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Excellence belge : Capoue, deux ou trois boules ?

Ignace de Ribaucourt et Antoine de Peyerimhoff sont à la tête de quatorze franchises actuelles, la quinzième ouvrant ses portes en Flandres dès cet été. « Et ce n’est qu’un début » préviennent-ils, en insistant toutefois sur les valeurs de leur société : le vrai et l’humain. | © Capoue

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Glacier artisanal depuis 1947, Capoue, aujourd’hui entre les mains d’un triumvirat, est en pleine expansion et compte ouvrir 65 franchises supplémentaires d’un bout à l’autre du pays.


Ville connue dans l’antiquité pour son luxe et ses plaisirs immodérés, Capoue était, au yeux des Romains fêtards, l’endroit idéal pour passer du bon temps et profiter des bienfaits de l’existence dans la plus délicieuse volupté. Plus de deux mille ans plus tard, un couple de glaciers italiens venus s’installer en Belgique après la guerre se souviendra de cette réputation et baptisera sa glacerie « Les Délices de Capoue », un nom onctueux appelé à fondre dans la bouche de plusieurs générations de consommateurs bruxellois.

Située au numéro 5 de l’avenue des Celtes à Etterbeek, l’enseigne déménagera pour s’installer un peu plus loin, dans la même avenue où la glace sera produite jusqu’au début des années 2000. Entretemps, la société passera de mains en mains jusqu’à aboutir dans celles de trois associés dont Ignace de Ribaucourt et Antoine de Peyerimhoff sont les membres actifs depuis six ans.

La trentaine déterminée, les deux hommes viennent pourtant d’horizons différents, le sport automobile pour l’un, le monde évanescent des alcools pour l’autre. Ils sont tous deux aujourd’hui à la tête des quatorze franchises actuelles, la quinzième ouvrant ses portes en Flandre dès cet été. « Et ce n’est qu’un début », préviennent-ils, en insistant sur les valeurs de leur société : le vrai et l’humain. Pour le vrai, pas de mystère : le glacier Capoue fait uniquement dans le fruit pur, sans arômes artificiels, ou même naturels. La fraise provenant de Gerpinnes, la vanille d’une plantation connue de Madagascar et le chocolat est du vrai chocolat belge et non du beurre de cacao auquel on a recourt dans la confection de glaces industrielles.

 

Ignace de Ribaucourt et Antoine de Peyerimhoff: « Notre volonté est de faire travailler des agriculteurs ayant une approche raisonnée de leur métier et conscients, tout comme nous, de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures. » ©Capoue

Quant à l’humain, c’est tout aussi clair : « Notre volonté est de faire travailler des agriculteurs ayant une approche raisonnée de leur métier et conscients, tout comme nous, de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures. »  Même engagement à l’égard des franchisés qui participent désormais à la nouvelle success story de Capoue avec, en ligne de mire, « la quête d’une personnalité avant même de trouver l’emplacement, à l’inverse de ce qui se fait habituellement. »

Les quinze salons de dégustation actuels partagent en outre le même dénominateur commun au niveau de l’ambiance et de la déco : environnement bois, tons chauds, canapés en cuir et luminaires dans la note, ce qui n’exclut pas le lien affectif entretenu avec le franchisé, à l’instar de Jordan, à Uccle, passionné de football américain, qui a décoré son salon de dégustation dans ce sens.

 

Là où les industriels de la glace travaillent avec des turbines capables de fournir 40 000 litres à l’heure, celles de Capoue travaillent à l’ancienne à raison de 15 litres à la fois, de manière tout à fait traditionnelle. ©Capoue

Mais, pour le consommateur, le plus important, après tout, c’est la glace, avec ou sans cornet. Capoue propose trente-deux parfums en plus de quelques délicatesses éphémères chaque été comme le cassis ou l’abricot. « Nous avons retravaillé nos recettes en 2017 avec le concours d’un meilleur ouvrier de France en glacerie, précise Antoine dans le but évident de nous donner l’eau à la bouche. Il rappelle au passage que là où les industriels de la glace travaillent avec des turbines continues capables de fournir 40.000 litres à l’heure, les turbines de Capoue travaillent à l’ancienne à raison de 15 litres à la fois, de manière tout à fait traditionnelle, sans ajouter de l’air sous pression contrairement aux lignes industrielles.

Pour le reste, nous n’en apprendrons pas davantage car les recettes, sujet hautement sensible, sont jalousement gardées secrètes. Par contre, on se réjouira d’apprendre que le glacier Capoue, fort de ses franchisés, délecte près de 600.000 clients chaque année – heureux consommateurs ! -, et que le volume de production annuel est de 220.000 litres pour un chiffre d’affaires rafraîchissant qui avoisine les trois millions d’euros. « En dépit de la période de pandémie que nous avons traversée et d’une baisse momentanée de la production de notre atelier à Huy, nous avons ouvert quatre nouveaux magasins à Genval, Nivelles, Uccle et Bertem. Mais notre objectif final est d’arriver à atteindre le chiffre de 80 magasins répartis dans toute la Belgique. »

Alors l’appel est lancé : amateurs de vraies glaces artisanales, artisans du bonheur prêts à combler les gourmands de tout âge, n’hésitez pas à rejoindre Capoue pour fonder votre petit coin de paradis au milieu des parfums vanille-fraise auréolés de crème fraîche !

 

©Capoue

 

 

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