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Excellence belge : Plumka, sous la couette

Visite à Linkebeek : Plumka trouve ses meilleurs dormeurs en Belgique mais également en France, en Hollande, en Suisse et au Luxembourg. | © DR

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Avec une production annuelle d’environ 200 000 articles sortant de son atelier de Linkebeek, l’entreprise, très attachée à ses racines familiales, s’est imposée comme l’un des grands spécialistes du confort du sommeil.


La plume et le duvet n’ont plus aucun secret pour ce fabricant béni par les amateurs de sommeil voluptueux et de confort nocturne cinq étoiles. Si, aujourd’hui, Nathalie Flachs et son frère Jacques dirigent Plumka, c’est à leurs grands-parents paternels qu’ils en sont redevables.

C’est en effet en 1925 que Berthe et Henri fuient la Pologne pour trouver refuge en Belgique. Ils s’installent à Molenbeek où ils se lancent essentiellement dans la fabrication de rembourrage de fauteuil à destination des grossistes. « Nos grands-parents ont toujours éprouvé une vive reconnaissance à l’égard de leur pays d’accueil », précise Nathalie avec une touchante sincérité, tout en ajoutant avec fierté que l’entreprise est toujours restée dans la famille.

Bien sûr, elle a évolué. Dès les années 1950, la fabrication d’oreillers prend le dessus, puis, dès les années 1970, celle de couettes naturelles. C’est en 1979 que Plumka voit officiellement le jour, époque depuis laquelle le duvet d’oie et de canard côtoie sans ségrégation la fibre synthétique. « À cette époque, nous recevions les plumes directement de l’abattoir et nous devions les nettoyer et les sécher nous-mêmes. Les fibres synthétiques étaient également traitées par nos soins, car elles devaient être peignées dans d’imposantes machines. »

Deux départements rythment donc les activités actuelles du fabricant : le naturel avec des oreillers idéalement en plumes, la solution optimale pour un bon soutien, et des couettes de préférence en duvet, plus isolant et plus léger. « En matière de confort, chacun a ses préférences, les amateurs de moelleux comme les autres. Il n’en demeure pas moins que ces matériaux naturels ont l’avantage d’offrir une chaleur sèche et une plus longue durabilité. Le synthétique, lui, se lave plus facilement et est anallergique, même si on peut éventuellement transpirer. »

 

« Nos grands-parents ont toujours éprouvé une vive reconnaissance à l’égard de leur pays d’accueil », précise Nathalie Flachs, ici avec son frère Jacques. ©DR

Mais Nathalie Flachs ne s’en cache pas, la différence entre les deux est aussi une question de budget : comptez 1 316 euros pour une couette d’hiver de deux personnes 100 % duvet d’oie contre 244 euros pour son alter ego synthétique, dont le rembourrage provient désormais essentiellement du recyclage de bouteilles en plastique. D’ailleurs, quand on parle duvet, il faut encore distinguer le duvet à 100 %, 90 % ou 70 %, la différence étant comblée par de la plumette. Celle-ci est moins isolante que la catégorie premium, mais aussi moins légère, puisqu’on passe de 180 g/m² pour le 100 % duvet à 260 g/m² pour le 70 %.

« Le mieux est de bien se faire conseiller. Mais il faut savoir que, dans tous les cas, nous ne travaillons qu’avec des fournisseurs européens : la France pour le tissu, l’Allemagne pour le rembourrage et la Hollande pour l’emballage… en tissu car, chez Plumka, celui-ci remplace depuis longtemps le plastique ! Tout notre packaging est écoconscient. Quant aux fournisseurs belges, ils sont hélas rares dans cette aventure puisque seuls le fil, les tirettes et les cartons de transport proviennent du Plat Pays. »

La marque bruxelloise sait aussi faire profiter de ses services bon nombre d’hôtels pour lesquels le lit se doit d’être le lieu le plus confortable de la terre

En attendant, chaque année, 200 000 oreillers, couettes et traversins sortent des ateliers de Linkebeek. Quinze personnes travaillent chez Plumka, qui trouve ses meilleurs dormeurs en Belgique mais également en France, en Hollande, en Suisse et au Luxembourg, partout où les températures sont les plus susceptibles de chuter et de donner envie de se glisser prestement sous la couette. C’est là qu’intervient, au doigt et à l’œil, la marque bruxelloise, qui fait aussi profiter de ses services bon nombre d’hôtels pour lesquels le lit se doit d’être le lieu le plus confortable de la terre. « Nous sommes en quelque sorte les spécialistes du bien-être du sommeil », résume Nathalie. « Et si nous ne pouvons vous garantir que vous dormirez sans insomnies, du moins celles-ci seront certainement plus confortables. »

 

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