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Excellence belge : Dolfin, les exquises alchimies du chocolat

Excellence belge : Dolfin, les exquises alchimies du chocolat

La marque Dolfin est connue dans le monde entier : ses chocolats sont vendus dans plus d’une trentaine de pays. | © DR

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L’art subtil des mélanges, tel est le credo de cette chocolaterie qui vient de créer son propre centre de fermentation de fèves de cacao en Côte d’Ivoire, ainsi qu’une usine verte à Nivelles, pour un investissement total de près de six millions d’euros.

 

Jean-Jacques de Gruben est un homme heureux, non seulement parce que le chocolat, c’est bien connu, libère la fameuse hormone du plaisir, mais aussi parce que son entreprise est en pleine expansion. Après avoir bourlingué en Suisse, aux Pays-Bas et en Australie pour le compte de Nestlé via Nespresso, il revient du pays des kangourous avec l’intention de s’établir une fois pour toutes en Belgique. C’est alors, en 2007, qu’il rachète la chocolaterie Dolfin. Ce qui l’attirait ? « L’univers du chocolat est passionnant et très belge. Il jouit d’une belle renommée dans le monde, et le positionnement haut de gamme de Dolfin avait tout pour me plaire. »

Voilà donc le nouveau patron décidé à renforcer l’image pionnière de la marque, déjà réputée pour ses mélanges d’ingrédients incorporés au cacao. « Les maîtres chocolatiers de la maison sont devenus experts en matière de métissage des saveurs et Dolfin a été un précurseur dans le mariage du chocolat avec le poivre rose, le gingembre ou la lavande. » Chaque année, de nouvelles alliances sont testées par le département recherche et développement de la marque, dont le laboratoire se veut à la pointe des goûts de demain. Du coup, depuis le rachat de la chocolaterie, le chiffre d’affaires a triplé, soutenu par une solide exportation puisque les chocolats Dolfin sont vendus dans plus d’une trentaine de pays. Ainsi les retrouve-t-on aux Galeries Lafayette à Paris, au Sony Plaza à Tokyo, chez Harrods à Londres, chez Dean & DeLuca à New York ou chez David Jones en Australie.

Excellence belge : Dolfin, les exquises alchimies du chocolat
Jean-Jacques de Gruben. © DR

La gamme, il est vrai, est très choyée. « Rien que du chocolat plein », précise Jean-Jacques de Gruben, « avec des mini-tablettes de 10 ou 30 g, des napolitains pour accompagner le café, des caramels enrobés de chocolat, de la poudre de cacao aromatisée naturellement pour préparer le meilleur des chocolats chauds, sans oublier les tablettes de 70 g, qui constituent le produit iconique de notre marque ».

L’emballage fait partie des dernières investigations de l’entreprise, attentive à son empreinte carbone. Elle a d’ailleurs été la première chocolaterie neutre en CO2

Mais cette dernière n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Voici que viennent d’être lancées ses Billes : fruits secs, céréales, amandes ou grains de café enrobés du meilleur chocolat. « L’an dernier, nous avons aussi développé un partenariat avec Philippe Geluck, de sorte que tablettes, caramels et calendriers de l’Avent arborent un packaging Chat-oyant ! »

L’emballage fait d’ailleurs partie des dernières investigations de la chocolaterie, attentive à son empreinte carbone. Fini les 85 % de plastique, place au carton écologique et au développement durable, l’un des principaux chevaux de bataille de l’entreprise, qui a d’ailleurs été la première chocolaterie neutre en CO2. Elle passe aujourd’hui à la vitesse supérieure en s’engageant dans un nouveau programme, Cocoa Act 4. « Car quatre piliers sont en jeu : l’humain pour garantir le niveau de vie des producteurs de fèves de cacao, grâce à une prime qualité et à la réalisation de projets au sein de la communauté ; la préservation de la planète, par le biais d’une agriculture raisonnée, d’une formation suivie des producteurs de cacao et d’un reboisement systématique ; la qualité du produit, en n’utilisant que des ingrédients de qualité supérieure et d’origine naturelle puisque les fèves fraîches sont sélectionnées de manière rigoureuse avant d’être fermentées et séchées dans notre nouveau centre Dolfin en Côte d’Ivoire ; enfin, la transparence, qui garantit la traçabilité de la fève, laquelle fera l’objet d’un rapport annuel pouvant être à tout moment consulté sur notre site web grâce à un QR code présent sur les produits. »

Parmi les piliers de son business, il y a bien sûr Dolfin, mais aussi la marque Tohi, labellisée bio, ainsi que la personnalisation des chocolats au niveau de l’emballage et du design. L’entreprise de Jean-Jacques de Gruben a encore ajouté une pierre à son édifice avec une toute nouvelle usine qui vient de voir le jour dans le zoning industriel de Nivelles. Verte dans sa conception, que ce soit au niveau de ses panneaux photovoltaïques ou de ses machines de pointe économes en énergie, elle contraste ainsi avec l’équipement de bien des concurrents. « L’outil dans la chocolaterie belge est vieillissant », constate-t-il, après avoir lui-même injecté six millions d’euros dans ses nouvelles installations. Reste à savourer les six dernières nouveautés déclinées par la fameuse tablette de 70 g, toute pimpante dans son nouvel emballage : lait café, noir citron et gingembre, noir sésame grillé, noir noisettes et café, noir noix de coco et, coup de cœur, chocolat blanc aux framboises ! Direction les épiceries fines ou les magasins Carrefour, leurs points de vente les plus inconditionnels.

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