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Amir : « Je suis étonnament bon en cuisine »

Pour le chanteur franco-israélien, avec 2020, « une grande peur s’est installée… » | © Belga

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Amir revient avec un nouvel album intitulé Ressources. « Dix-neuf chansons qui sont le reflet de cette période passée avec ma famille. Pendant quatre ans, je n’ai pu voir les miens » nous a-t-il expliqué.


Par Christian Marchand

Paris Match. Dans votre nouvel album, vous dédiez la chanson « Ma lumière » à votre fils. Vous aviez besoin de témoigner votre bonheur au monde entier ?
Amir. Je suis un homme très pudique, mais il était impossible pour moi d’ignorer ce fait déterminant. Ma vie a été bouleversée. Cette chanson est un hommage que je dois à mon fils parce que tout est plus beau depuis qu’il est là.

Comment décririez-vous votre trajectoire ?
Ce métier est arrivé très tard. J’étais complètement ailleurs avant de devenir chanteur (il avait suivi des études en dentisterie, NDLR). J’avais 29 ans lorsque je suis né… Il a fallu que je me sente à l’aise dans cette nouvelle dimension.

On vous connaît peu. Quelques petits secrets ?
Je parle trois langues : le français, l’anglais et l’hébreu. J’adore les grandes réunions familiales. J’avais pour idole Michael Jackson quand j’étais ado. Et je suis étonnamment bon en cuisine !

Parlez-nous de la maman de votre fils, qu’on a découverte à la soirée des NRJ Music Awards.
Nous sommes mariés depuis 2014. Décoratrice d’intérieur  israélienne, Lital a quitté son pays natal pour vivre avec moi en France. J’ai été subjugué par sa beauté. Lors de ma participation à « The Voice », elle faisait les allers et retours chaque samedi. La seule fois où elle n’est pas venue, ce fut ma pire prestation.  Aujourd’hui, nous sommes toujours fous d’amour l’un pour l’autre.

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Comment avez-vous vécu le reconfinement ?
Le premier confinement a eu un effet choc. Une grande peur s’est installée en découvrant les effets de la Covid. Mais aussi ses contraintes et l’impact à tous les niveaux. Des gens sont morts, d’autres ont perdu leur travail. Aujourd’hui, nous sommes un peu plus aguerris. On affronte tout cela avec un certain recul. L’être humain est un animal qui s’adapte.

Mais pas au fait que la culture ne soit pas considérée comme essentielle…
La musique adoucit les mœurs, c’est bien connu. Elle fait voyager les gens. Un médicament ou un vaccin est bien plus important qu’une chanson. Il n’y a pas photo. Mais la culture soignera ce que les médicaments et les vaccins ne peuvent pas adoucir : l’état d’esprit des gens ! La culture, c’est le cœur, l’ambiance, l’amour. Notre rôle est de permettre aux gens de s’évader. Aussi bien dans l’âme que dans l’esprit.

 

 « Concernant ma tournée », explique Amir, « cela reste très frustrant. Elle était prévue pour 2021 et je pensais avoir de la chance de la fixer si loin. Mais aujourd’hui, avec la nouvelle vague de la Covid, je capte avec stupéfaction qu’on n’y est pas encore. J’ai dû reporter la quasi-totalité des dates à l’automne 2021. Pourquoi ? Soit nous n’aurons pas le droit de faire des spectacles en mars et avril, soit on le pourra, mais avec trop de restrictions. Ce qui briderait le projet de scène le plus ambitieux de ma vie. » ©Paris Match Belgique

Comment analysez-vous votre année 2020 ?
Personnellement, je la vois comme l’une des plus importantes de mon existence. Il est évident qu’il y a beaucoup de choses qu’on aimerait oublier. On a tous eu très mal. Mais, en revanche, beaucoup de choses vont changer. Une autre perception et conception du monde va naître. En tant qu’artiste, nous arrivons à vivre notre métier différemment. Malgré la douleur actuelle, une nouvelle ère s’ouvre et demain approchera plus vite. Le changement sera radical. Nous avons appris à nous adapter, à être volubiles, à rendre les choses plus pratiques. C’est comme si on faisait table rase du passé pour vivre de façon plus consciente et plus efficace. J’espère que les gens vont se rendre compte que les liens entre eux sont déterminants.

Si vous aviez une baguette magique, quel vœu exauceriez-vous ?
J’aimerais qu’on guérisse tous les enfants malades. Cette souffrance me trouble tellement. En tant que papa, j’y réagis plus que jamais.

Que vous inspire le Belgique ?
Plein de souvenirs. Le public belge a toujours tendance à m’offrir de gros bacs de bière ! Heureusement que mes musiciens sont là pour partager…

Votre plat préféré belge ?
Juste les frites. Les Belges sont les champions pour les cuisiner. Même les plus basiques sont délicieuses.

Un péché mignon ?
La gaufre. Elle est exceptionnelle en Belgique.

Selon vous, qu’est-ce que les Français devraient emprunter à la Belgique ?
La zénitude. On a toujours l’impression que les Belges sont beaucoup moins nerveux.

 

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