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José Garcia : « Les Belges ont la main sur le coeur »

José Garcia bientôt à l'affiche dans « Astérix et Obélix » de Guillaume Canet. Il y incarne le personnage de Biopix de Galice. | © BELGA PHOTO ANTHONY DEHEZ

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S’il se lance maintenant avec succès dans le vin, José Garcia enrichit sa carrière d’acteur à un rythme fou, au grand comme au petit écran. « Je viens de tourner le thriller chinois “Fox Hunt” de Leo Zhang, où je tiens un rôle d’un méchant.

 

Par Christian Marchand

Paris Match. On connaît José Garcia l’acteur, le sportif, voilà maintenant qu’il devient expert en vin. Une révélation ?
José Garcia. Je suis investi dans le vin depuis ma plus tendre enfance. En Espagne, il fait partie de notre culture, surtout chez moi en Galice où, chaque année, nous fêtons une tradition. C’est un lien fraternel. Depuis longtemps, entre amis, on n’arrête pas de m’appeler Rosé Garcia. Il fallait bien qu’un jour je me lance. Me voilà donc en photo sur une bouteille de rosé avec le slogan « Rosé Garcia, rosé de copains à prix d’ami ». Je voulais que le prix soit tout à fait accessible et acceptable, populaire comme moi. Il a été fixé à 7,50 euros. C’est un vrai vin de soif. La boisson de l’amitié. Je suis un éternel enthousiaste de la vie. Et la période de la Covid nous a montré à quel point ces choses simples sont importantes. A boire avec modération, évidemment.

Comment est née l’idée du « Rosé Garcia » ?
Grâce à une rencontre avec un publicitaire, Gabriel Gaultier, et Luc Sananes, qui s’occupe à Paris de deux restaurants : « Les Niçois ». J’ai foncé parce que le vin fait partie des fêtes et des chants entre potes, le cœur sur la main. Ça me correspond bien. J’aime le vin depuis toujours. Je suis membre de la Jurade de Saint-Emilion. J’ai d’ailleurs été ambassadeur du Saint–Emilion pendant très longtemps. Il y a un point commun entre le vin et le jeu d’acteur : le partage. C’est un mot essentiel dans mon existence. Dans tous les domaines. Ainsi, un film a marqué ma vie : le documentaire « Let’s Get Lost », sur le trompettiste Chet Baker. Après l’avoir vu, je me suis lancé dans le jazz et j’ai passé deux années merveilleuses. Je jouais dans plusieurs endroits. Le partage, encore.

 

©DR

Quels sont vos meilleurs souvenirs de tournages belges ?
J’en ai beaucoup. Notamment ceux avec Benoît Poelvoorde. On a toujours été comme deux frères. J’ai aussi tourné deux courts métrages, « Keo » et « Parabellum », d’Olivier Van Hoofstadt. On tirait avec des fusils automatiques dans un centre commercial. Je crois que je n’ai jamais fait un truc aussi fou. C’était dément. Comme mes rencontres avec Bouli Lanners et Renaud Rutten.

Vous avez une belle relation avec la Belgique.
On trouve chez les Belges quelque chose de très simple et de fraternel. Je pense au Télévie qui est resté à jamais gravé dans ma mémoire. Je n’oublierai jamais ma rencontre avec Marie-Hélène et ses parents. Je pense aussi à la fête du cinéma belge, les Magritte, et à la cérémonie des « Gants d’Or » avec tous les champions belges de boxe. J’entretiens une grande relation avec la Belgique. Les Belges ont le cœur sur la main. L’actualité le montre chaque jour, non ?

Site rosegarcia.fr

 

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