l’improvisation et par les réactions. Ce qui n’est pas toujours évident. Cela dit, je suis ravi de me réveiller le matin pour réveiller les autres, même si c’est à des heures très matinales.

Comment arrivez-vous à enchaîner les tournages des « Z’Amours » avec cette matinale ?
C’est du sport. Quand je suis en période de tournage pour « Les Z’Amours », c’est-à-dire par tranches de deux à trois semaines, je ne vois plus personne. Je mets alors ma vie de famille de côté.

Aimeriez-vous présenter un talk-show ?
Je l’ai déjà fait, et bien avant Cyril Hanouna. Mais j’aime le défi des expériences différentes. Quand j’ai repris « Les Z’Amours », je voulais remettre les candidats au centre du jeu, parce que ce sont eux et leurs histoires qui en font le succès.

Avez-vous hésité ?
Au début, la situation était délicate. Je n’étais pas dans la liste des animateurs potentiels. La production pensait à Olivier Minne, Damien Thévenot ou encore Vincent Cerrutti. On m’a demandé de passer le casting, ce que j’ai fait assez rapidement. Je ne pensais pas être contacté par la suite pour me dire que j’avais été choisi. J’ai ressenti le besoin d’appeler Tex (*) pour lui parler de cette proposition. Je respecte beaucoup mon prédécesseur.

Lire aussi > Bruno Guillon remplace Tex à l’animation des Zamours

Etes-vous souvent de passage en Belgique ?
Cela fait très longtemps que je n’y étais plus venu. À un moment de ma vie, j’y étais régulièrement parce que ma sœur enseignait à Arras, dans le nord de la France. Je venais souvent en vacances chez elle et j’en profitais pour passer par la Belgique. J’ai toujours adoré me promener dans de jolies 
villes comme Bruxelles, Bruges, Tournai et j’en passe. Par la suite, ma sœur est revenue vivre en Charente-Maritime, d’où nous sommes originaires, et je n’ai plus transité par la Belgique.

« J’ai découvert l’Atomium. C’est votre Tour Eiffel. » explique Guillon. © Paris Match Belgique

Quelque chose vous a marqué dans ces villes ?
L’Atomium à Bruxelles. Je ne l’avais jamais vu par le passé. Je l’ai trouvé magnifique. Quand j’étais enfant, mes parents avaient une encyclopédie dont le sujet de couverture ressemblait à l’Atomium. Je me disais, à l’époque, que c’était un peu comme notre Tour Eiffel.

Durant vos minitrips, avez-vous eu le temps de goûter à la gastronomie belge ?
Oui, j’adore le waterzooi. En réalité, faire la cuisine me passionne. Je peux vous préparer de délicieuses carbonnades à la flamande. On m’a même proposé de participer à « Un dîner presque parfait ». J’ai refusé : cela m’aurait ennuyé de voir des gens critiquer mes plats.

Quel artiste belge affectionnez-vous particulièrement ?
Michel Hazanavicius, le réalisateur d’OSS 117 : Le Caire, nid d’espions, est un ami à moi. Grâce à lui, j’ai pu assister au montage du film. Il analysait nos rires et faisait des coupes pour le long métrage final. C’est à ce moment-là que j’ai découvert François Damiens. Je ne le connaissais pas. Quand je l’ai vu, je me suis dit : « Il est génial, ce mec ! » Depuis, je suis fan.

Comme lui, utilisez-vous des expressions belges dans votre langage courant ?
Avec mon ami Olivier Minne, que je considère comme mon frère de télé, on aime finir nos phrases par « sais-tu ». Ça fait des années et ça nous fait toujours rire autant !

Qu’aimeriez-vous que votre pays emprunte à la Belgique ?
Certainement le second degré. Pour moi, les meilleures comédies sont belges. Je pense à Dikkenek ou à C’est arrivé près de chez vous. Les Belges ont un recul que les Français n’ont pas. Il y a un an, la Belgique (mis à part peut-être le gardien Thibaut Courtois) a pris sa défaite en demi-finale de la Coupe du Monde avec un certain recul. La France, elle, n’aurait sûrement pas agi de la même façon !

(*) Présentateur de l’émission durant dix-sept ans, avant d’être viré pour une blague jugée sexiste en direct sur la chaîne C8.

L’animateur présente les Z’Amours. ©France2
CIM Internet