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Christophe Beaugrand : « J’ai chanté Michèle Torr toute la nuit à Bruxelles »

La production de « Ninja Warrior » lui interdit de tester les différentes épreuves. Pour une question d'assurance... | © Photo by Jerome Domine/ABACAPRESS.COM

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Jeu particulièrement physique reposant sur un parcours d’obstacles gigantesques à franchir, « Ninja Warrior » a révélé Christophe Beaugrand. La quatrième saison revient le 5 juillet sur TF1.

 

Par Aurélie Parisi

Paris Match. Quelles sont les nouveautés de « Ninja Warrior », qui continue à battre des records d’audience ?
Christophe Beaugrand. Avant tout le « Mega Mur », l’attraction de cette quatrième saison. Le mur normal de 4,20 m pour les hommes et de 4 m pour les femmes paraissait déjà gigantesque. Là, on monte à 5,50 m. C’est la taille d’une girafe mâle adulte ! Si un candidat arrive à se hisser en haut, il gagne immédiatement son ticket pour la finale. Cette nouveauté spectaculaire a été mise en place aux Etats-Unis voilà deux ans. Pour l’instant, seuls cinq ou six candidats ont réussi à en venir à bout. C’est vous dire à quel point c’est un challenge de dingue.

Le jeu triomphe dans de nombreux pays. En avez-vous regardé les différentes versions ?
Oui, j’ai vu les versions anglaise, américaine et japonaise. Ça dégage ! La France est à mi-chemin entre la version américaine, très premier degré et moins divertissante, et l’anglaise, davantage dans le fun et la moquerie envers les candidats.

Pourquoi le tandem avec Denis Brogniart fonctionne-t-il si bien ?
Parce qu’on amène chacun quelque chose de différent. Moi, l’humour et le divertissement ; lui, le côté sportif. C’est un bon équilibre. Et, évidemment, il ne faut pas oublier la sublime Iris Mittenaere, qui est là pour consoler les candidats finissant dans la piscine. Je me demande si certains ne font pas exprès de tomber pour se faire réconforter par elle…

Chaque saison, des profils atypiques de candidats font le buzz. Cette année, par exemple, on se retrouve face à un prêtre.
Nous recevons énormément de propositions de candidats. Pour le prêtre, ce sont des jeunes de sa paroisse qui nous ont écrit en expliquant qu’il était hyper sportif, qu’il regardait l’émission mais qu’il n’osait pas s’inscrire ! Du coup, on l’a contacté nous-mêmes. On installe également pas mal d’annonces dans des salles de fitness et de crossfit.

Avez-vous testé les différentes épreuves de « Ninja Warrior » ?
J’adorerais, mais on ne peut pas pour une question d’assurances. La production a peur qu’on se blesse.

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Christophe Beaugrand adore les fites… Mais elles doivent provenir d’une baraque ! ©Paris Match Belgique

Avez-vous des souvenirs en Belgique ?
Beaucoup. Mon plus beau me ramène à une soirée très agitée après un dîner avec des amis. Nous nous sommes retrouvés sur la Grand-Place de Bruxelles et je crois que je n’ai jamais autant ri de ma vie. On a fini chez Maman, ce bar transformiste. Et j’ai chanté du Michèle Torr toute la nuit. (Il entonne : « Emmène-moi danser ce soir… »). Une soirée comme ça, on ne peut en vivre qu’en Belgique.

Vous avez donc certainement un plat belge préféré.
Je ne vais pas vous surprendre : les frites. Mais il faut qu’elles viennent d’une baraque à frites. Je les adore, surtout quand l’huile de friture n’a pas l’air très propre.

Appréciez-vous un artiste belge en particulier ?
Comment ne pas vous parler du Grand Jojo ? Une année, un candidat de « Ninja Warrior » est arrivé déguisé en Jules César. Du coup, je n’ai pas pu m’empêcher de chanter la chanson du Grand Jojo et de l’apprendre à Denis. (Et il entonne cette fois : « Jules César… »)

Qu’aimeriez-vous que votre pays emprunte à la Belgique ?
Forcément, son autodérision ! Les Français se prennent souvent un peu trop au sérieux. Au contraire, les Belges savent rire d’eux-mêmes. Rien que pour ça, je les adore. En réalité, je pense que je suis un peu belge au plus profond de moi (rires).

Marié et militant contre l’homophobie

Au cours de l’été 2017, Christophe Beaugrand likait la couverture de Paris Match avec Stéphane Bern et son ami de l’époque. L’animateur de « Ninja Warrior », lui, partage sa vie avec Ghislain, un journaliste qu’il a épousé il y a un an, et ne manque pas de militer contre l’homophobie. « On ne se tient pas la main dans la rue. Peut-être par pudeur, mais par peur de déranger aussi », avait déclaré Ghislain sur RMC Story. « Quand on voit toutes ces agressions, ça donne encore plus envie de faire gaffe et de ne pas trop se montrer », avait enchaîné Christophe Beaugrand. « C’est pour ça qu’on a décidé ensemble de médiatiser notre mariage. Il est important de faire passer ce message de “banalisation”, de “normalisation”, avec de grands guillemets. Car c’est un mariage comme n’importe quel mariage. »

Quelques jours plus tard, il publiait des copies de quelques messages haineux. « Déferlante ahurissante de messages homophobes suite à mon post sur les six ans du mariage pour tous. Ça me stupéfie », a-t-il dénoncé, avant d’affirmer que cette « haine » le « blesse et (le) tue ».

 

Nouvelle saison en vue pour le 5 juillet sur TF1 ©DR
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