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Paul Belmondo : « Sincèrement, j’ai compris la colère des Belges »

Paul Belmondo, le fils de Jean-Paul Belmondo parle de la Belgique

Paul Belmondo, ancien coureur automobile, reste un passionné de ce sport. | © Photo Lionel VADAM

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Le fils de Jean-Paul nous parle de lui, de son père, de la Belgique…

 

Par Pierre-Yves Paque

Paris Match. Vous avez participé aux 15 ans de Top Model Belgium. Vous aimez tant les Belges ?
Paul Belmondo. J’avais déjà participé à Miss France en 2006, lors du sacre d’Alexandra Rosenfeld. C’était très sympa, tout comme ici, car les Belges sont jolies (sourire). Cela dit, le rôle de juré n’est pas facile pour un homme car il peut se faire séduire par une fille. Pour un garçon, on est plus neutre, alors que pour une fille, on laisse ses émotions décider un peu plus.

A 56 ans, votre carrière de pilote automobile est-elle terminée ? Vous êtes pourtant un consultant avisé pour plusieurs chaînes sportives (Canal +, L’Equipe, Eurosport).
J’ai arrêté ma carrière en 2006, mais je n’ai aucun regret car j’ai toujours eu la chance de faire ce dont je rêvais en sport automobile. J’aurais pu encore courir durant une dizaine d’années, mais j’avais envie de passer à autre chose. Après une saison difficile était venu le temps de tourner la page. J’ai donc fait un peu de théâtre (NDLR : sa prochaine pièce sera à l’affiche en septembre 2020) et de cinéma. Je n’oublierai forcément jamais le tournage d’Itinéraire d’un enfant gâté, avec mon père.

Un prochain duo en vue ?
Tout le monde a envie de revoir jouer mon père, mais il faut que ce soit parfait pour qu’il revienne. Ça ne sert à rien de revenir au cinéma juste pour revenir. J’ai eu la chance de faire le documentaire Belmondo par Belmondo. C’était vraiment un bon moment de partage avec lui. Mon fils Victor y bossait aussi comme assistant (NDLR : âgé de 26 ans, Victor Belmondo est particulièrement doué. Il a déjà joué dans plusieurs courts et longs métrages). Si on nous propose demain un projet véritablement crédible, avec une histoire et une filiation, je dis oui. Mais si c’est juste l’idée de lancer un projet père/fils, ça n’a pas de sens.

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Paul Belmondo au 15 ans de Top Model Belgique. ©Paris Match Belgique

Quel est votre lien avec la Belgique ?
J’ai des amis en Belgique. Ce sont toujours des gens très sympas. J’aime aller à Bruxelles et, comme coureur automobile, je garde de grands souvenirs de Spa-Francorchamps. Que ce soit au sujet des 24 Heures, de la F1 ou de la Formule 3000.

Qu’aimeriez-vous que la France emprunte à la Belgique ?
Je ne vais pas être méchant, car on lui a déjà pris la Coupe du monde (rires) ! Je rigole mais, sincèrement, j’ai compris la colère des Belges. Ils ont une équipe pour devenir champions du monde, il faut être honnête. Maintenant, le sport est le sport, c’est comme ça… La France emprunte déjà tellement de choses à la Belgique – des bandes dessinées, des humoristes, des gens de télé et même les frites  – qu’il faut maintenant arrêter ! On lui pique beaucoup, donc je crois qu’on doit énormément à ce peuple.

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Et que ne comprenez-vous pas en Belgique ?
Je me dis que ça doit être difficile de vivre dans un pays où il y a deux langues, deux gouvernements, deux télés, etc. Bref, tout en double ! Mais les Belges y arrivent quand même, même sans gouvernement. C’est leur particularité.

 

 

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